III. — La fable après La Foutaîiie au tlîx-septième siècle
Quand un grand écrivain est devenu pour la postérité l'unique représentant d'un genre, il est toujours bon de
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- montrer qu'il ne fut pas, en son temps, le seul à le cultiver. La Fontaine eut de nombreux rivaux et imitateurs.
- En 1670, Mlle de Villedieu publia des Fables ou Histowes allégoriques, dédiées h Louis XIV. — En 1674, Furetière donne les Fables morales et nouvelles; il invente ses sujets, dont quelques-uns sont ingénieux. — En 1677, Desmay publie \ Ésope français. — En 1699, Charles Perrault, l'auteur des Contes, donne Cent Fables en latin et en français.
^ — Nommons encore Benserade, Boursault (qui dans ses comédies, Ésope à la cour et les Fables d'Ésope, insère un certain nombre de fables), Eustache Le Noble, etc. Nous n'avons pas à étudier tous ces écrivains. Qu'il nous suffise de prouver, en les citant, que d'un très grand nombre de fabulistes, qui avaient tous du talent, le seul La Fontaine a survécu.
BIBLIOGRAPHIE
Éditions de La Fontaine : H. Régnier (Collection des grands écrivains de la France, Hachette), Aubertin (Belin), Gazier (Colin), Clément (Colin), Bertaut (Picard), etc.
Saint-Marc Girardin, La Fontaine et les Fabulistes, 2 vol. Charpentier.
Taine, La Fontaine et ses Fables, Hachette. L. Levrault, la Fable, Delagrave.
Lafenestre, La Fontaine (colleclion des grands écrivains français), Hachette.