CHAPITRE I. LA RESTAURATION
Conduisons à la ville cette personne modeste, mettons-la avec ses pareilles dans la société des beaux. Toutes ces ingénues y font merveille, d'actions et de maximes. L'Épouse campagnarde de Wycherley a donné le ton. Quand par hasard une d'elles se trouve presque à demi honnête S elle aies façons et Taudace d'un hussard en robe. Les autres naissent avec des âmes de courtisanes et de procureuses. « Si j'épouse « mylord Aimwell, dit Dorinda, j'aurai titre , rang, c préséance, le parc, l'antichambre, de la splendeur, « un équipage, du bruit, des flambeaux. — Holà ! ici « les gens de milady Aimwell ! — Des lumières, des « lumières sur l'escalier! — Faites avancer le carrosse « de milady Aimwell ! — Otez-vous de là, faites place « à Sa Seigneurie.— Est-ce que tout cela n'a pas son « prix'? » Elle est franche, et les autres aussi, Corinna, miss Betty, Belinda par exemple. Belinda dit à sa tante, dont la vertu chancelle : « Plus tôt vous t capitulerez, mieux cela vaudra. » Un peu plus tard, quand elle se décide à épouser Heartfree, pour sau-