‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 54 sur 534 · Haut, Der Winsbecke und die Winsbeckin, Dép · texte numérisé non relu

Haut, Der Winsbecke und die Winsbeckin, Dép

uchant aux questions les plus variées de la morale, de la polique, de la religion. L'auteur, ou l’ordonnateur du recueil, s’ap- Île Freidank, que ce soit son vrai nom, ou un nom d'emprunt, M, dans ce cas, se traduirait par « libre penseur ». Il est fort ssible qu'il ait voulu garder l’anonyme, car il parle quelque rt du danger auquel on s'expose en disant la vérité, surtout 1x grands. Si son intention était de rester inconnu, il ya plei- 2ment réussi. Comme il estappelé tour à tour herr ou meïster, on »sait même pas avec certitude s’il était de naissance noble ou urgeoise. Wilhelm Grimm, se fondant sur des analogies de msée et de style, a pensé qu'on pourrait l'identifier avec alther de la Vogelweide; mais c’est là une pure hypothèse. idolphe d'Ems, le jugeant simplement comme poète, le compte mi les plus illustres. Son ouvrage était très répandu ; c'était L de ces livres populaires qui se renouvellent d'âge en âge, Bsuivant les changements de la langue. Le texte publié par ilhelm Grimm était déjà un remaniement!;il fut mis en baslémand, et Sébastien Brandt en fit ehcore une édition en 1508. Ge qui ne laisse aucun doute, c'est l'inspiration toute bouroise du livre. « Les princes, » dit Freidank, « ont conquis par force la terre et l’eau, la forêt et la plaine; ils prétendent même

que les animaux sauvages sont leur propriété ; un jour peut-être ,

ils nous prendront l'air, qui appartient à tous. S'ils pouvaient mettre un droit sur le soleil, sur le vent et sur la pluie, ils nous lés feraientacheter. Qu'ils songent donc qu'ils ont même vermine que le pauvre ?! Si un moucheron peut les tourmenter, n'est-ce pas un souffle que leur pouvoir ? Si la fortune de chaque homme était mesurée selon son esprit, que de seigneurs seraient valets ! que de valets seraient les égaux de leurs maîtres 3! »

Lo “W. Grimm, Vridankes Bescheidenheit, Gœttingue, 1834; 2e éd., 1860; — Ueber eéidank, Berlin, 1850; avec deux suppléments, Gœættingue, 1852 et 1855. — A conter : Franz Pfeiffer, Freie Forschung, Vienne, 1867; — H. Paul, Ueber die ursprüng- @ Anordnung von Freidanks Bescheidenheit, Leipzig, 1870. — Éd. de Bezzenber- | Halle, 1872 ; de Sandvoss, Berlin, 1877. — Traduction de Simrock, Stuttgart, 1867.

E Bonnet de pauvre et royal diadème

Ont leur vermine : un dieu fit cette loi. (Béranger.) Es « Die fürsten twingent mit gewalt e, « velt, stein, wazzer unde walt, « dar zuo wilt unde zam :

« dem lufte tætans gerne alsam; L+ “3 « der muoz uns noch gemeine sin.

4 « mühtens uns der sunnen schîn

g2 LA LITTÉRATURE FÉODALE DU MOYEN AGE.

. Freidank ne ménage pas plus le clergé que la noblesse ; mêm l'autorité SUPrÉPIE de l'Église n’est pas à l'abri de ses traits : «0 « n’a jamais vu à Rome les filets avec lesquels saint Pierre pre « les poissons. Les filets romains servent à pêcher l'or et l'argent « que saint Pierre ne connaissait pas, et même à enlacer les ville «et les châteaux... Dieu confia ses brebis à saint Pierre pour” le « garder et non pour les tondre.. La cour de Rome ne désire rie) « tant que de voir le monde plein de trouble. Peu lui im pont « par qui la brebis est tondue, pourvu que la laine lui revienne « Et quand la brebis est dépouillée, on là méprise, en attendan

, «que la laine lui repousse... Ce serait la mort de e l'Empire

- Ÿ « Rome était située en Aliens een D) |

| Les maux et les abus dont le poète est témoin ne laissent pa

. que de l’inquiéter dans sa foi. Il demande, dans un passagt

* pourquoi le démon peut faire impunément son œuvre sur]

n- terre, et pourquoi le nombre des élus est si petit; et il ajoute

FD « Qui veut savoir cela, veut trop savoir ; le plus sûr est d’observé

“ « les commandements de Dieu. » Il ientiné par une prière, où

: souhaite, pour lui et pour ses lecteurs, «un-cœæur pur de tou

« pensée mauvaise ».

à 3. — THOMASIN DE ZIRCLAIRE. — LE STRICKER. -

__-} Freidank représente avec le plus d'éclat et de dignité la poési & “satirique de l'Allemagne au moyen âge. On ne retrouve la mm) oe* Ë

élévation de pensée etde style ni dans l'Hôte italien de Thomä

« verbieten, wint ouch unde regen, }

« mgn müese in zins mit golde wegen.

« si solten dà bi bilde nemen,

« daz fliegen, mücken, flæœhe, bremen

« si müent als einen armen man,

« der nie lant noch schatz gewan.

« ir hêrschaft dunket mich ein wint, ee « sit bœse vürme ir meister sint.

« mich dunket, solte ein ieglich man « « «

guot nâch sînem muote hân, sô würde manic hêrre kneht, manc kneht gewünne hêrren reht*.

ee \ (76, 5. Von künegen und He 2e éd. de W. Cr

* Beaumarchais dira plus tard : « Aux vertus qu'on exige dans un domestique, connaisse « beaucoup de maitres qui fussent digues d’être valets ? » 1. 452, 16; 153, 9; Von Rôme. — Les titres ont été ajoutés per Grimm.

>, Fe. æ A Les RU ES LE Se fe PERLE Le 5 0 (0 OR TP MR ne Re © $ Er 4 À ra : = ë LT SERA SET Le

à, EN,

@ Zirclaire! ni dans les divers poèmes du Stricker. Thomasin, su d’une illustre famille du Frioul, et qui prit part aux expédi- ; ons de l'empereur Otton IV en Italie, nous apprend qu'il écrivit a ‘abord, dans sa jeunesse, un ouvrage sur les mœurs chevale- 2sques, en italien, Il avait trente ans lorsqu'il commença son oème allemand, dont la date probable est 1246, et qu'il termina, til; dans l’espace de dix mois. Il avoue que la langue alleiande ne lui est pas familière, Aussi, son style est souvent nbarrassé et sa versification incorrecte, Thomasin est un esprit ge et modéré, mais imbu de tous les préjugés de son temps et sa race. Il se laisse aller à des plaisanteries malséantes sur les rtures qu oninfligeait aux hérétiques. Il reconnaît que tous les | …mmes sont enfants du même Dieu, mais il déclare aussi qu'un anant ne vaudra jamais un seigneur. Il blâme les invectives de contemporain Walter de la Vogelweide contre le clergé et la blesse, tout en signalant lui-même le relâchement des mœurs ms les hautes classes. En somme, Thomasin de Zirclaire, algré les éloges que lui donne Gervinus, n’est ni un grand #ivain ni un profond penseur.

Le Stricker est plus fécond que Thomasin, et l’on trouve çà Ÿ là, dans les nombreux ouvrages qu'il a composés, des pages un style agréable, Il a écrit des fables, ou, comme on disait, S exemples, dont il trouvait le sujet dans des manuscrits fran- ’ iS ou dans la tradition populaire, Il a repris aussi l’ancienne

anson de Roland, qui avait été traduite au siècle précédent par

curé Conrad. Ses poèmes satiriques dénotent un esprit vif et

rdant. Dans la Plainte, où il passe en revue là société de son

mps, il déplore non seulement le relâchement des mœurs, ; | is aussi la décadence de l’art. Le Curé Amis est celui de ses V, 122 Yrages qui à laissé le plus de traces dans la littérature alle-

inde; bien des traits ont passé de là dans ces livres populaires x =" nt le succès a duré jusqu'au xvur siècle. La satire du Stricker | parfois d'autant plus de portée qu’elle s'exprime sur un à Lde naïveté et de bonhomie. Il était originaire de l'Autriche ; 1 contemporain Rodolphe d'Ems loue son talent dé narram; l’ancienne forme de son nom (Strichære, ou, en allemand derne, Streicher) semble indiquer un chanteur ambulant?

“Le nom latin est Zirclaria, la forme allemande est tour à tour Zerclar, Zer- a et Zirclere. — Edition de H. Rückert : Der wälsche Gast, Quedlinburg, 1852. TE LÉditions. — K. A. Hahn, Æleinere Gedichte von dem Stricker, Quedlinburg, 1839.

4%. — WERNHER LE « GARTENÆRE ».

On a pu remarquer que le trait dominant des poèmes didat tiques que nous venons d'analyser est un esprit d'oppositio contre la chevalerie. Cette opposition s’enhardit dé plus en plus à mesure qu’on avance dans le xute siècle; elle forme le fond di poème de Meier Helmbrecht, ou du Fermier Helmbrééht 1. 1, L'auteur qui s'appelle Wernher der Gartenære, ou le Jardinier, écrivait vêr le milieu du siècle. Sa vie est inconnue; on sait seulement qu était chanteur ambulant, et qu'il faisait profession de récite publiquement ses vers et ceux d’autres poètes. Il déclare, à début de son ouvrage, qu'il n’imitera pas ceux de ses confrères qi se plaisent dans des récits fictifs d'aventures galantes où guél rières, mais qu'il ne dira que ce qu'il a vu de ses yeux. Il ne fa drait pas croire, d’après cela, qué Wernher ne tire pas aussi d son imagination les plus heureux développements de son histoire

mais du moins il ne sort jamais de la réalité, et la fiction, che

lui, ne nuit pas à la stricte vérité des caractères et des situation SI Don ajoute une certaine concision de style, où le mot fra pant arrive à propos, on se représentera le poète Wernher avt un ensemble de qualités qui le distinguent avantageusemei parmi les rimeurs de son temps.- Al

Helmbrecht est un paysan qui rougit de son origine, et qui e tout disposé à se croire le fils d’un chevalier. À peine arrivé | l’âge de jeunesse, il aspire à sortir de la condition obscure où sort l’a fait naître. Sourd aux remontrances de son père, il quit son village, après s'être procuré des vêtements magnifiques, q devront l'aider à faire figure däns le monde. Le ton hért comique, dans lequel sont écrites les meilleures parties « 1 poème, s'annonce d’abord dans la description du costume | Helmbrecht : «La toque était artistement travaillée. Le haut ét

pan 4) k

— Lambel, Ærzählungen ne Schwänke, Leipzig, 1872. — On peut considéi

. comme une imitation du Curé Amis le Curé du Kalenberg, qui paraît avoir (

composé à la fin du xiv* siècle, et dont l'auteur se désigne par le nom de P. lippe Frankfurter; mais ici la plaisanterie est tout à fait grossière, et l' immoral s'étale effrontément. 4

]. Éditions de Lambel(Ærzählungen und Schwänke, Leipzig, 1872), de Keinz (Le: zig, 1887) et de F, Panzer (Halle, 1901). — Traduction en allemand moderne. |

- K. Schiffmann (Leipzig, 1905). — A consulter : Kienz, Meier Helmbrecht und # Re.

Heimat, Munich, 1865; 2° 6d., Leipzig, 1887.

RSS Rene de

corné de broderies de soie, figurant des scènes variées : on Y-

voyait des oiseaux de toute sorte: ils étaient si bien imités, “qu'on aurait dit qu'ils venaient de prendre leur vol dans la forêt “du Spessart. Au-dessus de l'oreille droite étaient représentés l'enlèvement d'Hélène, le siège et l'incendie de Troie, et la fuite d'Énée ; à gauche, l'empereur Charles, avec Roland, Turpin et Olivier, comme ils chassent les Sarrasins de la Provence et de la Galice. Derrière, on apercevait les fils d’Attila et Théodoric de Vérone, tués par l’audacieux Witich à l'assaut de Ravenne. De l'oreille droite à l'oreille gauche s’étendait, par devant, une guirlanide de soie, sur laquelle étaient figurés des danseurs; il ÿ avait toujours un chevalier entre deux dames, et il les tenait par la main, comme c’est l'usage dans les danses. De même, chaque page était placé entre deux jeunes filles, et des musiciens se tenaient à côté d'eux. La toque avait été faite par une belle religieuse, échappée de son couvent, à qui la sœur d'Helmbrecht avait donné comme récompense une vache, et la mère des œufs et du fromage. »

Le reste du costume est à l'avenant. La mère de Helmbrecht dCourageait par sa faiblesse les défauts de son fils: elle avait ndu, pour l'équiper, une partie de sa basse-cour. Le Jeune mme se met en campagne ; il offre ses services à un seigneur, “après avoir passé une année à guerroyer, il revient chez ses wents. Son éducation est déjà presque faite; il affecte de parler Slangues étrangères, et, parmi ces langues, l’auteur nomme latin, le français, le bohème et le bas-allemand. Une convertion s'engage entre son père et lui sur les mœurs de la blesse et les règles de la courtoisie. « Autrefois, » dit le père, la vie des chevaliers se passait à servir les dames et à se battre dans les tournois ;'on écoutait les chants d’un ménestrel; on se faisait lire l'histoire du duc Ernest. — Aujourd’hui, » répond ëlmbrecht, « on aime à boire; la courtoisie consiste à savoir mentir ; on passe pour adroit quand on a terni l'honneur du Voisin; la décence n’est plus parmi les chevaliers ni parmi les dames ; l'honnêteté est méprisée. » Helmbrecht adopte franchent les principes de la chevalerie nouvelle, et il s'occupe de mettre en pratique; mais il oublie que, suivant les personnes, Choses changent de nom. Ses exploits chevaleresques sont nsidérés comme des brigandages, et ce qui aurait couvert de dire un seigneur de naissance conduit Helmbrecht au gibet.

dont elle s'était inspirée, nr qu'elle avait fait admirer à fut Le qu un objet de parodie. Le

NI TERERE AN CAC PAT RATE | CHAPITRE VII LA POÉSIE LYRIQUE écondité de la poésie lyrique; ses formes principales. — 1. Dietmar

d'Ast; simplicité du style et de la versification. Kürenberg. —.

+2 Progrès dè la versification; Frédéric de Hausen; l’empereur

… Henri VI; Henri de Morungen. La poésie courloise de Reimar le Vieux. — 3. Walther de la Vogelweide; variété et personnalité

“de son génie. — 4. Otton de Botenlauben et Christian de Hamle;

la courtoisie changée en préciosité. La pastorale de Nithart. —

5. Légendes sur les Minnesinger; le Tannhæuser; {a Lulle des Chanteurs à la Wartbourg.

hs ff

Dans les différents genres que nous venons de parcourir est-ce qui appartient en propre à l'Allemagne? Nous avons vu ue les poèmes chevaleresques sont, d’une manière générale, mpruntés à la France; les légendes pieuses le sont en grande ärtie, quand elles ne sont pas traduites du latin, Ce qui constue le fonds primitif et original du génie allemand, c’est

‘abord l'ancienne épopée: qui a pu se modifier au contact du Histianisme, mais qui n’a jamais été entièrement séparée de la radition NÉE c'est ensuite la poésie satirique et didacque, qui dépend essentiellement de l'état d’une société et des iftonstances de la vie extérieure. Il faut y ajouter maintenant vpoésie lyrique, qui est, elle aussi, un enfant du jour, expresion directe de ce qui agite continuellement le cœur de Phomme,

Le lyrisme a de fout temps débordé dans la littérature alleande, et le moyen âge n’a pas connu moins de deux cents Hinesinger. Quelque nombreux que soient ces poètes, et quoi-

Wils s'échelonnent sur un assez long espace de temps, ils ne

tent pas, en général, de certaines formes consatrées. Ce qu'ils

A Bossert. — Hist. de la littér. allemande. 4

-départ du chevalier, ou enfin, plus rarement, des maximes et

nous ont laissé, ce sont ou des Chants de message (Botenti | missives poétiques du chevalier à sa dame, ou des Dialogt (Wechselgesänge), chantés alternativement strophe par strop ou des airs de danse (Tanzlieder), ou des chants du guettex (Taguweisen, Wächterlieder), qui annonçaient le lever du jour ét

Au reste, les chants lyriques des Minnesinger s'inspirent de mêmes sentiments de courtoisie qui animent leurs longs poèmes Peut-être même le ton galant domine-t-il encore plus dans ce petites pièces qui reflètent directement la vie des cours et de châteaux. Le style, d’abord simple et rude, prend peu à peu, mesure que les genres se fixent, de la souplesse et de l'éclat A versification devient de plus en plus savante. L'influence de

lais (Sprüche, Leiche) d'un contenu moral et religieux.

“ - troubadours se fait sentir de bonne heure, sinon sur le fond, @

moins sur la forme ?. Pour le fond, le culte idéal de la femme es la note dominante. Ce qui inspire le Minnesinger, ce n'est nil passion ni le plaisir, c'est le penser amoureux. Sa chanson est u hommage discret quand la dame est présente, un souveni légèrement ému quand elle est éloignée. Il la remercie d'un

faveur reçue, lui reproche un accueil trop froid; mais il se.

1. Éditions. — L'édition la plus complète des Minnesinger est celle de Von Hagen : Minnesinger, Deutsche Liederdichter des XII., XIII. und XIV. Jakrl derts; quatre parties; Leipzig, 1838. Les deux premières parties contiennent collection que, sur un vague témoignage du poète Hadlaub, on a souvent attr buée au Zurichois Manesse ; la troisième, la collection du manuscrit d'Iéna, et poésies empruntées à d'autres manuscrits, notamment à ceux de Heiïidelberget Weïingarten; la quatrième partie contient les biographies des poètes. Les mar crits de Weingarten et de Heidelberg ont été publiés séparément par Franz Pfei (Die Weingartner Liederhandschrift, Stuttgart, 1843; Die alte Heidelberger À derhandschrift, Stuttgart, 1844), le manuscrit d'Iéna par Holz, Saran et nouilli (2 vol., Leipzig 1901). — Le manuscrit dit « de Manesse », après … longtemps appartenu à la Bibliothèque Nationale de Paris, est retourné, en à Heidelberg, où il se trouvait avant la guerre de Trente ans. Le manuscr l'ancien couvent des bénédictins de Weingarten se trouve, depuis 1810, dan bibliothèque des rois de Wurtemberg. — Lachmann et Haupt ont donné une tion critique des Minnesinger antérieurs à Walter de la Vogelweide (Des Min sangs Frühling, Leipzig, 1857; 2e éd., 1888). — Bartsch a publié un choix de poésie des Minnesinger (Deutsche Liederdichter des XIL. bis XIV. Jahrhunderts, Leipzi| 1864; 3° éd., 1893) et un recueil des Minnesinger suisses (Schweiser Minnesänge) Frauenfeld, 1886). — Un choix avec commentaire a été. donné, dans la pre | Kürschner, par Pfaff : Der Minnesang des 12. bis 14. Jahrhunderts. — Traduction en allemand moderne de Tieck (Winnelieder aus dem schwäbischen Zeitalt Berlin, 1803) et de Simrock (Zieder der Minnesinger, Elberfeld, 1858).

2. Sur les rapports des Minnesinger avec les Troubadours, voir Anton E. Sc bach, Die Anfänge des deutschen Minnesanges, Graz, 1898.

LA POÉSIE LYRIQUE. io me toujours dans les termes les plus généraux. S'il s’interrojeait lui-même, s’il se rendait bien compte de ce qu’il éprouve ‘de ce qu'il exprime, il s’apercevrait sans peine qu'il s'adresse, mn réalité, à une figure vague et impersonnelle, et que sa poésie st surtout un jeu de l'imagination. Souvent il n’est que l’inter- Jrète d’un à autre, d'un seigneur qui le protège, où d’un ami noins expert que lui dans l’art des rimes. Ce qui manque, c'est individualité, c'est-à-dire la chaleur et la vie:

Page 1