‹ Histoire de la littérature française (volume 2)Chapitre 232 sur 281 · V. — Guizot · texte numérisé non relu

V. — Guizot

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l'histoire au dix-neuvième siècle

même année, il fut nommé suppléant de Lacretelle à la Sorbonne. En 1814, il devint secrétaire général du ministre de rintérieur, puis conseiller d'i:.tat. Après la chute de Decazes (18^20), il reprit sa chaire de Sorbonne et il y étudia les institutions de la France ; ce cours fut fermé en 1822, et repris seulement en 1828, sous le ministère Martignac. La Révolution de 1830 l'interrompit de nouveau, et ht de Guizot un politique. Nous parlons ailleurs de son rôle comme orateur et comme ministre. Ses principaux ouvrages, en grande partie tirés de ses cours de la Sorbonne, sont '. Histoire du gouvernement représentatif (1822), Essais sur Vhistoire de France (1823), Histoire de la Révolution d'Angleterre (parue en trois fois, de 1826 à 1856), Histoire de la civilisation en Europe et en France depuis la chute de VEmpire romain (1828-1830), Washington (1841), Mémoires pour servir à Vhistoire de mon temps (1858-1868),

Sa méthode. — Guizot, en disciple de Montesquieu, et en libéral de l'école doctrinaire, commence par étudier les institutions parlementaires, et en particulier celles de l'Angleterre. Puis il s'applique à chercher les lois générales et les principes directeurs de la civilisation, afin de suivre le développement des droits du citoyen dans la société. Il découvre trois éléments de la civilisation en Europe, et plus particulièrement en France : V élément romain, qui explique le principe d'autorité et d'organisation administrative ; Vêlement germain, qui est celui de l'individualisme et de l'indépendance; Vélément chrétien, qui est synonyme d'égalité et d'association. De la lutte, de la combinaison, de la fusion de ces trois éléments, se forme la civilisation moderne.

Guizot est donc un philosophe de l'histoire, un homme qui cherche Yesprit des institutions, et qui d'ailleurs se base sur une étude exacte et savante des documents ; chez lui, comme chez Montesquieu, Vanalyse a précédé \r synthèse. Personne ne fut moins utopique que ce théoricien de la civilisation.

Son style. — Il dédaigne, peut-être trop, la peinture pittoresque et vivante des hommes et des faits ; il écrit volontiers d'uae iûanière sentencieuse ; il dédaigne de

plaire. Cependant, sa névoinfimi ri'A„ i , scènes et en porlrâit^pf.«! , o/^'''^''''''^ «''onde . Parlement, M^t de lyZ '^^^^^^^ Cromwell et

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