L'HISTOTRE ET LA PHILOSOPHIE
4 résiète à une longue et cruelle oppression, — patiemnent, obstinément, froidément, sans rien céder, mais aussi sans rien espérer, — et qui maintenant est assailli tout d’un Coup par l'espérance, l'espérance de la santé, l'ivresse de Ja Buérison. Quoi d’étôfnant si l’on voit paraître au jour beau- &oup de choses déraisonnables et folles, des élans d’exubétante tendresse pour des problèmes qui ont la peau rugueuse, et qui ne sont pas précisément faits pour être choyés ni taressés! Tout ce livre n’est qu'un cri de joie après de longs jours de misère et d’impuissance, un hymne d’allégresse où chantent les forces revenues, la foi renaissante en un lende- Main et un surlendemain, le sentiment et le presséntiment Soudain d’un avenir, d'aventures prochaines, de mers rendues libres, de buts nouveaux à poursuivre, et à poursuivre avec Confiance !. » La Gaïe Science est une suite de tirades philosoiiques et morales, auxquelles se mêlent des remarques sur la érature et les arts et même des poésies. La doctrine reste la ême : elle se proclame seulement sur un air de triomphe. Il imble que la sagesse nouvelle soit à la veille d'entrer dans Île
(Onde.
Qu'est-ce donc que Nietzsche reproche à la société au milieu
SJaquelle il vit? C’est de se laisser glisser sur la pente d’une Cadence qui sera bientôt irrémédiable. Les peuples, comme les dividus, ont en eux un instinct qui est l’attribut le plus essen-
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él de notre nature, un instinct qui nous porte à vivre et à léndre notre vie, même aux dépens des êtres vivants qui nous
ebermut, Unruhe, Widerspruch, Aprilwettér darin, so dass man beständig enso an die Nähe des Winters als an den Sieg über den Winter gémahnt wird, ér'kommt, kommen muss, vielleicht schon gekommen ist. Die Dankbarkeit rômt fortwährend aus, als ob eben das Unerwartetste geschehn sei, die Dankrkéit eines Genesenden,; denn die Genesung war dieses Unerwartetsté: hliche Wissenschaft », das bedeutét die Saturnalien éines Geistes, der einem rchtbaren langen Drucke geduldig widerstanden hat — geduldig, streng, Kalt, ine sich zu unterwerfen, aber ohne Hoffnung —, und der jetzt mit Eincm Mae on der Hoffnung angefallen wird, von der Hoffaung auf Gesundheit, von dér Trunkenheit der Genesung. Was Wunders, dass dabei viel Unvernünftiges und àrrisches ans Licht kommt, viel mutwillige Zärtlichkeit, selbst auf Prome verschwendet, die ein stachliches Fell haben und nicht darnach angetan , geliebkost und gelockt zu werden. Dies ganze Buch ist eben nichts als eine ustbarkeit nach langer Entbehrung und Ohnmacht, das Frohlocken der wieérkehrenden Kraft, des neu erwachten Glaubens an ein Morgén und Ueberorgen, des plôtzlichen Gefühls und Vorgefühls von Zukunft, von nahen Abenern, von wieder offnen Meeren, von “wieder erlaubten, wieder geglaubten ielen. » à
ü « Dieses Buch scheint in der Sprache des Tauwinds geschrieben : es ist
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v. - l’ascétisme, qui détend les ressorts, qui amollit les courage q / n’est qu'une mort anticipée. Il subordonne tout à l’instine
«ennemis !. »
que” Nietsche appelle fa volonté de puissance dou
-Macht), constitue, quand elle est très développée, les gran
caractères et pe grandes nations. Son affaiblissement est | signe manifeste d’une décadence, d’une fin prochaine. C'est pa « la-volonté de puissance » que la Grèce, ce peuple si petit l’origine, a absorbé le monde barbare, que la conquête romaint sortie d’une bourgade informe, a embrassé l'Occident et l’'Orien que les nations germaniques, à leur tour, se sont partagé le débris d'un empire dans lequel la force de cohésion et d’expan sion s'était évanouie. Cette volonté, qui est la vraie créatriced toute grande chose, amène avec elle sa morale, dure pourl faible, cruelle pour le vaincu, laissant périr sans pitié ce qi n'est pas destiné à vivre, une morale dans laquelle Les qualité suprêmes sont la fierté, le courage, l'audace, même la rus si elle conduit au succès. Nietzsche l'appelle ‘« la morale dé « maîtres ». Dans les temps modernes, elle peut encore êtx pratiquée par une société aristocratique, comme l'était, pe exemple, la société française du xvii® siècle. En général, L n’est pas celle qui règne dans les masses; elle a été remplac par «la morale des esclaves », dans laquelle un peuple vainet le peuple juif, à exprimé RN le ressentiment de sa défait et qui nous a été transmise par le christianisme. Ici, dit Nietzsoh la faiblesse devient une vertu; «l'impuissance qui ne peut réag «se transforme en bonté, la bassesse apeurée en humilité « docilité qui attend devant la porte est baptisée du beau no « de patience, le « Je ne puis pas me venger » devient « Je ne veux pas me venger », et l’on FEU même d'aimer $ sc
Ce n’est pas que Nietzsche conteste lu vérité du christiani m c'est une mesure qui n'existe pas pour lui. Le vrai et le. fau sont, à ses yeux, des notions relatives, tout comme le bien et mal. Ce qu’il repousse, c’est la morale du renoncement et
vivre; et si l'erreur lui procure un accroissement de vié,. épousera l'erreur. Même son pessimisme s’atténue sous Pi fluence du besoin d'action et d'expansion qui le possède, I
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