‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 161 sur 271 · Préface de la Beligio Laiei · texte numérisé non relu

Préface de la Beligio Laiei

2(14 LIVRE m. L'AGE CLASSIQUE.

« que le style de ses épltres n*est pas mal imité ici^. » N'en croyez rien. Les lettres d'Horace, quoique en vers, sont de vraies lettres, agiles, de mouvement inégal, toujours improvisées, naturelles. Rien de plus éloigné de Dryden que cet esprit original et mondain, philosophe et polisson*, le plus délicat et le plus nerveux des épicuriens, parent (à dix-huit cents ans de distance) d*Alfred de Musset et de Voltaire. Il faut, comme Horace, être penseur et homme du monde pour écrire de la morale agréable, et Dryden, non plus que ses contemporains, n'est homme du monue ou penseur.

Mais d'autres traits non moins anglais le soutiennent. Tout d'un coup, au milieu des bâillements qu'excitaient ces épîtres, les yeux s'arrêtent. L'accent vrai, les idées neuves ont paru; Dryden, écrivant à son cousin, gentilhomme de campagne*, a rencontré une matière anglaise et originale. 11 peint la vie d'un squire rural qui est l'arbitre de ses voisins, qui évite les procès et les médecins de la ville, qui se maintient en santé par la chasse et l'exercice. Il cause avec lui des affaires publiques. Il montre le bon député « servant c à la fois le roi et le peuple, conservant à Tun sa « prérogative, à l'autre son privilège, » placé comme une digue entre les deux fleuves, cédant davantage au

1. I bave studied him and hope the style of his Epistles is not ill Imitated hère.

3. Le mot d'Auguste sur Horace est obarmant^ mais oo ne peut le citer, même en latin.

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