ESSAIS DE RENOUVELER LE ROMAN NT
diverses formes du roman avaient apparu jusque: Jà, chata ; ; son heure, et provoquée par de certaines causes, soit qu’ elle répondit à l'état des mœurs, soit qu’elle fût autorisée par un
grand exemple, où qu'elle fût importée de l'étranger. Telle fo) n avait succédé à telle autre, mais aucune ne fut complètement abandonnée; chacune trouva toujours quelques écrivains pour Ja cultiver, une partie du public pour s'y intéresser, et toutes arrivèrent ainsi, par un mouvement en quelque sorte parallèle quoique un peu désordonné, Faq au début du siècle nouve sans qu'aucune d'elles pue s'imposer avec force et Br sur les autres. : |
Roman historique ou roman social, roman de mœurs ou ci villageois, roman naturaliste ou simplement réaliste, il là un champ immense où des écrivains de profession. gens du monde Pre s'exercer, Ses avec un tale
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e ses expériences à un-public bienveillant qui avait des loisirs! éorge Sand nous a appris que, quand elle composait un roman, me fois le caractère de ses personnages bien arrêté, elle laissait és incidents se suivre, sortir les uns des autres, et l’histoire se lévelopper pour ainsi dire d'elle-même. Procédé dangereux, dont Me se tirait à force de génie! Beaucoup de romanciers allemands n ont usé comme elle, mais avec moins de succès. Ils ont de ‘observation, de Lapélion dans les détails ; c’est le plus savent a composition qui fait défaut.
Quelques écrivains de talent ont essayé de renouveler le roman äturaliste en lui donnant une portée sociale, ou même en y nélant une intention didactique. En même tempsils l'ont détaché le la grande ville et l'ont rafraichi à l’air des champs. Guillaume lé Polenz, un gentilhomme de Lusace, mort en 1903, à l’âge de juarante-deux ans, n’a pu donner toute sa mesure ; mais il a réé, dans ses deux ouvrages principaux, deux types intéresants, un cultivateur qui néglige d'améliorer sa ‘terre et qui la )erd morceau par morceau, et un grand propriétaire qui vit avec es paysans et s'associe à leur travail. Hommes et choses sont eints avec vérité !, Polenz est moins heureux qandit veut nous ntroduire dans la société berlinoise; on voit qu'il s'y ennuie, et pr s'ennuie avec lui ?.
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E Der Büttenbauer, 1895; Der FIRMES 1899, k Fritz Lienhart et Adolf Bartels ont formulé théoriquement le principe que
fuillaume de Polenz, dans ses meilleurs ouvrages, et d’autres avant lui appli- ,
De par goût naturel. Ils fondèrent ensemble, en 1900, une revue bimensuelle : éimat, Blätter für Litteratur und Volkstum. Leur but était de décentraliser la fttérature, de l'éloigner des grandes villes et spécialement de la capitale de ‘Empire. L'art devait être l'organe de toutes les régions de langue allemande, ine Heimatkunst : ce fut le vocable que l'on adopta, et qui devint le mot d'ordre lün groupe de jeunes écrivains. Lienhart et Bartels se sont essayés sans grand uccés dans la poésie lyrique et dramatique; ils ont, sans le vouloir, confirmé leur 4 par leur exemple ; ils n’ont réellement réussi que dans des sujets empruntés eur pays de naissance, l'Alsacien Lienhart dans son roman d’Oberlin, le Holteinois Bartels dans les Dithmarses.
à Heimatkunst ne pouvait manquer de trouver des adhérents en Suisse; la voie . toute tracée par Jérémie Gotthelf, par Gottfried Keller et par Conrad- Fer-
and Meyer. À la tête des Heimatkünstler suisses se trouve le romancier auber-.
te de Gœschenen, Ernest Zahn, né à Zurich en 1867. Il a le ton simple et corial qui convient à ses sujets, et il sait peindre un paysage (Albin Indergand, 1? Menschen, 1900; et deux recueils de nouvelles : Helden des Alltags, 1905, et irnwind, 1906). — Jacques-Christophe Heer, né en 1859 à Toss près de Winterur, est plus lyrique. Il a eu son premier succès avec un roman tout pénétré de lair des Alpes, Près des saintes eaux (An heiligen Wassern, 1897) : ce sont les aux des glaciers, saintes et salutaires, à la condition d’être réglées par la main l'homme, c'est-à-dire d'être endiguées. Le Roi de la Bernina (Der Künig von