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du sort, victimes d'eux-mêmes, de leur faiblesse ou de leur perversité, tout un cree de figures plaintives, depuis le vieux Hilse des Tisserands jusqu’à Michaël Kramer et Rose Bernd. « Où le « courant pousse-t-il notre barque? » dit Kramer, « OÙ aborder? « Pourquoi jeter des cris dans l'inconnu? Nous sommes si petits « dans l’espace immense! Savons-nous bien où nous allons?»1 | sentiment de compassion pour la détresse humaine, c'estce q animagit les premiers drames de Hauptmann, et c’est ce quir re pire encore dans quelques-uns de ses derniers essais ?, |
1, Die Jungfern vom Bischofsberg, 1907. TE 2. Œuvres. — Gesammelte Werke, 6 vol., Berlin. — A consulter : P° Schlentht Ge<hart Hauptmann, sein Lebensgang und seine Dichtung, nouv. éd., Berlin; ;
% Le naturalisme, avec son mépris des convenances, même. dang les genres qui peuvent le moins s’en passer, devait être amené
à étaler en plein théâtre ce qui jusque-là avait été prudem-"
ment relégué dans les coulisses. Un écrivain originaire de la Prusse pe Max Halbe, fit jouer, en 1893, un « drame « d'amour » en trois actes, intitulé Jeunesse, et qu'il dédiait &à sa propre jeunesse ». C'était une suite de tableaux d’un sen-
Sualisme ingénu, qui ne le cédait en rien à ce qui a paru de
plus libre sur les scènes françaises, et qui, à en juger par le succès, ne déplut pas au public berlinois. Une jeune fille se donnait allégrement à son cousin, un étudiant en vacances. On avait soin de nous prévenir qu'ils avaient l’un et l’autre du Sang slave dans les veines. Le style était un marivaudage un peu alourdi. Le Tournant de la vie, qui parut trois ans après, peut être considéré comme une suite de Jeunesse. Deux jeunes gens Sont en présence; l’un, après avoir rêvé d’être sculpteur, se rejette sur les arts industriels, et invente un procédé nouveau Pour la fonte des statues; l’autre reste un vieil étudiant. En d'autres termes, l’un diminue son idéal pour le réaliser, l’autre len a jamais eu. Quant aux femmes, elles s'offrent, comme dans Jeunesse, se font accepter ou refuser, et, en fin de compte, sont ab de té cs comme un obstacle dans la carrière. Jusque-là, Max Halbe n’avait guère fait que mettre en œuvre les souvenirs qu'il avait gardés de l’université, et ce n'étaient pas ordinairement ceux delasallede cours. La Terre maternelle, qui parutunan après, dénote à la fois une observation plus large et un style plus ferme. Le rôle principal, celui de la femme supérieure, directrice d’une revue où elle prêche l'émancipation de son sexe, est habilement développé.’ L'homme qui devient sa victime, dont elle opprime le Caractère et dont elle dessèche le cœur, ne trouve plus à la fin qu'un tombeau dans « la terre maternelle », qui aurait pu lui
donner le bonheur !.
— Wéœærner, G. Hauptmann, Munich, 1901; — A. Bartels, G. Hauptmann, 2° éd.,
é en 1858, n'a pas voulu s’en tenir à son estimable ouvrage de philosophie natuèlle, Die Metaphysik in der modernen Physiologie (1893). De ‘ses travaux littéraires, il faut retenir au moins son drame Die Bergschmiede (1901), qui a obtenu prix Schiller, ses nouvelles iutitulées Aus Hütten am Hange, son roman de athilde (1902), enfin son Tagebuch, un recueil de poésies et d’aphurismes (1900). À. Jugend, 1893; Lebenswende, 1896; Mutter Erde, 1897. Les tentatives de Halbo ns le grand style (Der Éroberer, 1898; Das tausendjährige Reich, 1899) échoucrent
Berlin, 1906; — P. Besson, Études sur le Théâtre contemporain en Allemagne: Gerhart Hauptnann, Paris, 1900. — Carl Hauptmann, le frère aîné de Gerhart,
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pour la dénouer?. Un autre de ses drames, Agnés Jordan (48: