‹ Histoire de la littérature anglaise, Volume 3Chapitre 79 sur 271 · CHAPITRE I. LA RESTAURATION · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. LA RESTAURATION

têtes de leurs héroïnes sont des moulins d'imaginations extravagantes et de bavardage effréné. Voyez dans Congreve comme elles caquettent, avec quel flux de paroles, d'affectations, de quelle voix flùtée et modulée, avec quels gestes, quels tortillements des bras, lu cou, quels regards levés au ciel, quelles gentillesses et quelles singeries*! « Es -tu sûre que sir « Rowland n'oubliera pas de venir, et qu'il ne mollira - pas s'il vient? Sera-t-il importun, Foible, et me « pressera-t-il ? car s'il n'était pas importun!... Oh!

* je ne violerai jamais les convenances! je mourrai « de confusion si je suis forcée de faire des avances? « Oh ! non, je ne pourrai jamais faire d'avances. Je K m'évanouirai s'il s'attend à des avances. Non, j'este père que sir Rowland est trop bien élevé pour mettre « une dame dans la nécessité de manquer aux formes. « Je ne veux pas pourtant être trop retenue, je ne veux « pas le mettre au désespoir ; mais un peu de hauteur « n'est pas déplacée, un peu de dédain attire. — Oui, un « peudedédain convient à madame. — Oui, mais la ten- « dresse me convient mieux que tout : une sorte d'air « mourant. Tu vois ce portrait, n'est-ce pas, Foible ? « Tu vois qu'il a quelque chose de noyé dans le re- « gard. Oui, j'aurai ce regard-l\. Ma nièce veut l'avoir,

• mais elle n'a pas les traits qu'il faut. Sir Rowland a est-il bien? Qu'on enlève ma toilette, je m'habil- « lerai en haut. Je veux recevoir sir Rowland ici. « Est-il bien ? Ne me réponds pas. Je ne veux pas le

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