CHAPITRE II. DRYDEN
musicien et peintre; il écrit des airs de bra\oure qui ébranlent tous les sens, s'ils ne descendent pas jusqu'au cœur. Telle est cette ode pour la fête de sainte Cécile, admirable fanfare où le mètre et le son impriment dans les nerfs les émotions de Tcsprit, cliefd'œuvre d'entraînement et d'art que Victor Hugo seul a- renouvelé*. Alexandre est sur son trône dans le palais de Persépolis ; à côté de lui Thaïs florissante de beauté; devant lui, dans l'immense salle, tous ses glorieux capitaines. Et Timothée chante : il chante Bacchus, « Bacchus toujours beau , Bacchus toujours n jeune; le joyeux dieu vient en triomphe: sonnez « les trompettes ! battez les tambours 1 II vient la face « empourprée, les yeux riants ; que les hautbois ré- « sonnent! Il vient, il vient, Bacchus toujours beau, « toujours jeune; Bacchus a le premier établi les « joies du vin ; les dons de Bacchus sont un trésor ; « le vin est le plaisir du soldat ; riche est le trésor, « doux est le plaisir ; doux est le plaisir après la « peine*. » — Et sous les sons vibrants, le roi sf^