‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 470 sur 534 · Ÿ &. — LE ROMAN NATURALISTE · texte numérisé non relu

Ÿ &. — LE ROMAN NATURALISTE

“Un des emprunts que « la Toute Jeune Allemagne » a faits à | , ? 2 *

étranger, c'est le roman naturaliste. Les adeptes allemands du äturalisme. peuvent se partarger en plusieurs groupes : les uns, o6mme Conrad, Bleibtreu, Kretzer, entrèrent d’abord et sponta- (ément dans la voie où les portait leur tempérament; d'autres, @6mme Alberti ou Walloth, subirent des influences diverses, vant de trouver là leurs attaches définitives; d’autres encore,

1, Erlosungen, 1891; Aber die Liebe, 1893; Zwei Menschen, 1903; Gesammelte Verke, 10 vol., Berlin, 1907-1909.

a poésie lyrique est la branche la plus vivace de la littérature allemande; lle refleurit d'âge en âge, en s'accommodant plus ou moins à l'esprit du jour. — ouis Jacobowski, né en 1868 dans la province de Posen, mort à trente-deux ans, pu donner que de belles espérances (Aus Traum und Tag, 1896; Leuchtende sa 1899; Werther der Jude, 1892, et Loki, 1896, romans). — Des poètes comme

ve Falke, Garl Busse, Wilhelm Weigand montrent que le lyrisme allemand, prés avoir chanté tant de choses, n'a pas encore dit sa dernière chanson. Tous ois remontent au delà de Liliencron et rappellent d'anciens modèles, comme m et Mé&rike. Falke, né à Lubeck en 1851, est. une nature méditative, portée ux joies et aux enthousiasmes graves; il a beaucoup, peut-être trop produit; dais il a une forme harmonieuse, et il retrouve souvent le ton du chant popuaire (Gedichte, Auswahi, 4° éd., Hambourg, 1907). Carl Busse est un poète facile, arfois superficiel, toujours élégant (Gedichte, 1892; Neue Gedichte, 18%); il a publié iHchoix des poètes lyriques contemporains, avec une introduction (Vewuere deutsche yrik, Halle, 1895). Wilhelm Weigand, né en 1862 à Giffigheim dans le grandluché de Bade, a écrit des drames, des nouvelles, des essais littéraires, ses ies sont pleines de sentiments élevés, mais la forme est souvent négligée et ventionnelle (Sommer, 1891; Zn der Frühe, 1901; Der verschlossene: Garten, 909). — C'est encore un lyrique, et presque un lyrique malgré lui, que Martin (né à Spire en 1839, mort en 1911), qui, après s'être essayé dans tous les es, s'aperçut trop tard qu'il avait forcé son talent (Gedichte, 1868; Neue chte und Müren, 1902; Gesammelte Werke, 4 vol., Leipzig. 1909; voir W. Kosch, Greif, 2° éd., Leipzig. 1909). — Greif est un homme du passé; on peut en ‘e autant du baron Bœrries de Münchhausen, né en 1874, qui a ressuscité la bille ballade, avec ses chevaliers, ses pages et ses châtelaines, en marchant les traces de ses prédécesseurs, depuis les anciens minnesinger jnsqu'aux rivains de l'école souabe.

faveur dont jouissent les anthologies atteste le goût du public allemand r la poësie lyrique. Voir, pour les poètes qui ne peuvent être nommés ici : narius, Æandbuch deutscher Lyrik, herausgegeben vom Kunstwart, Munich lions presque annuelles); et pour la période contemporaine seulement : Bethge, tsche Lyrik seit Liliencron, Leipzig, 1910.

“id compte du chemin que la poésie allemande a fait dans

er

comme Héiberg et Sudermann, touten appaärtenantnomin er à l'école, gardèrent une position plus où moins Pape | ce sont peut-être ceux-là qui se liront le plus longtemps. mi: Michel-George Conrad, né en 1846 en Franconie, était, avan tout, directeur de revuëe;iln à jamais perdu f’ habiride d’une com position räpide et décor ses romans sont des feuilletons’ ali: gnés. Quelques-uns de ses premiers écrits étaient dirigés contre le clergé, catholique ou protestant: puis il décrivit tour à tour les mœurs de Paris et celles de Munich, les dernières surtout, dont il se complut à découvrir les côtés obscurs et scabreux. Gela élait-il bién confor me aux principes du roman expérimental? [| . semble qu’une expérimentätion, pour être sérieuse, doive êlre, avant tout, désintéressée. Pour peu qu'il s ‘y mêle une intention agressive, où une Simple arrière-pensée, füt-ce seulement l'envie d’'effaroucher le bourgeois, le résultat risque d'être faussé. Dans Karl Bleibtreu, né à Berlin en 1859, le récit va tout à fait à Faventure. Son grand roman, la fo des grandèurs, met en scène des personnages qui dar ene êtré intéressants, s’il savait les faire parler et agir; mais il les quitte, les reprend, les oublié, et c'est lui-même, avec ses réflexions et ses digressions, qu toujours au premier plan. Si manière est cellé dé Jean-P. moins la poésie. Un de ses recueils de nouvelles a pour Mauvaise Compagnie; il s’arrête le plus volontiers dans les tavi nes’, Max Kretzer, né à Posen en 1854, combine mieux ses plans, mais il a, lui aussi, des partis pris, et son pinceau manque de nuance. C'était un ouvrier: des lectures qu’il fit pendaï maladie décidèrent sa Yobatien. Ses premiers romans son! plus pessimistes que naturalistes; il sémble, à les lire, majeure partie de la société humaine soit talent entrai au vice et à la honte. Ce que Kretzer a le mieux ‘décrit, c'e monde industriel, qu'il connaissait. Mattre Timpe montre a de la petite Frones par la grande. Un autre roman, Un Hom dissimulé, repôSe sur une idée généreuse : un enfant adoptil d simulé un crime commis par le fils de sa bienfaitrice, malg jalousie dont il est l'objet de la part du coupable, et il rél maison par son travail ?. Kretzer prend ordinairement ses mo dans la réalité, mais ses procédés sont ceux de la photog

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1. Grüssenwahn, 3 vol., Léipzig, 1888 ; Schlechté Gesellschaft, ru “L 2. Meister Timpe, Berlin, 1886; Ein DerséhtoSs enr re. 2 vol ei 0

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