‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 66 sur 271 · CHAPITRE I. LA RESTAURATION · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. LA RESTAURATION

K roule dans la chambre de sa femme en trébuchant « comme un passager qui a le mal de mer, entre bru- « talement au lit, les pieds froids comme de la glace, K l'haleine chaude comme une fournaise, les mains et « la face aussi grasses que son bonnet de flanelle, « renverse les matelas, retrousse le drap par-dessus « ses épaules et ronfle*.» — On lui demande pourquoi il s'est marié? — « Je me suis marié parce que j'avais « ridée de coucher avec elle, et qu'elle ne voulait « pas me laisser faire •. » Il fait de son salon une écurie, fume jusqu'à l'empester pour en chasser les femmes, leur jette sa pipe à la tête, boit, jure et sacre. Les gros mots, les malédictions coulent dans sa conversation comme les ordures dans un ruisseau. Il se soûle au cabaret et hurle : « Au diable la morale, u au diable la garde 1 et que le constable soit ma- « riél » Il crie qu'il est Anglais, homme libre; il veut sortir et tout casser'. « Laissez-moi donc tranquille avec ma femme et votre maîtresse, je les donne au

1. After his man and he had roUed about the room, like sick passengers in a storm, he cornes flounce in the bed, dead as a salmoa into a fishmonger's basket; his feet cold as ice, his breath hot as a furnace, and his hands and his lace as greasy as his flannel nightcap. znatrimony ! He tosses up the clothes with a barbarous swing over his shoulders, disorders the whole economy of my bed , bares me half naked, and my whole night*s comfort is the tunable sérénade of that wakeful nightingale, his nosel

2. Why did I marry l I married because I had a mind to lie witli her, and she would not let me....

3. Ay, damn morality I ^ and damn the watchi and let the constaUd be marrie^ 1... Liberty aad property, and Old England, hozzaL..

So, now, Mr. Constable, shall you and I go pick up a whore toge*

116 LIVRE m. L'Age classique.

diable toutes les deux de tout mon cœur, et toutes les jambes qui traînent une jupe , excepté quatre braves drôlesses,et Betty Sands en tête, qui se grisent avec lord Rake et moi cinq fois par semaine ^ » Il sort de l'auberge avec des chenapans avinés, et court sus aux femmes à travers les rues. Il détrousse un tailleur qui portait une soutane, s'en habille, rosse la garde. On Fempoigne et on le mène au constable ; il déblatère en chemin, et finit, au milieu de ses hoquets et de ses rabâchages d'ivrogne, par proposer au constable d'aller pêcher quelque part ensemble une bouteille et une fille. Il rentre enfin « couvert de sang et de boue, >» grondant comme un dogue, les yeux gonflés, rouge, appelant sa nièce salope et sa femme menteuse. Il va à elle, l'embrasse de force, et comme elle se détourne : « Ah! ah ! je vois que cela vous fait mal au cœur. Eh bien ! justement à cause de cela, embrassez-moi encore une fois. » Là-dessus il la chiffonne et la bouscule : « Bon ; maintenant que vous voilà aussi sale et aussi torchonnée que moi, les deux

iher T — No ? — Then 1*11 go by myself , and you and your wife may be damned!...

Whom do youcall a drunkenfellow,you slut you? Tm a man ot quality; the king bas made me a knight.... TU devil you, you jade youl ru demolisb yôur ugîy face!...

ru warrant you, it is some such squeamisb minx as my wife, tbai is grown so dainty of late, that she finds fault even witb a dirky sbirt.

1. Let us bear no more of my wife nor your mistress. Damn tbem botb witb aU my beart, and every tbing else tbat dangles a petticoat, except four générons wbores, witb Betty Sands at tbe head ol tbem, wbo are drunk witb my Lord Rake and I ten times in a fortnight

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