‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 444 sur 534 · GES · texte numérisé non relu

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* En peut-on dire autant du texte d'un drame quelc

- Quelque réponse qu’on fasse à ces questions, ce qu

sut l'imposer à son siècle. Il est un des plus curieux exem

Wagner, ne devait plus être un. pur divertissement et u frivole, mais un noble exercice de toutes les faculiés hüm: un VenlabIe instrument de civilisation? Considérée da origine, elle ne peut être, dit-il, que le fruit de la collab. enthousiaste d’un re entier; et, dans sa forme, el résulter du concours de tous les arts particuliers, ES poés la musique, la danse et la mimique, même la peinture ( chitecture. Et où prendra-t-elle ses sujets? Ce n'est. Pa l'histoire, qui ne montre l'humanité que sous ses ones ans exe au raisonnement et dont le Fo

AE que l’homme a éprouvées devant la. nature. Une seule fois, dit Richard Wagner, une seule fois di cienne Gréce, le type l’œuvre d’art a été pes ré

sourait à l'impression LE Mais est-il nossible, Wagner l’a essayé, de reproduire devant un public mot effets de la tragédie grecque? Le mythe grec était. dans t les mémoires et devant toutes les imaginations; il survivait le culte; il se ramifiait dans les origines de l'histoire, tan. le mythe germanique est, pour les Allemands du xIx* sièc tradition morte. D'un autre côté, la tragédie grecque, ae déploiement de sa mise en sc e, POELE à tags

Nous n'avons plus que le Lelethe d'une Eee TS du temps de Périclès; mais OEdipe roi et Prométhée, dépouillés de ce que la déclamation rythmée, le chant, läm et la danse pouvaient y ajouter, demeurent dés chefs-d'

‘Wagner, et que ne PORGEGR -il pas à être jugé d’après cette.

admirer en Wagner, c’est l'énergie avec laquelle 11 pour réalisation de son idéal, et la force dominatrice avec laq

ce que son contemporain Nietzsche, tour à tour son adm son ennemi, appelle « la volonté de puissance ». Non se

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exécula, plus ou moins parfaitement, le drame qu’il avait içu, mais il le vit jouer sur un théâtre dont il avait tracé le m. En 1864; le roi Louis Il, qui venait de monter sur le trône Bavière, l’éppela auprès de lui à Munich. En 1872, les fondents du nouvel édifice étaient posés sur la colline de Bayreuth, quatre ans après, les représentations s'ouvraient avec l'Anneau Mibelung, formé de trois parties et d'un prologue. Puis toutes “œuvres de Wagner, depuis le Vaisseau fantôme jusqu'aux îtres chanteurs de Nuremberg (1862), s’établirent sur les divers âtres de l’Allemagne et, peu à peu, gagnèrent les scènes étran- ‘es. Lui-même passa les dernières années de sa vie à Venise, is une demeure somptueuse, où il mourut en 1883. « Je ne uis pas organisé comme tout le monde, » disait-il. «Il me faut @ la beauté, de l'éclat, de la lumière. Le monde me doit ce dont

ai besoin. Je ne peux pas vivre dans une modeste place d’or-

aniste, comme le vieux maître Bach. » L'impulsion qu’il avait inée était si forte, qu’elle se prolongea pendant les années vantes. Mais jusqu'ici aucun disciple de quelque importance marché sur les traces du maître. Il est probable que les arts il a voulu réunir en un faisceau continueront de suivre leur éloppement particulier, tandis que son œuvre à lui restera, “les confins de la musique et de la poésie, comme une tentaisolée, mais assurément l’une des plus originales du siècle,

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