‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 492 sur 534 · CAGE · texte numérisé non relu

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LE RÉALISME ET LE NATURALISE, pliquée, pleine d'incidents romanesques. C'est, par le suj comme une introduction à la tragédie de Sophocle, maïs-um - introduction qui n’aurait sans doute pas été goûtée du publi athénien. L'OËdipe de Hofmannsthal est une sorte de chevalie errant, chargé par les dieux de fonder un ordre nouveau sur terre. L’oracle lui a prédit qu’il tuerait son père et qu'il épi serait sa mère. Dès lors, se considérant comme en dehors de conditions ordinaires de la vie, il va devant lui comme dans. rêve, et il attend les événements que lé Destin mettra sur son chemin; car « les actions des hommes, ce sont les actions des. « dieux accomplies par les hommes ». 1] tue son père sans le - connaître. Le Sphinx, le voyant approcher, lui dit : «Te voici « je té salue, je t’attendais », et se précipite dans l’abîme. On dirait deux êtres are qui se connaissent et se comprennent. Le règne de l’un finit, le règne de l'autre commence. Mais la naissance d’OEdipe n’est pas éclaircie, et la pièce se. ter mine sur un mystère !. | “ à C’est une faute. Il y aurait encore bien des résetret à faire; elles atteindraient toute l'œuvre de Hofmannsthal et même toutes les productions de l’école à laquelle il appartient. Mais à quoi bon chicaner des écrivains qui ont un but élevé, qui veulent ‘4 rouvrir les chemins du grand art, dans une époque qui n'a plus de tradition, et dont on ne sait encore si c'est une, pote de - transition ou une époque de décadence? FE Le lyrisme contemporain est dominé tantôt par. Lilienero | auquel il emprunte sa vision fine et détaillée, tantôt, “pat Stefan George et Hofmannsthal, dont il répète et he des sonorités musicales. É Max Dauthendey, né à Wurzbourg en 1867, après avoir ro À par des poésies ultra-violettes, fit suivre de noibeux recueils de vers, sans parler de ses longs poèmes, de ses drames et des nouvelles. Il rappelle parfois Liliencron par sa manière de noter, sans autre commentaire, une suite de minuscules faits psycho= logiques. Son œuvre est un vaste magasin d'images, auquel il ne. manque que d'être rangé avec ordre ?. Re Rainer-Maria Rilke est un poète plus profond, plus intime. Né à Prague en 1875, il mena d'abord une existence inquiète en.

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1. Ælektra, 1903; Das gerettete Venedig, 1904; Œdipus und die Sp Re 9, Ultra Violett, Poesien, 1893; Lieder der langen Nächte, 1908. ‘4

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itriche, à Berlin, en Rüssie, en Italie, puis se fixa à Paris, où levint le secrétaire et le familier du sculpteur Rodin, Des vers üloureux et délicats, de touchants petits récits en prose, lui juirent d’abord la sympathie du public. Ses œuvres de début nt empreintes d'un mysticisme sincère, qui s'exprime dans > langue musicale et pure‘. Le Livre des images, qui suivit, S plastique, plus riche, semble écrit sous l'influence de din ?. Le Livre des heures, confession d’un moine qui cherche Sunir à Dieu, est un retour au mysticisme ?. Puis une nouvelle ftamorphose amène deux recueils de poésies consacrées aux ipressions du dehors, pleines de sons et de couleurs et de luptés idéales #. Rilke aime l'enfance: il a écrit pour elle un ârmant recueil de contes ingénus 5, Daus un autre ouyrage en ose, il a décrit la vie simple et studieuse de quelques artistes Bil fréquenta pendant une cure d'isolement qu'il fit à orpswede sur le Weser, « dans la grande solitude de la | 5». Rilke est une âme repliée sur elle-même, éprise de énce; le mot Sehnsucht, qui revient constamment »SOUS sa me, exprime le fond de son tempérament ; c'est un des résentants les plus Caractéristiques du néo-romantisme déca= nt qui suivit la défaite du naturalisme 7,

| “Larenopfer, 1895; Traumgekrônt, 1896; Advent, 1898; Mir zur Feier, 1900. bas Buch der Bilder, 1902.

Das Stundenbuch, 1906, “Neue Gedichte, en deux parties, 1907, 1908.

MVom lieben Gots und andres, 1902.

Worpswede, 1903.

nest Hardt, né en 1876, se rattache à l'école autrichienne, aire de la Pologne prussienne. Ses premiers vers parurent da M'urt. Il aurait sans doute achevé sa carrière dans la pénombre isième ordre, si son drame de lT'antris der Narr (1907) n'avait obtenu la pense extraordinaire de deux prix Schiller. C’est uüne pièce à effet et en ampoulé, qui, pour le sujet, semble dériver du Roman de Tristan et Iseut de Bélier, qu'une traduction avait fait connaître en Allemagne dès 1901,

quoiqu'il soit ns les Feuilles

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des écrivains

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