‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 91 sur 534 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

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Premier emploi de la prose; homélies en langue allemande; ie B

tiaires ; le Miroir des Saxons. — 1. La chronique rimée de Gottfri

Hagen mise en prose. Les chroniques de Limbourg; la chroniq

se de Kœnigshoven; les chroniqueurs suisses. — 2. Romanciers, < moralistes. Traductions du français, du latin, de l'italien. L re Translations de Nicolas de Wyle. Le Miroir des mœurs et le Tra : du mariage d'Albert d’'Eyb. — 3. Prédicateurs et théologiens l frères David et Berthold. Les mystiques du xvi° siècle; mail 4e Eckhart, Tauler, Suso. Le Livre de la Théologie allemande.

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le jour où la classe populaire eut ses historiens et ses orati c'est-à-dire des hommes capables de s'occuper de ses intérêts]

de l’initier à la vie nationale. Jusqu'au milieu du xme siè / langue allemande avait servi presque exclusivement à la p

convient de préférence, l’histoire, la philosophie, l'éloq | étaient réservés au clergé. C'étaient surtout des clercs qui 1 geaient dans les châteaux les annales des familles seigneur

traditions scientifiques de l'antiquité. Albert le Grand, l'ur plus profonds penseurs du moyen âge etle premier fondate la philosophie allemande, attirait dans son monastère, à Cok

ouvrages furent sans influence sur la littérature nationale, | qu'ils étaient écrits en latin. Les prédicateurs qui s’adress

moins imitées du latin; c'étaient peut-être des modèles qu’on posait aux jeunes prédicateurs; en tout cas, elles n’ont pas lure franche et vive d’une œuvre originale.

Best vrai que, dans les couvents où l’on mettait en vers allends des légendes pieuses, on traduisait aussi du latin des rages en prose. La savante abbaye de Saint-Gall fut pendant que temps une véritable école de traducteurs; et le pieux ker rendit, dès le commencement du xi° siècle, un réel sersà la littérature en expliquant, dans la langue de tout le monde, doctrines des grands maîtres de la philosophie scolastique, stote et Boèce. Parmi les ouvrages qui, sans avoir le mérite Poriginalité, eurent cependant une influence utile sur les juts de la langue, il faut compter aussi ces sortes de traités

en France on appelait Bestiaires, et qui gardèrent en Alle- #

gne leur nom latin de Physiologus, traités où l’histoire natulé était interprétée dans un sens symbolique, et où les descripas servaient-de prétexte à des dissertations morales; les plus ‘1ens paraissent remonter au xr° siècle 1,

Yest encore une espèce de traduction que ce recueil de lois et coutumes qui à pour.titre le Miroir des Saxons. L'auteur, de Repgow, explique ainsi le titre dans une préface en vers : lappelle ce livre Miroir des Saxons, parce que les Saxons “peuvent considérer leur droit, comme les femmes consièrent leur visage dans un miroir. » Il fit d’abord son travail en nm La rédaction allemande, dit-il dans la même préface, lui ut très difficile, et il ne persévéra dans son entreprise que “amitié pour son seigneur, le comte de Falkenstein. Son style , En général, concis et énergique. Il décrit en quelques lignes, commencement, l'état politique de son temps : « Dieu a mis ux glaives dans le monde pour protéger la chrétienté : le laive spirituel est aux mains du pape, le glaive temporel aux aäins de l'empereur. L'empereur tient l'étrier au pape lorsqu'il 1onte sur son cheval blanc : cela veut dire qu'il contraint à obéissance ceux qui résistent au pape, ceux que le pape ne eut, pas réduire au moyen du droit spirituel. Par contre, le fouvoir spirituel vient en aide au pouvoir temporel ?, » Le voir des Saxons, qui date du commencement du x siècle,

Les ue latins étaient eux-mêmes imités du grec; le type primitif le, Physiologos de Jean Chrysostome.

on de Homeyer, Berlin, 1861.

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