‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 149 sur 271 · CHAPITRE IL DRYDEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL DRYDEN

« ment), il sera content de mon repentir*. » Une telle pénitence relève; pour s'abaisser ainsi, il faut être grand. Il Tétait par Tesprit comme par le cœur, muni de raisonnements solideset de jugements personnels, élevé au-dessus des petits procédés de rhétorique et des arrangements de style, maître de son vers, serviteur de son idée, ayant cette abondance de pensées qui est la marque du vrai génie. « Elles arrivent sur « moi si vite et si pressées que ma seule difficulté est « de choisir ou de rejeter parmi elles*. » C'est avec cesforces qu'il entra dans sa seconde carrière ; la constitution et le génie de l'Angleterre la lui ouvraient.

« Un homme, dit La Bruyère, né Français et chré- « tien, se trouve contraint dans la satire ; les grands « sujets lui sont défendus; il les entame quelquefois

1. I shall say the less of M' Collier, because in many things he bas taxed me justly; and I hâve pleaded guilty to ail thoughts or expressions of mine, which can be truly argued of obscenity, profa-

• neness, or immorality; and retract them. — If he be my ennemy^ let bimtriumph. If he be my friend, and I bave given him no per* sonal occasion to be otherwise, he will be glad of my repen tance. «

' — Il y a de Tesprit dans ce qui suit : « He is too much given ta horseplay in his raillery, and cornes to battle, like a Dictator from Ibe plough; I wili not say : the zeal of God's bouse bas eaten him: but I am sure it bas devoured some part of his good manners and civility. (Préface des Fables,)

2. Thoughts, such as they are, corne crowding in so fast upon me, tbat my only difficulty is to cbuse or to reject ; to nin them into verses or to give them the other harmony of prose. I bave so

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« et se détourne ensuite sur de petites choses qu'il « relève par la beauté de son génie et de son style. • Il n'en était point ainsi en Angleterre. Les grands sujets étaient livrés aux discussions violentes; la politique et la religion, comme deux arènes, appelaient à Taudace et à la bataille tous les talents et toutes les passions. Le roi, d'abord populaire, avait relevé Topposition par ses vices et par ses fautes, et pliait sous le mécontentement du public comme sous Tintrigue des partis. On savait qu'il avait vendu les intérêts de l'Angleterre à la France; on croyait qu'il voulait livrer aux papistes les consciences des protestants. Les mensonges d'Oates, l'assassinat du magistrat Godfrey, soïi cadavre promené solennellement dans les rues de Londres, avaient enflammé l'imagination et les préjugés du peuple; les juges intimidés ou aveugles envoyaient à Téchafaud les catholiques innocents, et la foule accueillait par des insultes et des malédictions leurs protestations d'innocence. On avait exclu le frère du roi de ses emplois, on voulait l'exclure de ses droits au trône. Les chaires, les théâtres, la presse, les /lu^^mô's retentissaient de discussions et d'injures. Les noms de whigs et de tories venaient de naître, et les plus hauts débats de philosophie politique s'agitaient, nourris par le. sentiment d'intérêts présents et pratiques, aigris par la rancune de passions anciennes et blessées. Dryden s'y lança, et son poëme

ng studied and practised both, tbat they are grown into habit and ecome familiar to me.

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