‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 434 sur 534 · CRE ANT E · texte numérisé non relu

CRE ANT E

- «autorité qu'il ait à reconnaître

Perverse. Le ton était toujours fleuri, quelquefois même badi

& 4 se AS CEA A Ta Lo L

“Ye : LE RÉALISME ET LE NATURALISME, Son temps. À une époque de réaction politique et religieus fit tour à tour le Champion des deux orthodoxies, catholi protestante; ce fut la cause de son prodi ment serait inexplicable. Il fut « le c « Dieu », comme il s'appelle dans la préface rimée de sa tragédi de Thomas Morus (1856): cela lui tint lieu de génie. Aucune litté rature ne possède rien d'aussi dévotement niais que le poème

l’université de Vienne: il est vrai qu'il ne professa que trois mois il vécut ensuite dans le Palatinat, où il avait un domaine, et plu, tard à Méran. Dans ce poème, deux figures de femmes sont sées l’une. à l’autre : d’un côté, Amaranthe, une jeune châtel de la Forêt-Noire, qui a toutes les vertus, y compris la piété l’autre, une comtesse italienne, nommée Ghismonda, qui est libre penseuse, comme il y en avait sans doute peu au mo âge ; car l’action se Passe au temps des croisades. Amaranth aimée du chevalier Walther; il l'embrasse même, la première fois qu'il la rencontre ; mais il n’en est pas moins prêt à épo: ser la belle Ghismonda, pour obéir à l’ordre de son père, Au momer de la conduire à l'autel, il l'interroge sur sa foi, et, n’étan Satisfait de sa réponse, il l’abandonne Pour revenir auprès d'A ranthe. Tout cela est dit dans un Style fardé et musqué: il Presque pas un coin de phrase où une surprise délicate n’atten le lecteur. Les fleurs se parlent avec des révérences, et le de lune n'ose pas tomber sans façon. Redwitz écrivit plus un autre poème, Odilo (1878), qui est presque une réfutation Premier. Odilo veut se faire moine, et commence mêm

cine, pour soulager les maux de l'humanité. La foudre tombe sur le couvent, et Sur ses ruines on éle

{ut en sonnets, plus de cinq cents. Il accablait d'injur vaincus. Quant aux vainqueurs, il ne leur reprochait que d’ay le cœur trop tendre et de trop hésiter à exterminer une

c'était de la férocité à l’eau de rose. Es

Un gentilhomme de la Marche de Brandebourg, Gustave Putlitz (1821-4890), publia Ce que la Forét se raconte, un bougt

5 x | a | nee ) LA LITTÉRATURE AU MILIEU DU XIX° SIÈCLE. 935

ntes !. On devine ce que ces contes peuvent être, des soude fleurs, des chuchotements de sources, des gazouillis eaux. Putlitz écrivit aussi de petites comédies d’intrigue et é de grands drames; il dirigea pendant quelque temps le re de Schwérin et celui de Carlsruhe.

bo Roquette (1824-1896), originaire de la Posnanie, décrivit yage du Petit Muguet à la recherche de sa fiancée ?. Cette fiancée leur de vigne. Le jeune prince est ramassé, dans sa route, an herboriste, qui le jette brutalement dans sa boîte. Mais eurs qui l'accompagnent enivrent le ravisseur de leur parfum, en quil rend la liberté au prisonnier. Le style est moins éré qu'on ne le supposerait d’après le contenu, mais il est nt prosaïque et plat. Les drames de Roquette ont passé ina- 1S; ses nouvelles peuvent se lire encore.

ose curieuse, c’est surtout dans les rangs des anacréontique se recruta le lyrisme guerrier de 1870, et c’est ce qui en que en partie la médiocrité. Ces poètes, qui depuis des es se répétaient eux-mêmes et se copiaient l’un l’autre, se nt sur les nouveaux sujets comme sur une proie, et crurent suffisait de hausser le ton pour dire de grandes choses. on n'échange pas d'un jour à l’autre le chalumeau chamou le piano des salons contre la trompette guerrière. Les es, patriotiques de Freiligrath sont peut-être les seules qui une valeur littéraire.

Ve.

3, — JULES MOSEN. — ANNETTE DE DROSTE-HÜLSHOFF.

Ma dans toutes les littératures des irréguliers, c'est-à-dire

‘rivains qui suivent leur propre voie et qu'on ne peut ranger Ÿ

aucun groupe déterminé. L'Allemagne surtout en a connu and nombre. Ce ne sont pas toujours des écrivains hors

ils ne se distinguent même pas nécessairement par une KL alité bien tranchée. Quelquefois ce sont seulement les cir- J

inces de leur vie qui les ont tenus à l'écart. Mais ils sont. SSants, parce qu'ils rompent la série-monotone des chefs

éet des disciples, des esprits dirigeants et des acolytes. Ÿ

sich der Wald erzähit, ein Mürchenstrauss, Berlin, 1850. aldmeisters Brautfahrt, Stuttgait, 1851.

1rSqu'i perdit son père, un ue instituteur. Il ul temps contre la DEAR el cette lutte lui était rendu

Été Un. avéc ER titre de CIE aulique, au théâtre bourg. Mais il ne jouit pas longtemps de cette situation.

il sentit ee Poe atteintes de la maladie qu le üint qu

le sujet à avait été fur par une Ft tonnes .

Chevalier qui ne veut pas mourir. 1. Ce chevalier FoRAE

devant lui. Mais il $’ennuie biëntit de vivre parmi le; . est pris d’un vif désir de revoir les humains, ie qu'ils soient. On lui prescrit, s’il veut garder son immort ne jamais descendre de cheval. Or, voici qu’il renco sur un char, Hélène, qu'il a aimée tros la plus b tures térreUreS ll va s'asseoir à è côté d'elle ; mais il n

sous la loi commune. Ce sujet, quelque Énieta

très ingénieusement et très nettement développé. Lep tient de gracieux détails; il ne sera sans doute jamai à cause de la versification; il est écrit en tercets, Av blanc au milieu, ce qui alourdit encore cette forme, £ légère que les terze rime italiennes. Mosen publia, ê n recueil de ses poésies lyriques; € ‘étaient des lieds etde

et c'est par là surtout qu'il est connu du public aller Hofer, le Trompette de la Katzbach, les Dix Derniers du

1./Zstoria di Sénsb de cerca di non morir. mai: 2. “Das Déniounié eine uritalische Sage in vierundzwanzig Abenteuern, ÉPRA 1831.

Le

manque de clarté. Ahasver apparaît comme une sorte d’antét, un esprit rebelle continuant de lutter contre le christiaé, « une pensée contre une pensée, jusqu'au jour où, le rcle étant accompli, le juge suprême prononcera ». La xion philosophique, trop intense, trop abstraite, est l’enlé de la poésie de Mosen; elle nuit aussi à ses drames. Ce Yeut montrer, dit-il dans la préface de ses œuvres dramas, ce sont « les grands moments de l’histoire, où la pensée rnelle de l'humanité se traduit en action ». I s'ensuit que ndividus sont absorbés dans le tout, et que les caractères cent 1. ; nette de Droste-Hülshoff, plus encore que Jules Mosen, s’est een dehors des mouvements d'école. Elle n’a pas cher ché la rité ; elle a d’abord écrit pour elle-même; puis le public est à elle, et elle est considérée aujourd’ nee à Juste. titre, ne la RUE poète la plus distinguée de Pepe Elle éé en 1797, au château de Hülshoff, en Westphalie, et elle a : la plus grande partie de sa vie dans les domaines de sa le. En 1841, sa santé affaiblie lui fit chercher un climat plus 3 ; elle alla s'établir à Mærsburg, sur le lac de Constance, ès de son beau-frère, le baron de Lassberg ; c’est là qu’elle eut en 1848. Elle publia, en 1837, à quarante ans, son pre- Yolume de poésies, avec les initiales de son nom, et elle en a une édition augmentée six ans après. Deux autres volumes rent après sa mort ?. La baronne de Hülshoff est conservaen tout; elle tient aux vieilles mœurs, à l'éducation d’autre- y à la croyance de ses pères, et elle y tient avec un cœur le et un esprit résolu, sans fanatisme et sans haine. Son est une société patriarcale, où l’ aïeul respecté et obéi règne x famille et transmet sa royauté à son descendant immédiat. avertit les femmes de son temps de «ne regarder ni à droite à gauche, mais en haut ». À droite, elle voit les langueurs }/ mentales et malsaines du romantisme; à gauche, les faluses théories d’émancipation. Elle aime sa province, ses #3, westphaliennes, où souffle un air rude et fortifiant, et Mravail pénible engendre le mâle courage. Elle en a donné lescriptions. d'un réalisme poétique, qui font penser à cer-

juvres complètes, 6 vol., Leipzig, 1880; — choix par Max Zschommiler, ; Leipzig, 1399.

lichtungen, Munster, 1837. — Gedichte, Stuttgart, 1814. — Das geistliche Stuttgart, 1851. — £Letzie Gaben, Hanovre, 1860.

d'a pit le OR at PERS on LS MAC TENUE ET A ERE Re os Se FIAT ARS EP Pt va IT ERA qu SEPE

En es rs

taines -idylles de Hebel. Son. style est coloré, con obscur; son vers manque d'harmonie. Un seul don 1 refusé, la grâce. Mais on la lit et l’on s’attaché à elle, ca toujours sûr, dans ce qu’elle écrit, de trouver une pensée s les mots !. Fri à

Page 1