‹ Histoire de la littérature des HindousChapitre 3 sur 21 · A INDRA · texte numérisé non relu

A INDRA

« Charmez par vos accents, Indra, le bélier (le chef] du troupeau divin invoqué par toutes les bouches, célébré par nos hymnes; v Indra ), Océan de richesses, dont les œuvres, favorables aux mortels, s'étendent aussi loin que les mondes célestes. Pour obtenir ses laveurs, honorez le plus grand des sages.

« En toi, Indra, est réunie toute vigueur; ton cœur se plaît à nos libations; on voit la foudre placée dans ta main. Brise toutes les forces de l'ennemi !

« Fais une distinction entre les Aryas et leurs ennemis. En faveur de celui qui t'offre ce lit de cousa, frappe les impies qui voudraient nous dominer. Sois un guide puissant pour le père de famille qui te présente ce sacrifice. Telles sont les grâces que je demande de toi pour ceux qui prennent part à la joie de cette féte.

« Indra, pour plaire à l'homme pieux, frappe l'impie; pour plaire a ceux qui l'honorent, il accable ceux qui le dédaignent.

« Qu'Ousanas essaye de lutter de vigueur avec toi; bientôt ta force, stimulée par la résistance, fait frémir et le ciel et la terre. O toi qui es l'ami des hommes, sois satisfait de nos hommages, et que tes chevaux, qu'attelle la pensée, t'amènent, aussi léger que le vent, ici, vers nos offrandes.

« Quand Indra s'entend appeler par nos hymnes, il monte sur son char, il presse ses deux coursiers à la marche sinueuse. Le dieu terrihle, du sein du nuage voyageur, fait jaillir une onde impétueuse ; il éhranle les larges cités de Souchma.

« Te voilà sur ton char, disposé à goûter de nos lihations. Tu reçus jadis avec bonté celles de Sâryâta. 0 Indra! puisses-tu te complaire aussi en nos offrandes! Puisse notre hymne monter sans obstacle jusqu'à toi dans le ciel!

• Adoration au Dieu qui donne la pluie, qui brille de sa propre splendeur! Au dieu puissant qui jouit d'une force véritahle, salut! ô Indra : dans ce sacrifice couvre de ta protection et maîtres et sujets! »

Voici maintenant un hymne au soleil, que l'on sera peut-être curieux de comparer avec quelque fragment des lyriques grecs.

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