‹ Histoire de la littérature allemandeChapitre 98 sur 534 · Â. — L'EMPEREUR MAXIMILIEN · texte numérisé non relu

Â. — L'EMPEREUR MAXIMILIEN

L'empereur Maximilien vit le commencement de la Renaissant et de la Réforme. Quel rôle n’aurait-il pas pu jouér, s'il étai entré dans ce grand mouvement des esprits qui allait bientk re DONS irrésistible! Mais toutes ses 10es le reportaient vers ü

iotyeauté ne la Littérature. Il fit recueillir et rECO PIE) \ vieux manuscrits, et cette partie de son activité liliéraire lu surtout mérité la reconnaissance de la critique moderne : € lui qui a sauvé de l'oubli le poème de Gudrun. On l'a nomnt

brer son mariage avec Marie de Bourgogne, et il se fit a dans la rédaction par son secrétaire Treizsaurwein et par chapelain Melchior Pfinzing. Il donna aux personnages des no: symboliques. Teuerdank, l'homme aux grandes pensées, c'é ni même ; 7 TEE ou Honorée, c'était Marie ; Ruhmreich

4 = PRÉLUDES DE LA RÉFORME 173 du héros et l’obligeaient à conquérir sa fiancée par des exploits. Malgré la fadeur d’une telle conception, le Teuerdank eut du succès, grâce au luxe de l'impression et au nom de l’auteur, qui fut bientôt connu. Maximilien fit encore l’histoire de son règne et du règne de son père Frédéric IT, dans un ouvrage en prose qui a pour titre le Roi blanc, ou Weisskunig, et qui fut rédigé en grande partie par Treizsaurwein. Ici les principaux souverains de l'Europe étaient désignés par les couleurs de leurs armoiries : le Roi blanc, c'était l'empereur; François Ie" était appelé le Roi bleu ; Henri VII et Henri VIII d'Angleterre étaient les Rois rouges”.

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