CHAPITRE I. LA RESTAURATION
« renommée médiocre. » Elle ajoute qu'une veuve de r. la rue voisine a guéri de son hydropisie et vient de « retrouver ses formes d'une façon tout à fait sur- « prenante*.» L'acharnement est si fort qu'ils des» cendent au rôle de bouffons. La plus élégante personne du salon, lady Teazle, montre ses dents pour singer une femriie ridicule, tire sa bouche d'un côté^ fait des grimaces. Nul arrêt, nul adoucissement ; les sarcasmes partent en fusillade. L'auteur en a fait provision, il faut bien qu'il les emploie. C'est lui qui parle par la bouche de chacun de ses personnages ; il leur donne à tous le même esprit, je veux dire son esprit, son ironie, son âpreté, sa vigueur pittoresque ; quels qu'ils soient, badauds, fats, vieilles filles, il n'importe; il ne s'agit pour lui que d'éclater en une minute par vingt explosions. « Ne raillons pas: c'est ce que je ré- « pète constamment à ma cousine Ogle, et vous savez « qu'elle se croit arbitre en fait de beauté. — Trèsc justement, car elle possède elle-même une collecc tîon de traits empruntés à toutes les nations du « monde. — C'est vrai, elle a un front irlandais. — K Des cheveux écossais. — Un nez hollandais. — Des » lèvres autrichiennes. — Un teint d'Espagnole. — Et