SAMSON
Un autre comédieD, Mole S avait dit avant lui, dans un élan d'ambitieux enthousiasme : « Sans le médium^ il n'est point de vérité, point d'illusion, point de droits au souvenir de la postéritéu » Sentiment d'artiste que Talma professait et queSamson avait développé dans une curieuse conférence, la Lecture à haute voix\
Le mérite littéraire de VArt théâtral est assez restreint, et bien des parties faibles justifieraient l'exclamation de M. Sarcey : « Quelle singulière idée ont les comédiens, qui pourraient dire sur leur art tant de choses utiles et sensées, de rimer des lieux communs que personne ne lira'! » Cette observation faite au sujet d'une ^pi^re à Molière serait applicable à ce poème, dont les remplissages, les longueurs, les répétitions rendent souvent la lecture insupportable à force de monotonie. Nous signalerons, toutefois, comme un passage très curieux le chant où l'auteur, après avoir fait connaître la grande importance de Taclion muette dans le jeu du comédien, raconte, à ce sujet, une saisissante pantomime du célèbre Garrick, ce Roscius des Anglais.
' Notice sur Lekain,
* Entretiens populaires^ 3* série.
*. Le Temps, 16 décembre 1872.