‹ Histoire de la littérature dramatiqueChapitre 49 sur 66 · ASSUR · texte numérisé non relu

ASSUR

Quoi qu'il puisse arriver, quoi que le Ciel décide. Que le bien de l'État à ce grand jour préside ; Jurons tous, par ce trône et par Sémiramis, D'être à ce choix auguste aveuglément soumis, D'obéir suns murmure au gré de sa justice.

ARSACB.

Je le jure, et ce bas armé pour son service, etc.

Et dans le discours de Sémiramis,*que d'idées empruntées à Corneille :

J'ai pu choisir sans doute entre les souverains... Et mes premiers sujets sont plus grands à mes yeux Que tous ces rois vaincus, par moi-même et par eux, etc.

Quand au beau dénoûmentde cette grande scène, il appartient, il est vrai, à Voltaire; mais le dénoûmenl de la scène de Corneille n'est pas moins dramatique et moins beau.

Dans le drame de Corneille, à Tinstant même où la reine dona Isabelle va choisir son époux, vous voyez entrer, à la façon d*un des héros du drame moderne, Carlos, l'inconnu, l'homme sans nom, le bâtard de la pièce. Carlos prend un fauteuil et va pour s'asseoir dans cette illustre compagnie, tout comme s'il étal t comte. Alors un des prétendants à la main de la reine, s'écrie : III. 2i.

i^6 LITTÉRATURE DRAMATIQUE.

Tout beau, tout beau, Carlos ! D*où vous vient cette audace ? Et quel titre en ce rang a pu vous établir?

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