CHAPITRE II. DRYDEN
roi en temps de guerre et davantage au peuple en temps de paix, « empêchant Tun et l'autre de déborder et de tarir*.» Cette grave conversation indique un esprit politique nourri par le spectacle xles affaires, ayant, en matière de débats publics et pratiques, la supériorité que les Français ont dans les dissertations spéculatives et les entretiens de société. Pareillement, au milieu des sécheresses de sa polémique éclatent des magnificences subites, un jet de poésie, une prière sortie du plus profond du cœur; la source anglaise de passion concentrée s'est tout d'un coup rouverte avec
How blessM is he who leads a country life, Unvex'd with anxious cares, and void of strife î
Wiih crowds attended of your ancient race, You seek the champaign sports or sylvan chase : Wilh well-breath'd beagles you surround the wood, E'en then industrious of the common good; And often hâve you brought the wily fox To suflfer for the firstlings of the flocks; Chas'd e'en amid the folds, and made to bleed, Like félons where they did the murderous deed. This fiery game your active youth maintain'd, Not y et by years extinguish'd, though restrain'd..,. A patriot boih the king and country serves, Prérogative and privilège préserves; Of each our laws the certain llmit show; One must not ebb, nor t'other overflow :
Betwixt the prince and parliament we stand, The barriers of the state on either hand May neither overflow, for then they drown the land, When both are fuU they feed our bless'd abode, Like those that water'd once the Paradise of God.
Borne overpoise of sway, by turns, they share; In peace the people; and the prince in war :
Consuls of moderate power in calms were raadc; When the Gauls came, one sole Dictator sway'd.
Patriots in peace assert the people's right, With noble stubbornness resisting might; No lawless mandates from the court recel ve, Nor lend by force, but in a body give.
S46 LIVRE ni. L'ÂGE CLASSIQUE.
une largeur et un élan qu'on ne rencontre point ailleurs :
Comme les rayons empruntés de la lune et des étoiles — luisent vainement pour le voyageur seul, las et égaré, — ainsi la pâle raison luit vainement pour l'âme. Et comme là-haut, — ces feux roulants ne découvrent que la voûte céleste — sans nous éclairer ici-bas ; tel le rayon vacillant de la raison — nous fut prêté, non pour assurer notre route incertaine, — mais pour nous guider là-haut vers un jour meilleur. — Et comme ces cierges de la nuit disparaissent — quand l'éclatant seigneur du jour gravit notre hémisphère, — ainsi pâlit la raison quand la religion se montre; — ainsi la raison meurt et s'évanouit dans la lumière surnaturelle ".
.... Dieu miséricordieux, comme tu as bien préparé — pour nos jugements faillibles un guide infaillible I — Ton trône est une obscurité dans Tablme de lumière, — un flamboiement de gloire qui interdit le regard. — Oh ! enseignemoi à croire en toi, tout caché que tu demeures, — à ne rien chercher au delà de ce que toi-même as révélé, — à prendra celle-là seule pour ma souveraine — que tu as promis de ne jamais abandonner! — Ma jeunesse imprudente a volé parmi les vains désirs; — mon âge viril, longtemps égaré par des feux vagabonds, — a suivi des lueurs fausses, et quand leur éclair a disparu, — mon orgueil a fait jaillir de lui-même d'aussi trompeuses étincelles. — Tel j'étais, tel par nature je suis encore. — A toi la gloire, à moi la honte. — Que loute
Dim as the borrow'd bearas of moon and stars
To lonely, weary, wand'ring travellers,
Is reason to the soûl : and as on high
Those rolljng fires discover but the sky,
Nor light us heie; so Reason's glimm'ring ray
Was lent, not to assure our dolefui way,
But guide us upward to a better day.
And as those nightly tapers disappear
When day*s bright lord ascends our hémisphère;
So pale grôws Ueason at Religion's sight,
So dies. and lo dissolves in superaatural light.