‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 472 sur 534 · Das Schatzhaus des Künigs, Leipzig · texte numérisé non relu

Das Schatzhaus des Künigs, Leipzig

Der Dämon des Nvides, Leipzig, 1889.

ie mé /nue d'une répression judiciaire, et Walloth déclara devant le qu'il avait seulement voulu donner carrière à son mépris p u humanité. Mais, dans ce cas, que devenait l’impartialité de l'ex l rimentaleur? Nous ne sommes plus dans le pur naturalisme* Heiberg et Sudermann se tiennent sur les confins de l'école Hermann Heiberg, né à Schleswig en 1840, est un esprit Curieux sympathique, n'excluant rien de son champ d'observation. 4, critique naturaliste l’a renié, du jour où il s’avisa d'écrire dan: des revues qui devaient être lues par tout le monde. Il avait déj: passé la quarantaine, avait été'libraire ‘et homme d’affaires lorsqu'il songea à mettre par écrit les résultats de son expérience. Son Pharmacien Henri est uné sérieuse étude de caractères : c'es! lhistoire d’une jeune femme, victime de la froide tyrannie de so mari, beaucoup plus âgé qu’elle, et qui traite d'extravaganc tout ce qui tient à la vie de l'esprit et du cœur; on suit avec intérêt l'œuvre de destruction exercée par l’égoïisme d’un seul sur la paix d’une famille. Une Dame distinguée est une peinture de « la misère en gants blancs »; Une Femme et lu Vie conjugale-d’Esther sont des histoires passionnées; enfin les Fumées des bas-fonds, le plus sombre des romans de Heiberg, révèlent ce qui se passe dans les régions infimes du monde berlinois. Heiberg, dans ses premières œuvres, est un réaliste à la manière de Flaubert, mais moins puissant que lui; il j ntà la précision des détails un certain art des groupements. . tard, il s’est adonné à une production hâtive et superficielle Hermann Sudermann, lui aussi, ne se contente pas d rimenter; il crée de toutes pièces ses personnages, avec éléments que la réalité lui fournit. Il vise même à l’effet dr tique, et, à force de marquer les situations, il les. exagère parfo et sort de la vraisemblance. Il était originaire dé la Prus Orientale, et né en 1857. Son premier et son meilleur roman Femme en-gris?, semble fait en partie avec des souvenirs jeunesse. Le héros principal, un de ces hommes, que « Da « Souci a tenus sur les fonts de baptême », est un timide à qu ne manque pour réussir que d’avoir confiance en lui-même. pousse le scrupule jusqu’à s’attribuer les’ fautes des au

. 1. Apotheker Heinrich, Leipzig, 1885: Æine vornehme Frau, 1886; Lin

1887; Esthers Eke, 1887; Dunst aus der Tiefe, 1890. — Heiberg est mor

Schleswig, en 1910. 5 2. C'est sous cetitre que Frau Sorge (Stuttgart, 1888) a été traduit en franc

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LA LITTÉRATURE DU NOUVEL EMPIRE. e 1035

que, en réalité, il passe sa vie à les réparer. Un mauvais s'attache à toutes ses entreprises, et c’est uniquement r plaire au lecteur que le romancier lui fait épouser à la fin emme qu'il aime. L'histoire se passe dans une ferme, et une chine agricole, traitée, presque comme un être vivant, y joue rôle original. Le Katzensteg (4889) est un épisode des guerres Si tre Napoléon; un baron habitant la Prusse Orientale, d’ori-

je polonaise par sa mère, a fait connaître aux Français un

Imin détourné par où ils peuvent surprendre un corps prus-

à. Ses vassaux se révoltent contre lui; son château est dévasté; pasteur fanatique lui refuse même la sépulture. La situation outrée ; trop d'Allemands, en 1807, se laissaient attirer dans

amp ennemi pour qu’on püût exercer contre eux de si cruelles irésailles. Un côté intéressant du sujet, c'est le gouvernement

ne baronnie allemande au commencement du siècle. Le troi-

me des grands romans de Sudermann a pour titre : Cela fut, st-à-dire autrefois, dans un passé lointain t. Peut-on considérer

& comme n'ayant pas été, bannir de sa mémoire un souvenir portun, arracher du livre du temps une page accusatrice? Ce

il s'agit d'effacer, dans le cas présent, c’est la tache d'un

iour coupable. Un des personnages du roman, un pasteur qui Semble fort au capucin du Camp de Wallenstein, s'exprime

lélque part en ces termes : « Gæœthe, qui pensait et qui vivait somme un vieux païen, a dit : « L’éternel féminin nous attire

en haut. » C’est très beau et très noble, mais il y a un autre féminin tout aussi éternel, qui nous attire en bas, et si profondément que nous ne savons à la fin dans quel bourbier nous sommes plongés jusqu’au cou. Celui dont le génie a de longues bottes reste à la surface, mais d’autres sont misérablement loyés. » Le héros principal est assez bien botté pour survivre : > me suis fait, » dit-il, « une devise grandiose : ne se repentir. le rien, ctréparer ce qui peut l'être. A quoi cela m'avancerait-il, maintenant que j'ai conscience de mes âneries de jeunesse, de me tourmenter avec des pensées de suicide, et de perdre ‘ncore ce qui me reste de vie? » IL offre donc ce qui lui reste une jeune innocente, qui devient sa femme. L'intrigue est fort É: ampliquée, et l'intérêt languit par moments, mais Île style est

À £s war, Stuttgart, 1894.

Indestructible Passé; le mot

de l'original.

Le roman à été traduit en français sous le titre de indestructible n'est pas tout à fait conforme au con-

ainsi nommé‘parce qu'il ne connaît pas son père et qu'il a toujours dei des nids étrangers, ù

- liées de n'être lues que par les femmes, et cependant c'e

- salismus.Ses romans sont de légères esquisses :.le premieretle meilleur, les ni

et les misères de la Bohème dans son roman de Stilpe (1897), qui fut

vif et parfois pittoresque. Le dialogue interrompt fréqu

le récit et révèle l'écrivain qui à dû son plus grand sue théâtre. Fe “

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