‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 42 sur 534 · WOLFRAM D'ESCHENBACH · texte numérisé non relu

WOLFRAM D'ESCHENBACH

Le ou principal des récits chevaleresques, et qui’ tenait au ÉUJRIS mêmes, c'était la monotonie. Le fond de ces récits était ce. qu'on appelait l’aventure, c'est-à-dire une expédition entreprise sans motif sérieux et sans but déterminé, dans l'unique pensée de signaler la force de son bras ét de te bruit de son épée. S'instruire de bonne heure dans le métier des armes, visiter les cours célèbres, se mettre au service d'une dame, provoquer dés:

-hevaliers au ne lutter même contre des géants, sortir vic=

torieux des entreprises les plus difficiles et racheter la moindre

faute par de longues épreuves, telle était la tâche invariable de tout homme aspirant au renom de vaillance et de courtoisie, el tel est le contenu uniforme d’un grand nombre de poèmes qui ne diffèrent que par les noms de leurs héros. Ces poèmes plais sent d'abord par un certain tour capricieux êt romanesque, mais ils fatiguent bientôt par leur forme décousue et leur prolixitéz ces héros nous charment un instant par leurs qualités brillantes etarmables, mais on s'aperçoit trop vite qu’ils manquent d'indivis duadité et-de physionomie. -

Quelques poètes essayèrent de donner à la littérature chevale: resque plus d’élévation et de véritable intérêt, en la mettant aw service d'une idée religieuse. De ce nombre est le traducteur d'un poème français sur Perceval le Gallois, où l’histoire du. héros principal était mêlée à la légende mystique du Saint Graal c'est Wolfram d’Eschenbach, l’un des écrivains les plus célèbres du xuIr° siècle. À

Le château d'Eschenbach était voisin de la petite ville d’ An-

-spach, en Bavière. Wolfram était un cadet de famille, et, quo

qu’il se montre fier de sa noblesse, il se plaint soUTen de sa pause

vreté, On le trouve, entre les années 1203 et 1215, à la côur du

de plus intéressant, c'est la manière dont l'un et l'autre terminent le | Mark tait transporter les corps de Tristan et d'Iseult en Cornouailics. 11 plate )| un rosier sur la tombe de Tristan, une vigne sur celle d'Lséult, et les arbustes se. rejoignent. « Le rosier et la vigne, » dit Henri de Friberg, « S'enracinèrent da

«& cœurs morts, montra sa force : les arbustes se penchèrent lun vers l'autre, | « et s’entrelacèrent amoureusement. » — Des extraits des deux continuateurs

temps modernes par Immermann et par Richard Wagner.

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