‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 112 sur 271 · Préface de Ail for Love · texte numérisé non relu

Préface de Ail for Love

174 LIVRE m. L'ÂGE GX.ASSiQOfi.

poète*. — Telle sera, ditDryden, la nouyelle tragédie, fort voisine, ce semble, de la tragédie française, d'autant plus qu'il cite ici Bossu et Rapin comme s'il les prenait pour précepteurs.

Elle en dilfère néanmoins, et Dryden* énumère tout ce qu'un parterre anglais peut blâmer chez nous. — Les Français, dit-il, n'ont point de caractères vrai ment comiques : à peine si Corneille en a mis un dans son Menteur; tous leurs personnages se ressemblent, ce sont des êtres effacés, sans originalité distinctive. Le Menteur y quoique bien traduit et bien joué, a paru plat aux Anglais et fort au-dessous des caractères de Fletcher et de Ben Jonson. Pareillement leurs intrigues sont trop maigres, trop réduites à une action unique et privées de l'accompagnement des petites actions secondaires. D'ailleurs ils parlent au lieu d'agir. « Cinna, Pompée ne sont point des tragédies, f mais de longs discours sur la raison d'État, et « Polyeuctôf en matière de religion, est aussi solennel « qu'un long point d'orgue dans un motet. Quand le « cardinal Richelieu réforma le théâtre français, on y « introduisit ces harangues pour l'accommoder à la « gravité d'un prélat.. .. Je ne nie pas que cela ne c puisse convenir à Thumeur des Français ; nous qui « sommes plus moroses, nous venons au théâtre pour <

1. They are likewise to be gathered from ihe several virtues, ' vices, or passions, and many otlier common-places wbich a poet must ' be supposed to bave learned from natural pbilosophy, etbicks, and bistory : of ali wbicb wbosoever is ignorant does not deserve tbe namo of poet.

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