‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 110 sur 271 · CHAPITRE II. DRYDEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DRYDEN

« sont perfectionnés depuis le siècle dernier, » ce qui a fait découvrir dans les anciens poètes beaucoup de fautes, et a introduit un genre de drame nouveau. « Qu'un homme sachant l'anglais lise attentivement « les œuvres de Shakspeare et de Fletcher, j'ose af- « firmer qu'il trouvera à chaque page, soit quelque « solécisme de langue, soit quelque manque de sens « notable. La plupart de leurs fables sont composées « avec une histoire ridicule et incohérente. Beaucoup « de pièces de Shakspeare sont fondées sur des im- « possibilités, ou du moins si bassement écrites, que « la partie comique n'excite point notre rire, ni la « partie sérieuse notre intérêt. Je montrerais aiséa ment que notre Fletcher si admiré n'entendait ni « Tart de bien nouer une intrigue, ni ce qu'on appelle « les bienséances du théâtre. Par exemple, son Phic laster blesse sa maîtresse sur le théâtre; son Berger « commet deux fois la même brutalité *. » Nulle part

1. The language, wit, and conversation of our âge are improTed and refioed above the last....

Let us consider in what the reSnement of a language principally consists : That is either in rejecting such old words or phrases which are ill sounding or improper, or in admitting new, which are more proper, more soimding, and more significant....

Let any man who understands English, read diligently the works of Shakspeare and Fletcher, and I dare undertake that he will find, in every page, either some solecism of speech, or some notorious flaw in sensé.... Many of their plots were made up of some ridiculous or incohérent story, which in one play many times took up the business of an âge. I suppose I need not name Pericles Prince of Tyre, nor the historical plays of Shakspeare; besides many of the rest, as the Wintefs TaUj Love's Labour lost, Measure for Measure, which were either grounded on împossibilities, or at least so meanly

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il ne garde aux rois la dignité royale. D'ailleurs l'action est chez eux toute barbare. Ils mettent des batailles sur le théâtre : ils transportent en un instant la scène à vingt ans ou à cinq cents lieues de distance, et vingt fois de suite en un acte ; ils entassent ensemble trois ou quatre actions différentes, surtout dans les drames historiques. Mais c'est par le style qu'ils pochent le plus. « Dans Shakspeare, beaucoup de « mots et encore plus de phrases sont à peine intellif gibles, et de celles que noi/s entendons, quelques- « unes sont contre la grammaire, d'autres grossières, ^ et tout son style est tellement surchargé d'expresf sions flgurées qu'il est aussi affecté qu'obscur*. » Ben Jonson lui-même a souvent de mauvaises constructions, des redondances, des barbarismes. « L'art « de bien placer les mots pour la douceur de la prof nonciation a été inconnu jusqu'au moment où « M. Waller l'introduisit*. » Enfin tous descendent jusqu'aux calembours, aux expressions populacières

written that the comedy neither caused your mirth nor tlie serious part our conceniment.

,... I could easily demonstrale that our admired Fletcher neither understood correct plotting, nor what they call the décorum of the stage.... The reader will see Philaster wounding his mistress, and afterwards his boy, to save himself.... His shepherd falls twice into the former indecency of wounding women. (Defence of the Epi* loguBt etc.)

1. Many of his words and more of his phrases are scarce inlelligible; and of those which vve understand, some are ungrammatical, others coarse ; and his whole style is so pestered with figurative expressions, that it is affected as it is obscure.

2. Well-placing of words for ihe sweetness of pronunciation wat not known till Mr. Waller introduced it

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