IV. — Les Moiiveaiix sentiments
mSi'"''''*'' ^'^^'^'ains, n'ont pas le môme esprit ni la s^Sîes Ti T r,"^ '^T clix-septième et dix-huitième siècles. Mais il est bien difficile de préciser et de cataloguer des sentiments et des idées s complexes. On neut seulement essayer d'indiquer l'essentiel. ^
1° /.e senlimcnl de la nature, d'un bout du siècle à l'autre et dans tous les genres-: -on a aimé loul dans la iKiHfFh
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dcbci .plions exotiques. lit jamais le public ne s'en est lassé.
TABLEAU GÉNÉRAL DU XIX^ SIÈCLE
2^ La religiosité. — D'abord sous Finiluence de Gha- .^teaubriand et de Lamartine, plus tard par intérêt pour ' les questions sociales, où, contrairement au dix-huitième siècle, on tient compte de la religion, le dix-neuvième siècle est revenu au respect et au sentiment des choses religieuses. Les adversaires mômes du christianisme, positivistes ou sceptiques, ont abandonné le système de dénigrement et d'impertinence cher à Voltaire ; non croyants, ils ont su du moins considérer de sang-froid son évolution ^ historique et morale.
3"" La curiosité hisloriaue, archéologique, scientifique, qui ~ se traduit d'abord en littérature par une recherche un peu puérile de la couleur locale, mais qui en même temps détermine le progrès rapide et décisif des esprits vers le vrai, V exact, le précis, La httérature elle-même devient réaliste, et le roman a des prétentions à la science. On goû- ' tera dans Salammbô, de Flaubert, la reconstitution de Garthage, dans les romans de Loti le tableau de civilisations réellement vues par l'auteur, dans ceux de Zola les descriptions rigoureuses d'une usine ou d'un magasin, etc.- 4" Le goût des thèses morales et sociales, — Le public tout entier prend intérêt, même dans les genres proprement littéraires, à la discussion de thèses. Le théâtre romantique le passionne moins par sa forme que par ses audaces politiques et sociales. Le roman ne décrit plus seulement des passions ; on y prend parti pour ou contre le divorce, la mésalUance, les droits de la femme, etc. Ge goût est persistant pendant tout le siècle. Les comédies à thèses existent dès 4815, et les sujets repris par Dumas fils et par Augier sont déjà traités sous la Restauration et sous Louis-Philippe.Dansleroman, après George Sand et Balzac, un moment d'accalmie. Puis, sous l'influence du roman russe, la thèse sociale envahit le genre plus que jamais, et le roman naturaliste se fait socialiste.