‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 436 sur 534 · VENTE · texte numérisé non relu

VENTE

Sies silésiennes. Il a raconté, dans Quarante ans (1843), les ériences multiples de sa vie, et son principal roman, les jabonds (1852), n’est qu'une sorte de complément de sa biograe, c'est une galerie de personnages, les uns fictifs, les autres ls, qui se croisent dans une suite d'aventures fort décousues,. is le Dernier Comédien (1863), il a peint la vie de théâtre en Hhagne au XVIIe siècle. De ses vaudevilles, tels que les Vienà Berlin ou le Vieur Général, il reste quelques refrains. Sa sie, 11 le dit lui-même, à besoin d’être soutenue par le chant; Mecture, elle paraît terne et négligée 1.

uguste Kopisch est originaire de Breslau, comme Holtei; il néune année après lui. Il se destina d’abord à la peinture:

accident, qui le priva de l'usage de la main droite, le décida:

ouer entièrement à la poésie. Pendant un séjour en Italie, élia d'étroite amitié avec Platen, qui lui enseigna la correction élégance, mais qui, sous d’autres rapports, n’exerça pas sur une heureuse influence. Ses poésies sur des mètres antiques, sou dithyrambes, sont froides et vides. Mais ses lieds et ses tes en vers sont pleins de grâce hfmoristique. La chanson sur qui demande au Seigneur une autre boisson que l’eau du age, la Vicille Pécheuse, qui met le feu à sa cabane pour faire enir de la plage ses amis. qu'un coup de vent menace d’enir, les Lutins travailleurs, qui font de nuit la besogne de üisan, sont, en Allemagne, dans toutes les mémoires. A son ur d'Italie, Kopisch fut pensionné par le roi Frédéric-Guilne IV et chargé de faire l’histoire des châteaux et des parcs artenant à la couronne; il mourut à Berlin, en 1853 ?.

autre poète peintre, Robert Reinick, né à Dantzig en 1805, icrit spirituellement l'inconvénient qu'il peut y avoir à culdeux arts. « C’est une terrible chose, » dit-il dans une de ses nsons, « lorsqu'un peintre et un poète doivent faire ménage semble dans uné seulé âme; il n’y a pas de plus mauvais voins. Quand je veux peindre, aussitôt le poète prête la parole Éditions. — Schlesische Gedichte, Berlin, 1830; 20° éd., 1894. — Viersig Jahre,

1% Berlin, 1843-1850; 2e éd., 6 vol., 1859; éd. abrégée, 1899. — Ærszählende iften, 39 vol., Breslau, 1861-1862. — Theater, Berlin, 1845; nouv. éd., 6 vol.,

Œuvres complètes, 5 vol., Berlin, 1856. — C'est Kopisch qui découvrit, en

dans une excursion qu'il fit avec le peintre Ernest Fries aux environs de es, la fameuse Grotte d'Azur, au nord de l'île de Capri; il en donna une desion:

« aux figures que j'ai rêvées: elles se tournent et se reto «et tous les contours s’effacent. Et quand je me sens poë « que j'évoque mes fantômes, le peintre s’écrie : « Il faut « per! grouper!» Et il serre mes personnages l’un contre l’aut « comme des poupées, Quand le poète demande la nuit obscur « ou qu'il plane sur l’espace et le temps, le peintre lui er «la lumière ! de la lumière! » Et il ne veut pas bouger de pla «En ce moment même, voyez comme le poète fait c « méchamment les rimes pour lui seul, sans se demand « cela rime aussi pour le peintre. Il y. a vraiment. de qt « fâcher {. » Reinick, après avoir fait son tour d'Italie, -p S dernières années dans la ville artistique de Dresde, où ilmo en 1852. Dans ses poésies, il ne dépasse guère le cercle étr impressions qui sont habituelles à la chanson allemande: r les rend avec une telle fraîcheur qu’il semble avoir été. mier à les éprouver 2. RE

A l'extrémité opposée de l'Allemagne; la poésie popale trouvé un interprète d'un genre différent dans Karl Simro: Bonn en 1802, référendaire à la cour d'appel de B 1826, rayé des cadres en 1830 pour une chanson sur

Lg

Ach was ist das für ein Grausen, :

Wenn ein Maler und ein Dichter Beid’ in einer Seele hausen; Nimmer gibt es schlimmre Wichter.

. FE 2 £. sS

Will ich malen, spricht der Dichtér Gleich mit meinen Traumfiguren, Dass sie wenden die Gesichter, Und verwischt mir die Contouren.

Mach’ Gebild’ ich mir als Dichter, Schreit. der Maler : « Gruppen! Gruppen! »

Drängt sie dicht und immer dichter k An einander wie die Puppen.

Wäünscht sich dunkle Nacht der Dichter,

Will durch Raum und Zeiten schweben, Schreit der Maler : « Lichter! Lichter!»s. -- Bleibt an einer Stelle kleben.

Seht, wie boshaft jetzt dem Dichter Nur für sich die Reime fliessen, | Fe RAR Und auf Maler reimet nichter: . FE

Soll mich das nun nicht verdriessen? » re

2. Éditions. — Zieder von Robert Reinick, Maler. Berlin, 1848:4 éd! introduction d'Auerbach, 1857. —Reinick est un des rares écrivains qui pour l'enfance : Illustrièrtes A-b-e-buch (Leipzig, 1845); Lieder wnd°Fa Jugend (Leipzig 1849); Jlustrierter Jugendkalender (Leipzig, 1849-1852)

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LA LITTÉRATURE AÙ MILIEU DÜ XIX* SIÈCLE. 041 rs èl les trois Couleurs, et, pendant les vingt-cinq dernières ées dé sa vié, professeur à l’université de sa ville natale, où jourut en 1876. Son premier ouvrage, le poème des Nibelungen, lit en haut-allemand moderne (1827), est devenu le tÿpe de Wun genre d'adaptätions, assez fidèles pour conserver l'esprit tour de l'original, et pourtant assez libres pour intéresser lé nd public. Il a repris ensuite les principaux poèmes hérôïques hevaleresques du moyen âge, remaniant discrètement les iens textes, se gardant surtout de les affadir par des ingré- 1is romantiques, et n’éssayant pas de donner une forme à ce était quelquefois informe par soi-même. Sa tentative la plus inale a été de grouper et de compléter ce qui restait du cytle que des Goths; lé poème de Wieland le Forgeron, qui appatta ce cyclé, est entièrement de sa main. L'importance que ieille épopée germanique à prise dans l'éducation nälionale Alémägne est due en grande partie à Simrock !.

n compatriote de Simrock, Wolfgang Müller dé Kœñigswinter, bfait lé chantre attitré du Rhin. Il est né, ên 1816, au village (Œ@nigswintér dont il a pris le nom, äu piéd des Sept- Moñta- $; il a été médecin à Dusseldorf ds 1842 à 1853; il $é rétira dite à Cologne, et il mourut aux bains de Neuenahr, près dè lentz, en 1873. Dans la Lorelei (4851), pour ne citer qüe son Cipal ouvrage, il suit le Rhin depuis la source jusqu’à l’e- Chure, sans oublier les affluents, et il recueille, chemin fai: lt. toutes les légendes qu'il réncontre. Il invente peu: il ne souvént que délayer en vers médiocres cé que Grimm où el ont raconté en bonne prose; Ses ballades valent mieux que longs poèmes ?. |

ë mouvement poétique gagna même le monde industriel dés ds du Rhin; des fils de fabricants occupèrent leurs loisirs à e des vers ét même à Les publier, oubliant le précepté dé

ten : « Si vous voulez faire quelque chose de grand, mettéz-ÿ

tre vie. » Le moins banal de ces versificateurs fut Émié ershaus, mort à Barmen en 1897. Il entra dansle parti libéral

Lœuvre la plus importante de Simrock est son Æeldenbuch, en 6. volumes itgart, 1843-1819), contenant : L. le Vibelungenlied; 2. Gudrun: 3. Das Kleine lenbuch; 4. 5. 6. Das Amelungenlied, débutant par Wieland der Schmied. XI signaler aussi la série des Deutsche Volksbücher, publiés sous sa direction. poésies (Gedichte, Stuttgart, 1842) manquent d'intérêt. — Ausgewählle Wérke, G: Klée, 12 vol., Leipzig, 1907. |

Éditions. — Dichlungen eines rheinischen Pocten (un choix), 6 vol. | Leipzig, 218%. — Dramatische Werke, 6 vol., Berlin, 1876.

ATURALISME. .

après 1848. C’est une sorte d’orateur populaire qui emp ü langage des Muses, et qui profite d’une circonstance quel q d’une fête patriotique ou d’un grand anniversaire, pour sa p pagande politique et religieuse. Il a été l’un des moins viole parmi les poètes du nouvel Empire, ne dédaignant même pas rappeler à ses compatriotes que la France avait été la premièr. combattre pour la liberté des peuples 1. Re

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