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au titre de dame (Frau). Voici une des strophes qui justifient s surnom :
O nobles femmes, conservatrices du monde, — mandatrices di Dieu et de la Sainte Vierge, — je vous célèbre dans mes chants. — Toute vertu est renfermée en vous, — et aucun maitre ne saurai épuiser vos louanges. — Le monde aurait pris fin depuis longtemps; # sans la vertu des femmes : c’est à elles que va-mon désir. — Leur vu réjouit Phomme : — que l’homme soit digne d'elles et leur soit recon naissant! — Une femme est toute-puissante pour diminuer la peine et pour chasser la tristesse. — En vain la campagne se pare de fleurs __ en vain l'oiseau chante sous la feuillée : — je consacre mes louange aux femmes vertueuses. — Heureux l’homme qui en possède une! - Qu'il la chérisse, et qu'il lapprécie au fond de son cœur!! 2.
Frauenlob mourut à Mayence, en 1318, avec la réputation d'u grand poète. Une chronique raconte que les femmes voulurér porter son cercueil à la cathédrale, et qu'on fit des libations à vin sur sa tombe, comme aux temps antiques. |
Frauenlob eut pendant quelque temps, à Mayence, un rivi dans la personne d’un forgeron, nommé Barthel Regenboget qui l’attaqua même dans ses vers. Cet artisan poète, dont la ni est du reste tout à fait inconnue, avait, comme Frauenlob, ur haute idée de son falent, et il n’en éprouva que plus de dépit < ne pas se voir récompensé comme il croyait le mériter. Il mena
quelque partles seigneurs et les bourgeois riches dont il brigus
L: « O reiniu wîp, ûfhaltunge aller welde gén Gote unt gên der muoter sin, d.
als hie mit sange ich melde, si sint der hôhsten sælden schrin :
kein meister mac ir hôhez lop voldenken.
« diu werlt, diu wær vor langer zît vergangen, # enwæren niht diu reinen Wip :
näch in mich sol verlangen.
si vrouwent maneges mannes lip :
ir werde man, dar an sult ir gedenken, FE « die vrouwen künnen wenden leit
« den mannen, al ir trûren wol verhouwen.
« swaz bluomen heide und anger treit,
« ich lobe si vür die vogele in den ouwen;
« dà vür lobe ich der edelen vrouwen minne :
« ie wol dem man, der eine hât,
« der halt si liep und zart mit wisem sinne ! » FA __ fdition de L. Ettmüller : Heinrichs von Meïssen des Frauenlobes Lei Sprüche und Licder, Quedlinburg, 1843.