LA PHILOSOPHIE DE HEGEL A SCHOPENMAUER
une plante qui sort éternellement .de son germe, et qui
re à la fois des boutons, des fleurs et des fruits. Schiller avait dit : « La nature est un ensemble vivant où tout est fruit et
ù tout est semence. »
\près la mort du maître, l'école se fractionna en trois groupes, on a désignés par les noms de côté droit, côté gauche et centre. centre, on s’appliqua surtout à expliquer la doctrine, qui en üt-souvent besoin, et à l’'étendre aux différentes parties de la érature-et de la science. A ce groupe, composé d'’esprits honesmais peu originaux, se bornant quelquefois à retourner les
tes et à les rapprocher du langage commun, appartiennent n-Charles-Frédéric Rosenkranz, Charles-Louis Michelet et Jean- " ouard Erdmann. Michelet, par exemple, dans un écrit intitulé
lu Personnalité de Dieu et de l’Immortalité de l'âme, établit que
uvest personnel dans l’homme et que l’homme est immortel Dieu'. Autant valait nier simplement l’immortalité de l’âme et personnalité de Dieu. Le côté droit cherche à séparer l'hégé-
disme du panthéisme proprement dit et à le concilier avec les titutions établies, avec l'Église et l'État. À gauche, au contraire,
gel lui-même est considéré comme un esprit timide, qui à cru
wir garder avec ses contemporains des ménagements désor- : is’inutiles ; il marque la fin du monde chrétien, comme Aris- Le émarque celle du monde grec. Que la volonté de l'homme ÿ: faite! tel sera, dit Feuerbach dans sa brochure Homme ou
étien, le premier précepte de la religion de l’avenir. Les hégé-
1$de l'extrême gauche, qui s’appelaient les Sachants ou les
res (die Wissenden, die Freien), professaient le socialisme huma-
aire, qu'ils préchèrent à l’Assemblée nationale de Francfort :
fut le dernier acte de l’école, qui-sombra, avec tout le parti olutionnaire, dans la réaction de 1849.