CHAPITRE III. LA RÉVOLUTION
la force brutale soit Tautorité légitime, et que la populace soit la nation *. « Une véritable aristocratie natu- « relie n'est point dans l'État un intérêt séparé ni « séparable» Quand de grandes multitudes agissent € ensemble sous cette discipline de la nature, je recon- •t mislQ peuple; mais, si vous séparez Tespèce vulgaire « des hommes de leurs chefs naturels pour les ranger « en bataille contre leurs chefs naturels, je ne recon- « nais plus le corps vénérable que vous appelez le « peuple dans ce troupeau débandé de déserteurs et ' « de vagabonds*. » Nous détestons de toute notre haine le droit de tyrannie que vous leur donnez sur les autres, et nous détestons encore davantage le droit d'insurrection que vous leur livrez contre eux-mêmes. Nous croyons qu'une constitution est un dépôt transmis à la génération présente par les générations passées pour être remis aux générations futures, et que si une génération peut en disposer comme de son bien, elle doit aussi le respecter comme le bien d'autrui. Nous estimons que si un réformateur t porte la main sur
1. A government of five hundred country attornies and obscure curâtes is not good for twenty four millions of men, though it were chosea by eight and forty millions.
As to the share of power, authority, direction, which e^ch individual ought to bave in tbe management of tbe state, that I must deny tobe amongst tbe direct original rigbts of man in civil society.
2. A true natural arislocracy is not a separate interest in tbe state or separable from it.... Wben great multitudes act logether under tbat discipline of nature, I recognise the people.... When you separate tbe common sort of men from their proper cbieftains so as to form tbem into an adverse army, I no longer know tbat vénérable object called tbe peoplo in sucha disbanded race of deserters and vagabonds.
350 LIVRE m. L'ÂGE CLASSIQUE.
« les fautes de l'État, ce doit être comme sur les blés- « sures d'un père, avec une vénération pieuse et une « sollicitude tremblante.... Par votre facilité désor- « donnée à changer l'État aussi souvent, aussi profon- « dément, en autant de manières qu'il y a de caprices « et de modes flottantes, la continuité et la chaîne « entière de la communauté seront rompues. Aucune a génération ne sera plus rattachée aux autres. Les a hommes vivront et mourront isolés comme les mou- « chesd'un été*. » Nous répudions cette raison courte et grossière qui sépare l'homme de ses attaches et ne voit en lui que le présent, qui sépare l'homme de la société et ne le compte que pour une tète dans un troupeau. Nous méprisons « cette philosophie d'éco- « liers et cette arithmétique de douaniers*, » par laquelle vous découpez l'État et les droits d'après les lieues carrées et les unités numériques. Nous avons horreur de cette grossièreté cynique qui, « arrachant « rudement la décente draperie de la vie, réduit une t reine à n'être qu'une femme et une femme à n'être « qu'un animal', » qui jette à bas l'esprit chevale-
1. A perfect democracy is the mostsliameless thingîn the world.... and the most fearless.
By this unprincipled facility of changing the state as ofteo, and as miich and in as many ways as there are floaling fancies and fashions, the whole continuity and chain of the commonwealth wou!d be broken. No one génération could link with the other. Men would become little better than the Aies of a summer.
2. The metaphysics of an undergraduate and the mathematics of an exciseman.
3. Ail the décent drapery of life is to be rudely tom off.,.. Now a quccn is but a woinan^ and a woman is but an animal.