‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 111 sur 271 · CHAPITRE II. DRYDEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. DRYDEN

et basses. « C'est que, outre le manque de savoir et « d'éducation, ils n'avaient pas le bonheur d'entendre « la bonne conversation. U y avait dans leur siècle « moins de galanterie que dans le nôtre. Les gentils- « hommes aujourd'hui veulent qu'on les divertisse « en leur montrant leurs propres ridicules. Ils veu- « lent bien accorder que votre compère Jean et votre •« compère Jacques parlent selon leur état; mais ils « ne s'amusent point de leurs pots à bière et de leurs « guenilles *. > C'est pour eux maintenant qu'on doit écrire, et surtout pour les plus instruits* ; car ce n'est pas assez d'avoir de l'esprit ou d'aimer la tragédie pour être bdn juge : il faut encore posséder une so-^ lide science et une haute raison, connaître Aristote,. Horace, Longin, et prononcer d'après leurs règles. Ces règles, fondées sur l'observation et la logique, ordonnent qu'il n'y ait qu'une action, que cette action ait un commencement, un milieu et une fin, que ses parties dérivent naturellement l'une de Tautre, qu'elle excite la terreur et la pitié de manière à nous instruire et à nous améliorer, que les caractères soient distincts, suivis, conformes à la tradition ou au dessein du

1. In the âge wherein those poets lived there was less of gallantry than in ours... Besides Ihe want of learaiDg and éducation, they wanted the happiness of converse....

If any ask me wherein it is that our conversation is so much refined, 1 mustascribe it to the Court.

Gentlemen will now be entertained with the follies of each other, and though they allow Cob and Tib to speak properly, yet they àre^ Aot much pleased with their tankard or with their rags.

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