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52 LIVRE m. L'Age classique.
vent, chantent, et quelles chansons ! C'est le débordement de l'orgie qui triomphe, se décerne elle-même la couronne et s'étale en maximes. « Notre vertu, dit « Tune d'elles, est comme la conscience de l'homme « d'État, la parole du quaker, le serment du joueur, " l'honneur du grand seigneur : rien qu'une grimace « pour duper ceux qui se fient à nous. » A la dernière scène, les soupçons éveillés se calment sur une nouvelle déclaration de Borner. Tous les mariages sont salis, et ce carnaval finit par une danse des maris trompés. Pour comble. Borner propose au public son exemple, et Tactrice qui vient dire l'épilogue achève rignominie de la pièce en avertissant les faux galants qu'ils aient à se bien tenir, et que s'ils peuvent duper les hommes , « ce n'est pas aux femmes qu'on en peut « donnera garder*. »
Mais ce qui est véritablement unique, et le plus extraordinaire des signes de ce temps, c'est qu'au milieu de ces provocations nulle circonstance repoussante n'est omise, et que le conteur semble tenir autant à nous dégoûter qu'à nous dépravera A chaque instant, les élégants, même les dames, mettent en tiers dans la conversation ce qui, depuis le seizième siècle, accompagne l'amour. Dapperwitt, en ofl'rant Lucy, dit pour excuser les retards : « Laissez-lui le
1. Il faut lire cet épilogue, pour voir quelles paroles et quels détails on osait mettre dans la bouche d'une actrice.
2. « That spark who has his fruitless designs upon ihe bedridden lit idow down to tbe sucking heiress in her pissing dont. »
Mistress Flippant : a Though I had married the iool, 1 thought tO bave ruscrved the witt, as well as other ladies, »