‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 160 sur 271 · CHAPITRE IL DRYDEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL DRYDEN

OU Bôccace en vers, il leur a soufflé un nouvel esprit; il ne leur a pris qu'une matière; l'âme nouvelle, qui fait le prix de son œuvre, est à lui, n'est qu'à lui, et cette âme convient à son œuvre. Au lieu des périodes cicéroniennes de Boccace, on voit courir de petits vers lestes, finement moqueurs, de volupté friande, de naïveté feinte, qui goûtent le fruit défendu parce qu'il est fruit et parce qu'il est défendu. Le tragique s'en va, les souvenirs du moyen âge sont à mille lieues; il ne reste que la gaieté malicieuse, gauloise et bourgeoise, d'un frondeur et d'un gourmet. Ici lea disparates abondent, et Dryden en est si peu choqué qu'il les importe ailleurs , dans ses poèmes théologiques, par exemple, représentant FÉglise catholique par une biche et les hérésies par diverses bêtes, qui disputent entre elles aussi longuement et aussi savamment que des gradués d'Oxford^ Je ne l'aime pas davantage dans ses épUres; ordinairement elles ne consistent qu'en flatteries, presque toujours crues, souvent mythologiques, parsemées de sentences un peu banales. « J'ai étudié Horace, dit-il*, et je pense

t. Though Huguenots conlemn our ordination Succession, ministerial vocation, etc.

Voilfl les cailloux théologiques sur lesquels on trébuche dix fois >ar livre.

But once possess'd of what with care you save, The wanton boys would piss upon your grave.

Telles sont les grossièretés dans lesquelles la polémique s^eng^ge vingt fois par livre.

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