‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 15 sur 271 · Mémoires de Clarendon, t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Clarendon, t. II, p

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18 LIVRE m. L'Age classique,

velle chez le roi par surprise, et qu'il trouvait du premier coup ces accents généreux et paternels. « Il « ajouta qu'il aimerait beaucoup mieux que sa fille « fût la catin du duc que de la voir sa femme. » N'estce pas héroïque? Mais laissons-le parler. Un cœur si noblement monarchique peut seul se surpasser luimême. « Il était prêt à donner un avis positif, et il « espérait que leurs seigneuries se joindraient à lui « pour que le roi fît à Tinstant envoyer la femme à la « Tour, où elle serait jetée dans un cachot, sous une « garde si stricte que nulle personne vivante ne pût « être admise auprès d'elle, qu'aussitôt après on pré- « senterait un acte au Parlement pour lui faire couper « la tête, que non-seulement il y donnerait son con- « seulement, mais qu'il serait le premier à le propo- « ser. » Quelle vertu romaine ! Et de peur de n'être pas cru, il insiste : « Quiconque connaîtra le chance- « lier croira qu'il a dit cela de tout son cœur. » Il n'est pas encore content, il répète son avis, il s'adresse au roi avec toutes sortes de raisons concluantes pour obtenir qu'on tranche la tête à sa fille. * J'aime- « rais mieux me soumettre à son déshonneur et lo « supporter en toute humilité que le voir réparé pa; « son mariage, pensée que j'exècre si fort que je su- « rais bien plus content de la voir morte avec toute « l'infamie qui est due à sa présomption ! » Voilà comment, en cas difficile, un homme garde ses traitements et sa simarre. Sir Charles Berkeley, capitaine des gardes du duc d'York, fit mieux encore; il jura solennellement « qu'il avait couché » avec la jeune

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