‹ Histoire de la littérature française au XIXe siècleChapitre 33 sur 106 · D'ARLINCOURT · texte numérisé non relu

D'ARLINCOURT

D'Arlin court publia, en 1818, un poème en vingt-quatre chants et en vers alexandrins sur Charlemagne, qu*il avait composé dans les camps et commencé dès 1806. Le mouvement, la verve, les situations romanesques, un certain brillant de style, l'application presque constante du caractère et des actes de Charlemagne à l'empereur Napoléon, l'ont fait lire par de nombreux lecteurs. Aujourd'hui on n'en supporterait pas une page : cette manière désordonnée, excessive et bizarre ne pouvait pas durer longtemps.

SOUMET (Alexandre)

Alexandre Soumet naquit le 8 février 1786 à Castelnaudary, d'un ancien directeur du canal du Midi, mort en 1828 à Paris. Dès Tftge de sept ans, il parlait et écrivait en vers. Vainement s'efforça-t-on de le diriger vers l'étude des sciences et vers l'École polytechnique. Fier de plusieurs prix aux Jeux Floraux, il vint à Paris en 1808, et chanta l'empereur. En 1810 il publia un poème en trois chants, llncrédulUé.

Cette œuvre d'un débutant de vingt-deux ans est moins un poème qu'une suite de tableaux qui se succèdent plutôt qu'ils ne se suivent. Les délicats goûtèrent cependant cette poésie juvénile, colorée, fraîche, harmonieuse. Encouragé par ce précoce succès, et quoique nommé auditeur au conseil d'État, Utre alors fort recherché, il se livra tout entier à la poésie. Nous parlerons plus tard de ses succès au théâtre. Arrêtons-nous pour le moment à ses tentatives épiques»

Enclin par caractère à une rêveuse mélancolie, porté de préférence vers les sujets religieux, plein de la lecture des Psaumes de David et de la Messiade de Klopstock, il devait choisir des sujets en rapport avec ses goûts et ses méditations. C'est ainsi qu'il conçut le plan de la Divine Épopée, qu'il avait d'abord appelée VEnfer racheté.

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