‹ Histoire de la littérature ancienne et moderne, Volume 2Chapitre 14 sur 15 · HtSTDUE · texte numérisé non relu

HtSTDUE

s?accompfcr.là mèmeoià a commencé le désaccord 9e reviens aux poètes, me proposant au reste de ne faire à leur égard que de courtes observations. Les plu» beaux ouvrages de Goethe n'ont été répandus et connus généralement que de nos jours; les autres appartiennent aussi à cette époqtie par leur composition. Les ptas remarquables, sous te rapport de l'art poétique et, de la lapgite, sont maintenant reconnus, comme ce^tiil-y a de phis parfait dans nôtre langue* Co paèfce> pctesède à une haute p«r^tion la ft>rce gét^ratrice et la légèreté qui . distinguent ieiL général ta Seconde génération. Cependant sopi exemple I serait suacep* tibje d'égaler sur certains points* partie qu'il es* *Me,à,m>9 époque nréms oùs^< t^fcpt aie pki$ de maturité v de ratt^ebwer autant qw^po6âiWe sa poésie immédiatfef&eni au ; préswti et qu'il est difficile de ;trpuwr IW ptfètfe qui; ait pr.odigué autant; d'art poçr.des puj|^,tpitfH^faif)«ftde^pes* Que sU'on,fipïPp%re $6$ puvragf&j^vajifr, pit.Jtafr; ppsUiffnr est tQ^ifl, a^deK«e rti £< JU> pRfcie,*dfr;SÇ$ prenniçres . produrtHPte *** >p<»Wf * f^lepnent, jpgçr dafcs lequel de ces dew choix il a,^té taplus hébreux. A qu^l§4fe^»,5wgéw^ne dev^a-M^e pas être placée d^g^o^, si W>u^, considérons ces deux ouvragei^Qmpoie^^po^nQiv.poé^qii^de la manière dont le» troubles civils ; e*t ^révolutions

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politiques *e propagent, pjurpi le peuple et les grands! ou, s'il est perçois de comparer des ouvrages qui, différant sous Le rapport de 1# forme extérieure, sont au fond du même genre , que Fan Compare ppur l'exposition de la complication d^ passions dam le* h#qtes relations sqçial^s r les affinités de cfcoix apec le Tasse; ou lj>ien encore, si on considère ce dernier ouvrage comme représentant lautwr dwSjSQûpppositi^on avec le ipçpdg extérieur, de même que dans Ffiuçt l'é$prit vivant avqcse* idée* est exposé dans «9 hitte mtériewfte, et qu'op ^eççmpure à Wilhehp Meiçter, l'abondance des pensées et la riçfyes^ dç style <}$ c$J; oqvmge , paraîtront Remporter de bejujcoup, Mais : km wpsWjéi^rqfiq^ po^e^l^je p^n^ qwe ïaust, lpbigénie, Ëgmont et le Ta* se;, sont avqfcfetrffto k4fif, FWftfcs <k W gran<J poèrç les prodwtfoi»s ( qui r^ps^erpi^ Js ph*s s^ glf^re au* ye¥* d^ Ift po^rité., Qu'il, puise se$ in^pin^ tions à l'occident ou à l'orient, irrésistiblement en£raJM& (#r le. çbayxi^dç s? poé^e , wpqs ,airoQPF à ^iff^Q^ yiçUl^d^nc^tçur; tandis que dan» w ffpnfl^ e^prpse nous déopuvj-ons la lutte, ptp/fLB9Î9&<4'iW? grande nature qui n'a poip^tçintswMt.

. Be^ycfHip de personnes joutent qu'il soit né véri^^eno^nt ppètç dramatique , çt qu'ji ait rpçt*

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mfssion pour ce genre de poésie. ERes seraient plutôt pdrtées à penser que le càhtie de son exposition brillante 'se 1 rapproche davantage du genre éjwqtie , dans les pièces même qoî , comme Egmont, sont te plus faîtes 1 pour te théâtre. Les essais qtfH tenta en ce genreouxtens cetMcquis'ert rapprochent ne* sont ^>as tdtrf^à^i^firvtarables â cette opinion; èaHl serhbfcraft presque qu'il* n'a pu trouver ni u fr sujet vérftâfe ientfén te épique et satisfaisant, m une fortné : 8piqtte : écHite»àMe. Sa sensibilité Fa toujours, plus dfrigév&fs >te genre romantique , que vers tegenreH Vétf taWetehent hé» «tiqué* et Ton pioi4rrkir dfrè que* hxHétiteVle sphère â& ce poète est ce J romirtitRtiie^ dtrtitf l'ae-f ceptfon h pltts fergé dit'ifrot, qtri ëoràfefoe lés feint de Rilaâgiiiàri6ft et àe Fefcprt* afree'les* sêr»timetfs eï les càniMêrtâàtii que 1^ fféfctittntét proviàqùe clièz' toï ( esprit» tf chëttrenfr deèë- p M* te nature, dans tbtkéfc lés gr&dâttoiri -ttt 4tftt0>ees

L'inflhehee 'quW e*é*ça *iir i! sèrt! slèete 1 **! cTane double nature. 1 Soiis RJ : i-afppdrt^ ftrt, beaucoup de personnes Tofat à bôa* dîtofrtotogidéfé comme ïe Shakespeare 1 cite hotrë sièdte*, c'està-dire d'un siècle qui vise ; plti<Ôt à( la ^ffcfcfèsstt dés ïtftïes et à'fci ^flétê ! dès déveibflpetttëris de Fïnt>Hï|ence, (fcu'fT ÙÙVbinï degrécte perfection T

DB LA UTTÉJUTURE. 489

qttâ rexè&UkHiL tomfjlètb dftltt. ub tgchU- gttare et dan*. 1*10 seule dùveettoft de {K*»te, et qui», par ttMfséfUMft, fie sauraient *e. toowrcr, chto œ prêtait lia «é«ietfikgré qtieobwi k premier «teîtve de l*rt d«**atf<$iie* îMms seos le i*p» pot* de fa mtoiàt» -de, penser telle quëUe et cotfepwie avfec la nie /et. la o&tareikftfi; botat peèteouwl; te dttfitfcfëtre fr ppftë te yotekld» l'AUeiyutgfit ***M eettexUâëitenQttfqMt <&e*J|)i tout, jusqu'à rkmweur prototype «n&ne et ftrqniÇt sa m^c^d'abord #u* ftoétiq mmm ^crtawUf &*eDfl4*s d*jbi*uv#iUa*¥)e^ft un#ei» pbisgraYe ç* plus ij^tK^ue cbea Je p<^eÉ^çals, çaidan* se* ouw^ee, ipantf^en*» Atdî$*e|tàe tot 6Q« içangn^de isài&tfnmnvACfm propre incrédulité. Toutefois o» aperçoit aofcwnt aussi dam notre poète, -au «Utçu <±és forme» variées qu* prend son tatatt, au milieu dfe £0* ironie spirituetk* et de sa verve de platant€fte*^ie;l ? ab0ft» dauofc et là ràabesse de sa» «x^ûaation manquent d'un centre iatéifetir forpe; et solide

Le 4^sapooi*4 4e la po&ie etrdU Aéâfre en Allemagne se tnaoi feste toujours ^n <œ qm> après J&Jopstock» Goéthç produisit jdttfjtaffr^ ouvrages dramatiques s*n* #irpif en rien égatd au théâtre} ou qui n'y étaient du ïfloins p*u> destiné^, quoi* qu ik y aient paru plus <Ard.

3gD WSTOIK

il en fat de même du Don Carlos de Schiller; -et depuis que ce poêle sacrifia les intérêts de sa gloire aux avantages trompeurs des applaudisse* mens upaaimes <ju'ol>tinrent les essais de m jeunesse inexpérimentée^ lui f*t extrêmement dfcficile de procurer à son art perfectionné des elfcts innnédiatsauaii^dérauxqtteoeuxdesespi^^iei^ ouvrages. Mai 5 bien qu'il subsiste encore quelque désaccord entre sa poésie et netr* théâtre, on n'en éoit pas meins^e considérer eoœiiie son véritable fondateur. Eh effet , i\ en a saisi la sphère, et avecpUis de bonheur encore, la forme qui lui co**en*it. La traduction poétique 4e Shakespeare et de Calderon, *à ttMn frère A. W; Sfchlegel a déployé; e&ptnt «n le reeortnfirît généralement, un art consommé et la oompsisêftace la pfas profonde des ressourcés «le la poésie, e«t à detpc époque^ dififémites, lîirtflueu^e la ptoi décisive sot la forme poétique *de nps grandes compositions dramatiques; 4a même que le type du *tyfe est devertu pour la poésie élevée la mesure des jugeraens sur l'art: Au restfe SchiHer était un poète éminemment dramatique, et la rhétorique des passions» qu'il possédait en même temps que te poésie, y 1 Contribua essentiellement. Sefc ouvrages historiques et philosophiques ne doivent être considérés que comme dès études et des exercices

DE LA L*TOÉft4TURE. 3yi

pour 1 art fJTiMttfttifae ; cependant ses ouvrages philosophiques «al €b«m «la «fe remarquable^ qu'il* «otts apprennent quelle é*ak sa pensée intime, et combien peu il avait réamà ae raattfe eu harmonie avec iui-mèi*e> Te** tes essais qt*'il tenta pour satisfaire sOa^éni* inquiet et in*es* ttgpteur portent Fettipfqffrte d'idées vagues et sceptiques \ il e$jt demeuré entt* tentent dans le doute) aussi» mén*e dftn* se& plus beaux ouvrages, nous sentqnstnous parfois atteints pair le souflfe d'un froid ktféweuiv

D'autres ont pensé que- l'étude de la philose^ pbie lui a été préjudiciable,, même pour son art; «sais ses,dteui*s nemoutaient beaucoup plus haut. La satisfaction intente d'urusemblabk génie dok toujours être considérée comme l'objet principal et à bien plus d'importance que tout exercice pratique de L'art. Ces grand* *tfav*èx historiques et philosophiques par lesquels Schiller préhicte à quelques-uns de ses drames, méritent plus nos «loges que nota© blâme, mente sou& te rapport dfe l'art* Ce n'est point par la quanti té d'ouvrages que mettront aujour nos ameurs dramatiques, ni par leur promptitude à les composer, que la scène fleurira chez nous. Ce n'est que par k profoi*deurde la pensée et par l'intérêt historique, qu'il nous est donné de parvenir à» la perfection dra-

m & Mf ut qpà distingae les l i H émtu rte grecque, anglais? efccspagMle. Qne*t dl n wq e M lqwMHisde ses eurragea, Sefcîlter flfcstptf* toui<4»fatt earttapt tfmieéMsseapptlcttton de set idées philosopha qnqs à la t ragé di e ant^ne, ces défauts ne *é$ul-» tent point deev qtrtt té livrait i la spéculation t tnaîsde ce que de paretHep études, «rec quelque activité qu'cfti' s'y applique, et quelque Mtpon désir de tout appwfoqdir, éttfienf eepentiant testées encore ttop superficielles popr pou«ojr atteindre le but d'utilité qu'il s'était proposé. Weitter trans» porth plue cbmplètetae*|t que Schiller tàms les ïaystères du sentissent et de la foi, tous Uns pa+ milokes d'une destiuée terrible et cPune lotte intérieure no« moins terrible, 4ans «es teMeaftii dramatiques qui y lersque son «jet est heureusement choisi y confine dans ws Attila on sa Mère des JVIicfalnbÉM, produisent impression la plus Vivante pafl'luriob d'une grqndenpr et d'une pro» iwdeur admirables; «apositiobs qui 4 à cuise xbéme^e le*r plénitude; de>rk*Ue*e** se ressent à la*cèn&4.pourt faqu^lleeUejs: aéraient d'aîHenrfc iâ convenables Dnas Icb ppeatkrs ouvrages de ce poàtfe^op remarque cette lutte intérieure da cœur; oïl «oit comment il s'efforçait déji d'é- !ch*pper aux liens de laî viq commune* pour atteindre une sphère spirituelle plus élevée.

DE LÀ JUfCT4f*TURE. $Q$.

Avw.ia ifcéthexie griave de Scbiiler et da*s Ufte noWe litttç cdntre le Crémier des tiagiques allemands , l'Autrichien Henri Gollin & efforça dfceqpérir sau? <œ$$e plus de perfeetipa dans l'art tragique i#rs lequd L'avait entraîné ce nùhW mth&vtmstàQ patrîofcqiH* y qui anuae iéU leq*en* tQWft s** Qi&rfages dramatiques qtt'aktos mètoe que tes sujets en sent tirés dé f l'mtî* quité cm ae*&t * tottt»à>£n*t étrarigers^ ils n'en e&isewent pus moim toujours «Hp caractère écaioeroroe&t naâkmal et , Wriéabkment patriotique. Les , poètes tragique* plus fcnodernes qui ont agi toi* la scène de la manière la plus hpureusc r ou du moiqs pour le menèent la pkis brillante ,re* *o**i>èmnt psesque tous dans le fatalisme payeh et dans une gradatfaà toujours plus exagérée dfe l'horrible ^ d'où résulte k>ut j»tttr«llement cette «feirkijrture.de faussp grandeur, qi» foto pont rapprocher à Schiller daasiqiaelqufSHfeiiesdes pro* duetioasde sa jeunesse., et même ci et là* à o6|é M la véritable grandeur, dan* ses plus, beaux ouvrages, et qui appâtai* plu^ foéquemnient encore chei ses suooesgeurs* Quel <£ue soit le takat qu'on puisse avoir* il *st peu de fruits durables à leapéra* sur une aussi finisse, route. Dans les poésies de Théodore Koerner respire cet eiprit <k> jrie de la jeunesse 7 qui nouséinpuiî doutant

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plus puissamment que la ro&rt prématufte de cet intéressant jeune homme lui prête ufce sorte de consécration.

Mais je sens bien que je suis maintenant armé au terme de f exposition que j'ai entreprise. La plénitude des objets qui se présentent autour de nabi avec toute la vivacité du présent est trop variée, le tableau du temps actuel trop mobile et trop compliqué, pour que je puisse le con» sidérer dès à présent comme appartenant au passé et le retracer hiatoriquemeitt d'une ma* bière rapide. Que d'autres, pour caractériser notre époque, se servent des efforts que j'ai iaits depuis trente ans dans la pfeflosophie, ou de ce que j'ai tenté de concert avec mon ftère A. W. Schlegel dans la poésie , les arts, la baute critique, la littérature et la philologie. Dans ce dernier chapitre, il ne m'a pas été possible de m'arrêtera chaque ooyrage de chaque écrivain, quoique plusieurs en eussent été dignes par h manière supérieure dont ils sont composés. Sans <ela> il m'eût trop fallu perdre de vue c$% examen de l'ensemble, qui était mon principal but Que si nous voulions parcourir et examiner en ^détail les région» différentes d'après lesquelles se divise la littérature allemande > selon la nature jdes objets qu'elle a traités, ainsi que ce qui a été

DE LÀ LHTÉ*1TUÛE. 3g&

lait jusqu'à pi éè en * pour la pbttooofbie et la connaifcance de la religion, pour l'investigation et l'art historiques, pour la haute poésie, pour Ja critique et pour le théâtre, ce qui reste encere à fifeire dans ces diverses parties, comment et de cruelle manière., il noua faudrait entrer dans des deuils sans fin ; et, pour chacune de nos provinoes* non? livrer à des considérations et à un examen particuliers.

Ge qui dans le présent se rattache au passé peut être saisi et retracé sous un point de vue historique, Il en est bien moins ainsi de ce qui est encore dans les futurs conttngens, de ce qui est encore engagé <Jans une lutte extérieure ou intérieure indécise; autrement il faudrait anticiper jsur l'aveatr par un jugement précipité , conroe cela arrive souvent, prêter et imprimer d'avaxurë un caractère et un sceau arrêtés à des phénomènes encore vagueç et incomplets; ce qui «fc m& *W|* souvent égaré 1'ophrion publique, troublé et, arrêté le développement des talens^et •des facultés intellectuelles.

, Je veis une génération nouvelle naître et se former; il me paraît hors de doute que le dixneuvième siècle prendra même en littérature une forme tout-à-fait différente de celle du di^:- huitième, mais le génie et la direction de cette gé-

nération «emelf ne ne pàratotofit p«» etiobre «mes développée pour osfer ici détwminwr *on cûwwMre* Ou caiyéa be aweonp <fe4te, «car elle irouverad'hna»nets.lrtfYa«bt pèéparatoirefe Lors* cfu'H s'agît île l'ensemble de la littérature aile» mandat j e *fc kalanfae pasi& croire quVftte remplira un pur toutes Je* espérances qu'élie a jusqu'à présent plutôt Mï vivement eeneeveir qu'elle n'a pu les complètement aato$fwe/<£<mnt aux détails, j'y voie encore baaiioûepde difficultés et d'iftconvéfiiees» Ban* iWfc et* da*e la po*a», nette mtfUe de enivre lâs< anciens, 'cet*? îmRa* Mon mécanique «le formes, ancienne*, d'art et de langue ont, coinattneé à aa perdre. Par oeatfe* npi{s îaaillM* nos, devanciers aine eàtesle véri* tablai Mb» iwwaiasaiK» du vvai et sans un ea* chet propre» On se» joue superfieieUeaaient et «*ee fégèreté* de tout» k* prerfewdeu rs de la ffttoon et de l'iju^ipatidn qtan le* grand» nmftntp et las hommes d*. génie du: siède passé avaient présentées dans ua tout autre esprit, pour êtm > soit sciemment soit à leur insu, «ites a l'esprit humain combattant pour ae développer. Dans I9 philosophie* lb plus, grand npmbrè wa sfaet approprié de Schelling que sf cosmogonie al prompte, et un jeu dynamique aUrefc tetotefc aortes de syatèmei de la>naturé toujours modifiés. Mais

DE LA MTTÉHXTURE. 3^

iliy em aura: peu qui prendront « -.qu'il y si de vrai dans le développoMeut noureat* et dan»

Jft direction, toubi^ait changée ée lVsprft daite aoa mtérâpm Us sent toujours satisfaits de la forme extérieHPe* efc comme le<ritil étttiee du ayatètaft d'^wtrefawwtideawwiné: dçtout, Asmzr perçoivent point qu'un tout: attire esprit y ré* «dej* ». , .

neutre* remarquèrent bkn la grande smàkoti de la Uttévature et de la ph*U*oph*p allemand*» t et &'**nagt&è*e*it , e* se foi^UntemnédiaiAms A* paix«txfo oonoHiatiôti erHne lessy&tèpKs opposé^ pdiiTok remédier facilemept au vudy&tçe etféet ca menue temps à enawfBeiBe* >uè Bouchai éohafon; mais* ; cette médiation et œfcto jé p égna noe pay kai fxirénifes opposés» nainènan^ rien de ptoîfctf ni devftiiraénË ûcmueaju : il n'eatfaairaît,4ac»£ résulUr une, pais dnriabtev ; ,,,7?;,; ....•",;

M*»s peufcêtw te temps ro'4fttrA pitf élp^r*éx>H Ion Je^ w*ps .«ttttrôoq **»* ^çiw<^£? j>fuçtfc culîeir qw W déyetappttutmi^ fc^^Bftl.de. fcwl* la •atiw. Peutj^tjfftJllép^ue^^réj^*»» W s*re*kt;plu$ bWigés» de,^^éen^BtpUbfe çorppne cela a été te cas juaqueà présent, ***** où , au *Wj traire kanatiett atjttrera : à t eiite rô)Mpp4rçtfififft des a(ii*èiHtt, «fepnè* «es Wspiu* j Qflettwfufclft $t s$$ efifiprts iolerneivrw tdfdero»t-ellt pq9,à arriver.

Sous ce rapport, on ne saurait aussf nrécori" naître un progrès marqnant; de même <|ue depuis la moitié du dix-huitième siècle la littérature allemande, a gagné ch*ie manière progressive soutenue, sinon en chefs-d'œuvre, toujours et partout rares, du moins en ettension, en richesse d'idées et en ériergiè interne. Un semblable pro^ grès est facile à apercevoir dans les effets de la littérature et dans la part que Ton a prise à ces progrès. Ce petit nombre de diléttanti, de pro^ tecteurs et Garnis des arts et de la langue nation nale par lesquels commença notre littérature q cette époque, a fini par former un publia Ite n'étaient d'abord que spectateurs des sectes qui pétaient formées et de leurs lottes ; mais» le cercle de ces spectateurs devin* toujours- plue grand, ettla part qu'ils prirent à- br littérature toujours plus vive et plus interne t; de; sorte que dès à ftéstefâi en petit, sans s'exposer an reprochëdte paradoxe, parler, sdus le rapport de la littéwtlire, d'Un peu jlrfeallematfd, de son esprit et dé ëôk èàWCtèrev de s^s efforts et de se& besoins!

L'esprit de; secte même, feien qWil ait jeté «te profondes 'raetaes en Allemagne, a sensiblement diminué ifcns ces derniers temps. ParmHes seciai* res qui depuis fa derniète moitié; du sied* passe ont acquis le plus d'iufluensfe en Allemagne et qui,

DE LA LITTERATURE. • $qq

sous ce rapport, conservent du n*>ins une trar portante historique^ tes iHunwoés se sont retirée de la scène à mesure que & philosophie plus élçvée est devenue plus dominée; lèskapti&te^ se softt bientôt dégp^tésd^ leu us inutiles formules comme le mo©de l'avait été avant 4éjx ;. et même parmi; les philosophes naturalistes, on aperçoit nue; diversité si graaderet si heureuse , qu'on peut Hpaintenant eoB^id^rer l'esprit, de s^ewtoiwe impossible parmi eupe* Je ne prétends pas pour cela quç l'an ci w le v^n : de, k/afts^ interprétation et de.qes, ilfaMptinés cjmi )L tr>v4iHaîem te siècle soup prétexte de l'ab$euce de; lumière^ danjs lçs £c?nnai^aiK»s # him^i^s^ soft: wwte* rça#t ^m^èr^eAtf .étcta$È et ft'p^cj . pltijs. Lfy : t des formules des kantistes, si rares, aujourd'hui a, rejwru phis. d'une (ois £QUS:d# ; uo*i veaux ttQPp^. >p*rwû Jea ?<*<#* philowqp^i^s, ^t^qiit ^e«^€$, plus, tard, mais il n'a j?^&p¥JGtçv<fte* j^çjnes bj^n.pro^ondeç., C^ r^eproçh? ^'^r^s^ en, partie meiflp aux philc^oj^hes nat;qrali$t#s; dont le désaccord jexjerne et le$ afreçratfpps déi moutre^t suffisamment combien ,1a rpiite 4p> vjçai est ejnepre : peu conpup et çomb^çp pqp : les astnes écrans ■ et, mobiles des systèmes et; des; science humaines veuleot,: dans; le dpptfjne du monde v intérieur, et -de l'esprit pensant, se souiaettre à

4*X> BISïMlE

Fobéisaanee aéeeesalfre, et obséder te eotfrs qnï letir est prescrit atrfcmr dit soleil de ht térité.

Yontefai* i'esprît dé àfecte est dererra plus paisible dans tes détoierstempt, oti du tnoros passauf rapidement de rëfWritë limite des» formes dé l'école dan* te inonde *éëï,ii feu prend une peu* grwte et «prépare à «n eobtfMrt nâgettkl Ayant peur ofcjfct te dé*eïdpp4iben« <te l'esprit huroam etv Allemagne; lEé serait se trionfrer in|*ste q&e ^'vp^irttiéèmi^dif^^ce^lH.

lfa& yusqtte'cêi démtert ieffips, le e*tftc*èffe dlistfciettë de te littérature ^feininde et mette tië la naftieà continua à êtte oto fitât <fe Ibtt» violante* bièt*qitelerpersbn«es et tes partis, tes objets et mfmeie sk>I ki* Jétjéèi on càtnbittmt, ateitt Web sotivettt efeetagéi ; '- '*■'•' ■ -■ * ■*

Il est prefctjuë'ittatfle *jrie je Rappelle ftt*t* tec*tetirs c<*mnent nette nouvelle littéràteh^depiik s^p^ièWépbquM'Wt produite en cbfobàWàftt et^Aéè»fiWtéeiïk>ar ainsi dh^dutaitten éfxxhè lutte. iViilWrd e*é**ït là hittë entre ïeà &iïisé* T qui ^dtnîirftiett* eaicfcteivetntent ïe* An^tf is* et le* andétis, dtafclirpoé&te ërdariélat ctftfÇttè/èt lei Saxons, qtii tf étaient entièrtttteht fartnéS d r *t>fè£ le goAt français ; Vint e&smte foppàihiôrt ëfctre les poèted sêrieuk et solennels, 1 et les poètes g»*î et gaian*, e'esft-à*diré entre lefc successeurs de

pfc LA LITTÉRATURE. 4 01

Klopstock et de Wieland; puis dans un autre domaine plus intimement lié à la philosophie, ce fut la lutte entre les orthodoxes et les novateurs ou illuminés, qui occupa le public allemand et qui l'excita à se décider pour l'un ou pour l'autre parti. La lutte prit un caractère plus imposant à l'époque qui vit naître la philosophie de Kant, parce qu'elle s'établit entre les idéalistes et les em* piriques. Cette scission se répandit sur presque tout le domaine de notre activité intellectuelle. Les deux partis ont également triomphé dans un sens; la doctrine empirique a su maintenir ses droits , non-seulement quant à son influence visible sur la multitude, non-seulement dans l'histoire et dans l'art, mais encore dans l'histoire naturelle et dans les sciences. Que si cependant on entend par la manière de penser de l'idéaliste prise dans le sens général, une manière de penser qui, dirigée vers l'idéal et parlant d'idées, aspire à s'élever bien au-dessus de l'expérience sensible; un pareil aspect idéal des choses est devenu si généralement dominant dans toutes les branches de l'art et des sciences, que peu de personnes oseraient soutenir qu'elles n'y ont point de pré» tention : quelque opposition qu'il puisse d'ailleurs y avoir quant à l'idée, entre ces divers points de vue. Car cette lutte remarquable s'est aussi ii. 26

presque toujours terminée par cette circonstance, que les idéalistes ou ceux qui combattaient pour les idées contre l'empirisme , ont fini par ne pouvoir s'entendre ; et que les hommes plus éclairés ont parfaitement senti qu'il ne s'agissait plus de combattre des généralités seulement, mais une force véritable, un esprit agissant sans cesse pour faire le mal, un véritable génie du mal. La hitte beaucoup plus élevée qui aurait dû en résulter, non-seulement dans le monde politique, mais encore dans le monde intellectuel, ne s'est point encore présentée avec un développement convenable. Dans l'étroit domaine de la science ésotérique, la lutte entre l'idéalisme et l'empirisme a pris une direction toute nouvelle depuis que la découverte toujours plus lumineuse du monde psychologique a produit par des faits étonnans la complète reconnaissance du spiritualisme. Voilà pourquoi la lutte entre l'idée et la réalité a entièrement cessé de ce côté, du moins pour les savans, et devra par la suite ou foire ehoixd'un autre sujet ou prendre une toute autre forme. Dans le domaine exotérique de la littérature générale, cette antique lutte entre ce qui existe et ce qui est demandé, entre ce qui est donné et ce qui est pensé , a pris plus tard un caractère mesquin , et a dégénéré en une vaine

puérilité ; de ce genre , est l'opposition imaginaire entre l'âge d'or et une soi-disant nouvelle école. Aussi peu qu'il a existé, comme j'en ai déjà précédemment fait la remarque, un âge d'or dans la littérature allemande; aussi peu j'y puis trouver quelque chose de nature à justifier la dénomination de nouvelle école. La plupart du temps on n'entend, à proprement parler, par cette dénomination que les exagérations de quelques imitateurs qui se sont laissé entraîner aux idées d'autrui , et dont on attribue à tort les écarts à ceux qui ont émis les premiers ces idées , afin de pouvoir plus facilement les travestir. Mais je vois encore peu de traces, dans notre action intellectuelle, de ce que les philosophes grecs et les peintres italiens appelaient une école, à cause de l'étude suivie et approfondie et du développement durable de l'art ou des hautes sciences d'après une méthode déterminée. On trouverait même peu de disciples qu'on pût espérer voir un jour devenir maîtres à leur tour. Tout homme distingué cherche aujourd'hui à se frayer lui-même sa route, et c'est ainsi que tout s'individualise de plus en plus.

Une opposition non moins vide de sens fut celle qu'on établit il y a quelque temps entre la

littérature et le genre d'esprit de l'Allemagne septentrionale et de l'Allemagne méridionale, opposition qui fit naître les passions les plus odieuses provenant d'anciennes répugnances et d'antiques préjugés provinciaux. Mais dans cette scission si variée de l'esprit allemand, il s'agit entre les divers partis de quelque chose de plus grand que d'une contestation littéraire aussi frivole que fugitive.

Si nous jetons un coup d'oeil général sur la lutte remarquable qui eut lieu dans toute l'acti- * vite intellectuelle -du dix-huitième siècle prise dans son ensemble, et non sur cette lutte telle que nous l'avons vue se développer en Allemagne; si nous considérons en même temps comment elle 3'çst présentée en Angleterre^ en France et dans le reste de l'Europe , et si nous demandons ensuite quel est le sens historique de ce grand phénomène, ce qui suit pourra être une explication satisfaisante. Cette lutte n'a point Son siège dans l'extérieur et dans ce qui n'est qu'in- <ljviduel , où elle s'est pourtant manifestée le plus immédiatement ; elle a pour base et pour cause générale le grand mouvement qui s'est opéré dans l'esprit humain.

Les écarts sauvages de la raison et de la faculté de penser affranchie de tous liens, puis le réveil

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de l'imagination étouffée sous le poids d'un savoir apparent et de formes vitales aussi dénuées de sens, sont à la fois le motif interne et l'important résultat de ces phénomènes et de ces mouvemens divers. De même qu'en France la raison , dominant et désorganisant tout et renonçant à toute espèce de croyance et à tous les liens de l'amour, a dirigé ses funestes effets entièrement *ers l'extérieur et s'est emparée de toute la vie de la nation pour en offrir le terrible spectacle aux contemporains et à la postérité ; de même en Allemagne, conformément au caractère de la nation, la raison absolue se dirigea par suite d'entraves internes opposées, par les forces les plus nobles, entièrement vers l'intérieur : produisant au lieu de révolutions politiques des systèmes, fruits de la lutte métaphysique dans laquelle le pays était engagé , pour les détruire bientôt après. Quant au second phénomène du siècle , le réveil de l'imagination jusqu'alors étouffée, on en trouve également ailleurs beaucoup de traces remarquables dans l'amour pour les anciennes traditions et pour la poésie romantique qui se manifesta de nouveau sans que cette manifestation fut déterminée par aucune cause externe. Mais si l'on prend •en considération l'étendue et la profondeur avec lesquelles l'imagination se manifesta en Allemagne

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lors de son réveil , non-seulement dans des productions sans nombre , mois encore sous les formes variées des temps antérieurs, on pourra dire qu'un pareil phénomène n'a eu lieu chez aucune autre nation.

Fichte serait de tous les philosophes allemands celui que je pourrais citer avec le plus d'avantage pour prouver combien la raison libre de toute entrave, dominant et agissant exclusivement, peut, lorsqu'elle est dirigée vers l'intérieur de l'homme, s"épuiser elle-même, se tromper, se désorganiser et tirer sans cesse du néant de nouveaux systèmes; non -seulement à cause de la puissance d'invention et du talent supérieur dans tous les arts de la pensée qui lui sont propres à un si haut degré, mais aussi parce que, méprisant la nature et ayant peu d'égard pour ses devanciers, il a voulu tirer entièrement de lui-même la matière de ses pensées. Mais parmi les poètes animés de la même tendance , je n'en saurais nommer un seul qui ait contribué à réveiller en Allemagne l'imagination autant que Tieck qui en connaît si bien les profondeurs et tous les écarts, et qui est si bien maître de ses secrets et de ses manifestations merveilleuses.

En ce qui concerne la raison et l'imagination , . voilà où en est le siècle; mais jusqu'à présent il

n'a point fait de progrès pour l'ensemble. Or, n'oublions pas qu'il faut que nous avancions si nous ne voulons pas reculer, tout-à-fait, et qu'à la profondeur de la raison à laquelle nous sommes parvenus, à la plénitude et à l'éclat d'imagination que nous avons reconquis, il faut que se joignent d'abord une volonté ferme contenant le principe et le germe de tout ce qui est bon, et qui seule peu t nous empêcher de tomber dans la barba-? rie; puis, le bon sens et une manière déconsidérer les choses sous leur véritable aspect, dotnt cette profondeur de la raison et cette plénitude d'imagination ne^ont que dç& élémens individuels, qui, seuls, ae sauraient jamais conduire au but. D'ailleurs le véritable esprit, en toutes choses^ repose sur l'intuition et, la vue de l'ensemble^ puis sur le jugement ainsi que sur le discernement de ce qui est vrai. Je me suis r efforcé daus cet ouvrage d'indiquer partout cette cpnnexité, par conséquent d'exposer l'ensemble et de donner une juste idée de la littérature et de toute notre activité intellectuelle. Mais, comme dans mes précédens essais, j'ai fait en même temps tous mes efforts pour coopérer, sans le secours de l'art oratoire, à une séparation complète et à une connaissance vérir table du bien et du mal, même dans la litté^ rature.

Une nouvelle époque a amené une lutte nouvelle. Le grand ébranlement du monde moral qui a signalé ces dernières années a fait, apparaître le caractère intellectuel du siècle sous un nouveau jour, et lui a donné une forme tpute autre et bien plus décidée. Peut-être, il est vrai» ne regardera-t-on pas comme un grand avantage que les deux partis qui divisent en politique les étrangers, se soient formés aussi dans la littérature allemande. Pendant quelques années nous avons été inondés par un déluge de brochures libérales, de petits livres, de feuilles volantes de tout genre et de tout format, qui, semblables à des nuées de sauterelles, ont souillé tout ce qui, sur notre sol, présentait l'apparence de la végétation ; de sorte qu'à peine est-il resté assez de place potir un ouvrage plus substantiel de litté^ rature grave. Que si, dans cette masse énorme d'écrivassiers politiques (en y comprenant le pe* tit nombre de voix qui se sont élevées en oppo-» sition au système dominant de tous les souhaits libéraux, grands et petits), un Gœrres seul a pu percer la foule, pour prendre rang parmi les grands écrivains nationaux et les beaux caractères dont s'honorera toujours l'Allemagne, ce

seul homme paraîtra peut-être à beaucoup de personnes une compensation plus que suffisante pour ce nombre énorme d'écrivassiers destinés à l'oubli. On regrettera peu que cet essaim d'insectes qui s'agitent si bruyamment depuis quelques années, en nous étourdissant de leurs cris, disparaisse et périsse dans le vide d'où il est sorti. Aussi bien peut-être le mai n'a-t-il pas été très-grave; du moins il a peu duré. Mais il en serait tout autrement^ si les défenseurs de la bonne cause, de là justice légitime et de la religion se laissaient entraîner, par la vivacité même dé la lutte, dans l'absolu, dans l'aveuglement, et dans l'exagération passionnée qui distingue les écrivains ni* tras de l'étranger. Ces écrivains ultras répugnent à notre esprit allemand , parce que tonte âpreté dans l'opinion , ou même dans la forme de l'expression, ne peut produire en lui qu'une impres* sion défavorable. En Allemagne, toute divergence d'opinion , qu'elle soit politique ou qu'elle soit religieuse, rouvre tôt ou tard notre vieille blessure, celle que nous ont faite il y a trois cents ans nos discordes religieuses. Et qui ne sent point que le sentimentreligieux de chaque individu est une affaire de conscience , et a quelque chose de sacré qui demande à être traité avec une extrême précaution? Chacun reconnaîtra facilement que

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cette modération, qui ne provient pas de ce qu'il y a d'irrésolu, mais de ce qu'il y a <le consciencieux dans l'esprit, se concilie avec ses plus grandes diversités; elle sera d'autant plus grande que la foi en la vérité sera devenue plus claire à elle-même, et aura atteint un plus haut degré de certitude. .

Abandonnons donc à l'étranger tout système ultra en religion et en politique, puisque cette haine pour le christianisme, puisque cet esprit anti-chrétien, qui caractérisent d'une manière si déplorable la tourbe dm parti libéral ea Allemagne, ne sauraient être vaincus ou étouffés par une réciprocité de haine; et que tout au contraire, la belle cause de la vérité chrétienne et de la jus* tice ne pourrait qu'être souillée par cette ignoble intervention. Quant à ces écrivassiers politiques dont je n'ai pu m'empêcher de faire mention ici, on ne saurait nier que cette nouvelle direction politique de toute activité intellectuelle et littéraire qui s'est emparée de l'esprit allemand, mais qui ne lui convient pas parce qu'elle ne lui a pas été accordée par la nature, a produit cependant de bons fruit» pour l'histoire nationale, même dans ces derniers temps, en donnant naissance à une foule de bons ouvrages d'exposition et de critique historiques, et surtout

en amenant la création, pour cet objet spécial, d'une honorable association allemande* Les honnêtes gens de tous les partis pensent maintenant assez généralement que, dans la lutte des opinions et des intérêts, il faut s'attacher au positif, qui seul pourra mettre fin à la confusion et fonder de nouveau une existence organique et réglée. Mais tant que le positif divin n'interviendra pas comme force virtuelle de l'ensemble , en vain on espérerait trouver, pour la vie et l'Etat comme pour la science, ce point d'appui, ce sol ferme, dans un positif purement humain de tel genre qu'on voudra l'imaginer. Or, où chercherons -nous ce positif divin, si ce n'est là où il nous a été donné déjà depuis long-temps, pour peu que nous voulions le trouver? Dans la religion, dans la révélation divine, dans une philosophie chrétienne, qui en est l'empreinte fidèle; dans la forme scientifique pour l'application pratique générale. Tout ce qui coopère sciemment ou non à ce but, tout ce qui de l'un et de l'autre côté se fait dans cet esprit, est bon et louable. Que si donc, dans ces derniers temps, d'honorables protestans, comme Planck, Neander,Kanne, Daub, qnt reconnu hautement et efxposé dans cet esprit et sur cette voie le caractère divin de la Bible et la divinité du Christ, ce n'est qu'un témoignage de phis en

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faveur de la vérité, qu'un nouveau garant dit* triomphe qui lui a été promis. Il est vrai quecette question : Qu'est-ce que le positif divin ? et la conviction qu'en lui seul, c'est-à-dire dans le christianisme, se trouve la paix intellectuelle et morale du monde, nous ramènent à l'ancienne scission dans la foi des Allemands. Voilà le point de départ de la guérison ; e'est là que le mal a. pris sa source. Cette réunion en une seule et même croyance, désirée pendant si Ifrng-temps et cherchée si inutilement, ne saurait, il est vrai , . se trouver sur la voie commune de l'intervention humaine, ni être amenée par des concessions réciproques, quelque pure qu'en soit d'ailleurs l'intention , pas plus que par des négociations diplomatiques. Ce ne peut être l'œuvre des hommes; c'est celle de Dieu, qui saura bien trouver ses instrumens et qui remplira de la< force du Saint-Esprit ceux qu'il aura élus. L'hprame ne pourra y contribuer, et courir sous ce rapport au-devant des desseins de la Providence, qu'en se dépouillant de Cette irrésolution d'esprit qui si souvent nous empêche de faire le dernier pas dans la reconnaissance de la vérité. D'ailleurs il est visible à une foule de signes , et il ne saurait échapper à l'observation que, dans les grandes vues de la Providence, l'époque de cette réunion

approche beaucoup des temps où nous vivons. On ne saurait donc le taire ou le dissimuler plus long-temps. Aussi bien , c'est ici où nous avons considéré la vie intellectuelle et où nous l'avons suivie dans toutes ses périodes, qu'il en faut parler. Le génie allemand n'a en effet qu'à concentrer toutes ses forces nouvelles, mais encore inertes, pour en former une école véritablement allemande, contenu de toute culture intellectuelle. Et où lui trouver cette unité et cette harmonie qui partout encore lui manquent, ailleurs que dans cette sublime paix religieuse?

Je ne m'étais pas proposé dans cet ouvrage de ^considérer la littérature uniquement sous le point «le ^ue critique ordinaire de l'art et de la philologie- Je voulais prendre la vie intellectuelle dans ses développemens et dans sa marche chez les principales nations de l'antiquité et de l'Europe moderne, à travers tous les siècles, pour en former une idée vivante et historiquement complète de cette grande puissance intellectuelle qui renferme l'ensemble de la haute civilisation de l'homme , ou toute science et toute exposition , toute connaissance, toute critique, tout art; puissance spirituelle qu'en opposition et dans ses rapports multipliés avec l'Etat et l'Eglise, nous appelons l'Ecole, comme il m'est fréquem-

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mejit arrivé de le faire dans le cours de ce livre. C'est cette idée que, pour terminer, nous approfondirons encore plus particulièrement en jetant un coup d'œil rapide sur l'ensemble des considérations qui composent cet ouvrage, afin que le résultat total pour l'époque actuelle apparaisse plus clairement. Il y a quatre forces principales qui contiennent la société humaine et la font mouvoir, et qui, d'après la nature différente de la force présidant à chaque sphère et du but qui lui est particulièrement proposé et qui lie l'ensemble , composent également une forme quadruple et différente de toute association humaine. Ce sont, en remontant de bas en haut, d'abord la force de l'argent et du commerce qui étend son influence sur tout le monde civilisé , et en rapproche les parties les plus éloignées par des relations variées et souvent de la plus haute importance pour la culture intellectuelle. Ncms appelons cette réunion la communauté, dans un sens large et historique ; mais nous ne nous en occupons ici que subsidiairement. Vient ensuite la force de l'épée ou l'État; c'est la plus puissante de toutes. Mais cette épée de justice ne doit pas avoir la guerre pour but unique; alors même il faut qu'elle serve au maintien de la paix extérieure et civile; résultat impossible, si la paix in-

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térieure, morale et intellectuelle, n'est point assurée et consolidée par la religion, les bons principes et la véritable civilisation. En troisième ordre, apparaît la force de grâce de la consécration divine , sur laquelle repose toute espèce de sacerdoce et d'association religieuse; et c'est par là seulement qu'il peut exister une paix intérieure ; c'est là ce qui donne même à la paix intérieure une plus haute sanction. De quelle utilité nous serait en effet toute la vie matérielle, à laquelle l'Etat promet sa protection , et qu'orne si richement cette culture extérieure qui procède du travail et de l'industrie et repose en dernier résultat sur le commerce, si elle ne servait en même temps d'appui à une autre vie intellectuelle et plus sublime ? Cette autre vie plus sublime réside d'abord dans la religion, puis, comme bien commun à toute l'humanité, dans l'Eglise , dont le lien universel et sacré réunit les nations politiquement divisées, et rattache dans les temps les dernières générations à celles qui les ont précédées. Cette vie intellectuelle est en mêmetemps excitée, développée et transmise d'un siècle à l'autre par l'Ecole ; association intellectuelle qui est l'une des quatre forces principales de la , société humaine dont nous avons parlé, et qui a des rapports non moins intimes que multiples

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avec l'Etat et l'Eglise. Eu effet, dans beaucoup de siècles où toute science et toute connaissance humaine ne fait qu'un avec le divin , l'Ecole paraît se rattacher ou être complètement unie avec l'Eglise , et dans d'autres on la voit s'en séparer de plus en plus, ainsi qu'il est arrivé dans les trois derniers siècles où l'Etat s'est emparé de sa direction. Ou bien, lorsqu'on a négligé de le faire convenablement , elle tombe, comme toute autre industrie libre, dans la dépendance du public et de la mode, par conséquent d'une foule de caprices, et finalement de quelque intérêt pécuniaire auquel se rattache la sûreté de l'existence extérieure. J'ai assez souvent indiqué dans le cours de cet ouvrage les différens effets de ce$ trois rapports de dépendance pour l'ïjcole, et particulièrement les suites pernicieuses du dernier, pour qu'il soit nécessaire de les rappeler ici. La force véritablement agissante de cet invisible empire de la pensée et de l'association intellectuelle qui se perpétue à travers tous les siècles, •et s'étend , quoique lentement, d'une nation à l'autre, est la puissance de la parole qui, innée chez l'homme comme son idée essentielle, ge déploie et apparaît diversement dans toute connaissance et dans toute poésie. Or, la parole de l'art, de l'histoire et de la science, n'est qu'un développe^

ment ultérieur, une explication, une figuration ou une application delà parole impérissable, de la révélation divine qui en est la source originelle, la racine première d'où s'échappent les différera rejetons; c'est ce que nous' apprend assez l'histoire de la civilisation de tous les peuples. Que si donc nous considérons maintenant l'arbre entier de l'art, de là connaissance et de la tradition scientifique dans ses divers rameaux , dans tous les temps, dans toutes les langues et datos tous les degrés de religion, nous remarquerons que nous en avons pu suivre et indiquer les différens rejetons chez dix nations principales. Nos regards se sont d'abord attachés sur le sol fertile et fleuri de l'art et de la tradition dès Grecs, principe de toute culture de l'esprit. En cherchant à en découvrir la souche, nous avons été reportés au loin en Orient, où nous avons aperçu les admirables monumens de l'Inde qui apparaissent encore au-dessus des flots de \k création comme les débris gigantesques et leè rochers du monde primitif. Au milieu de cet âge qui a péri, nous avons vu Moïse établissant fcitr le plus solide de ces rochers les fondemens du temple de la tradition hébraïque v dont l'édifice luitiineux se réfléchit: encore dans l'antique tradition poétique et sacrée des Penses, autant que celle-ci j>euta|>pâii. 27

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raître pure des fausses opinions des Arabes. Ces deux élémens 4e la civilisation, le grec et l'oriental, traversent le monde si sérieux des Romains, pour arriver à nos temps chrétiens, où se greffe sur la racine Scandinave un nouveau jet de civilisation qui s'est développé de la manière la plus heureuse et la plus variée chez les quatre nations les plus civilisées de l'Occident, les Italiens, les Français, les Espagnols et les Anglais, dans la poésie, dans la critique et dans les différentes brandies d'une culture de l'esprit et d'une philosophie fausses ou véritables. Mais le tronc commun de la culture intellectuelle de ces quatre nations d'origine romane est l'esprit allemand qui a été la seule racine de tout le développement de la nouvelle philosophie chrétienne, qui a causé la grande rupture intellectuelle de l'Europe, et auquel il est visiblement réservé dé produire un jour la clef de l'ensemble, afin que la lumière puisse s'étendre de là, comme autrefois la discorde, chez toutes les nations. La civilisation de ces nations repose d'ailleurs sur les quatre forces élémentaires de la conscience extérieure ordinaire, que j'ai déjà mentionnées et caractérisées; chez les Italiens, l'imagination et le goût pour les arts; chez les Français, la raison et la rhétorique; chez les Anglais, l'esprit critique et

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l'exposition historique; chez les Espagnols, un puissant sentiment de nationalité et une poésie vivante : voilà ce qui en forme ^ensemble. Mais l'esprit allemand pénètre bien plus avant dans les principes secrets de la vie intérieure, où les forces élémentaires n'apparaissent plus séparées , et où la force complète de la conscience vivante dans la pensée et l'exécution, jaillit de la racine commune. Il est vrai que dans les dernier» temps ces hauteurs et ces abîmes de la raison et de l'imagination où nous en sommes restés de nos considérations, apparaissent. également ici isolées et opposées; on peut reconnaître dans la connaissance psychologique le grand pivot sur lequel ces deux élémeas arrivent à la pénétration vivante, et d'où jaillira un spiritualisme plus artificiellement fondé et plus historiquement clair dans toutes les régions de la vie intellectuelle. Aussi cette nouvelle carrière dans la connaissance de l'invisible sera* t-elle plus importante dans ses résultats spirituels que ne le fut il y a trois cents ans la découverte d'un autre hémisphère, ou du véritable^ système du monde, ou que ne le fut jamais toute autre découverte. On ne saurait au reste autrement dépeindre le caractère intellectuel du siècle comme idée qui doit être maintenant retravaillée d'après l'esprit allemand , qu'en disant

que c'est la connaissance complète, la compréhension à travers tous les âges, et la renaissance vivante qui en est la conséquence, de la parole éternelle qui se réfléchit et resplendît dans l'art et la science temporels ; idée qui se rattache de bieq près à cette réunion dans la foi , et à cette union de la foi avec la science dont nous avons parlé plus haut Mais cette science, redevenue une, et que nous ne pouvons pas encore qualifier autrement que du nom de philosophie chrétienne, ne se construit pas comme un système , ne se fonde point comme une secte, mais doit naître comme un arbre plein de vie, des racines de la révélation reconnue pour divine. L'histoire du monde et la mythologie, l'empire des langues et Ja science de la nature, la poésie et l'ait ne sont que des rayons isolés de cette lumière une de la connaissance suprême. Et comme celle-ci apparaît complètement , l'obscurcissant panthéisme disparaîtra aussi complètement de l'investigation scientifique et de la philosophie naturelle, et retombera dans l'ombre en présence de la véritéet de la puissance reconnues de nouveau du positif divin qui se déploie toujours plus magnifiquement dans une perfection croissante. Alors les penseurs de tout genre oonnoitront mieu? la marche du véritable temps, qui est si différente de ce que Je monde

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appelle l'esprit du temps; on ne verra plus tant de beaux esprits continuer à parler, en rêvant là oà ils étaient restés vingt ans auparavant, comme s'ils n'avaient point aperçu ihrë où deux générations qui ont paspé devant eux. Il est possible que, dans le domaine de l'art, se répande aussi alors un nouvel esprit de vitalité; et qu'à la place de la fausse fantasmagorie de nos formes tragi* qùes manquées, apparaisse une poésie de vérité plus élevée qui' rie fie bornera plus à imiter, dans un jeu mesquin d'imagination, la tradition de quelque siècle ou de quelque race isolée, et qui exposera en même temps sous le voile symbolique du monde des esprits, la tradition de l'éternité , la parole de l'âme. Aussi bien cette lumière une n'est point étroitement limitée aux bornes d'un esprit isolé , ou à une forme et à une région particulière de tout l'ensemble de la civilisation. Les talens et les dons de l'esprit les plus variés devront, au contraire, contribuer à cette renaissance et à la croissance de cet arbre de la connaissance de la vie. De même en effet que, dans le vaste espace de la création , les natures purement passives ou coagissantes, puis aimantes^ ou enfin les natures lumineuses et sublimes concourent de la manière la plus variée à la glorification du Créateur; dans le petit monde des

hommes, copie de l'ensemble, dans son centre spirituel, dans le domaine de la vie et de Faction intellectuelles, les quatre espèces de natures inférieures et supérieures sont visibles et faciles à reconnaître. Voilà ce qui explique pourquoi , dans cette exposition historique , nous n'avons point laissé le petit inaperçu à côté du grand, et pourquoi nous avons au contraire essayé partout de le caractériser, eu tant qu'il contribuait à la croissance et au développement tarie de l'ensemble. Cette idée des différons degrés de nature spirituelle fournira en même temps la mesure nécessaire pour donner à tout ce qui n'a point été mentionné dans cet ouvrage, au haut comme au bas, au bon comme au mauvais, sa place et sa juste valeur , par conséquent sa véritable signification.

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