‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 23 sur 271 · CHAPITRE I. LA RESTAURATION. 3J · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. LA RESTAURATION. 3J

été bon, il est agréable en imitation comme bon, et que, s'il a été mauvais, il est agréable en imitation comme passé. » C'est à ce grossier mécanisme qu'il réduit les beaux-arts; on s'en est aperçu quand il a voulu traduire Y Iliade. A ses yeux, la philosophie est du même ordre. « Si la sagesse est utile, c'est qu'elle est de quelque secours; si elle est désirable en soi, c'est qu'elle est agréable. » Ainsi nulle dignité dans la science : c'est un passe-temps ou une aide, bonne au même titre qu'un domestique ou un pantin. L'argent, étant plus utile, vaut mieux. C'est pourquoi « celui qui est sage n'est pas riche, comme disent les stoïciens, mais celui qui est riche est sage^ » Pour la religion, elle n'est que la « crainte d'un pouvoir invisible feint par l'esprit ou imaginé d'après des récits publiquement autorisés*. » En effet, cela est vrai pour l'âme d'un Rochester ou d'un Charles II; poltrons ou injurieux, crédules ou blasphémateurs, ils n'ont rien

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