‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 424 sur 534 · DE HEGEL À SCHOPENHAUER · texte numérisé non relu

DE HEGEL À SCHOPENHAUER

cet Pourquoi Schopenhauer n'a-t-il pas conclu en ce sens?

ibvoulu réagir contre l’optimisme excessif de l'âge précédent ?.

at-il subi, à son insu, l'influence du milieu dans lequel ül it Na-t-il fait que traduire pour son compte un malaise ral des esprits, un état de lassitude résultant de l'avortement systèmes antérieurs? Toutes ces causes peuvent expliquer le ès, quoique tardif, de la propagande pessimiste. Mais la ale de Schopenhauer est, avant tout, l'expression de sa propre re. Il était ombrageux, sarcastique, bizarre; au reste, causpirituel et plein d’à-propos, surtout quand on le mettait le chapitre de ses ennemis; il se disait volontiers victime ha ligue des sots contre les gens d'esprit ». Gœthe pensait chaque âge à sa philosophie : ne peut-on pas dire que chaque érament a la sienne? D'ailleurs, Schopenhauer affirme en ite occasion que sa morale, aussi bien que sa métaphysique, tpas faite pour le grand nombre, et il ne se dissimule pas que ajorité des hommes trouvera toujours que da vie est bonne. “qui fera vivre Schopenhauer, lors même que son néo- Idhisme ne sera plus compris de personne, c’est son style. Il barrassé la langue philosophique des barbarismes inutiles les hégéliens l'avaient chargée. Son raisonnement est ferme rré. Il paraît toujours logique, même quand il est paradoxal. aucoup lu, et les souvenirs de ses lectures lui reviennent pos. Il à beaucoup observé, et souvent, chez lui, le détail Yrai, quand l’ensemble est contestable. Enfin, il a de l'imaion, et, tout métaphysicien qu'il est, sa pensée revêt ordinaire- ‘une forme concrète et vivante. Veut-il montrer, par exemple, nént le monde extérieur se représente et se reflète dans. MCerveau, il fait intervenir, à la manière d'Addison, un génie ui dévoile le mystère des choses : « Deux objets étaient ‘ant moi, deux corps pesants, de formes régulières, beaux à L'un était un vase de Jaspe avec une bordure et des anses t} l’autre un corps organisé, un homme. Après en avoir gtemps admiré le dehors, je priai- le génie qui m'accommait de me laisser pénétrer dans leur intérieur. Il me le mit, et dans le vase je ne trouvai rien, si ce n’est la pres- 1de la pesanteur et je ne sais quelle obscure tendance récique entre ses parties, que j'ai entendue désigner sous le dde cohésion et d'affinité; mais quand Je pénétrai dans tre objet, quelle surprise, et comment raconter ce que je

mé à Berlin en 1842. Hartmann est une nature toute diffé / de Schopenhauer, un pessimiste aimable et doux, vivant d

« vis! Les contes de fées et les fables n'ont rien de « croyable. Au sein de cet objet, ou ‘plutôt dans la pa « rieure appelée la tête, et qui, vue du dehors, semblait « objet comme tous les autres, circonscrit dans l'esp: « pesant, etc., je trouvai quoi? le monde lui-même, avec} « mensité de l'espace, dans lequel le Tout est contenu, ét} « mensité du temps, dans lequel le Tout se meut, et avec la] « digieuse variété des choses qui remplissent l'espace etleten « el, ce qui est presque insensé à dire, je m'y FPE n « même, allant et venant 1. | a

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