TABLEAU DE L ÉVOLUTION DES GENRES
Le îon épique se trouve dans la Semaine de duBarias (p. 211), dans les Tragiques de d'Aubigné (p. 212).
Dix-seplième siècle, — Jamais épopées ne furent plus nombreuses ; jamais elles ne furent moins épiques : Le Saint- Louis j^xx P. Lemoyne, VAlaric de G. de Scudéry, le Clovis .;de Desmarets de Saint-Sorlin, et surtout la Pucelle de Chapelain. On fait œuvre littéraire. Et Boileau (Art poétique, III) reproche h ses contemporains de ne pas imiter assez fidèlement Homère et Virgile ! Aucune question critique ne fut plus mal posée (p. 532). A l'épopée peut se rattacher, pour le récit et le merveilleux, Je Télémaque de Fénelon.
Dix-huitième siècle. — La Henriade de Voltaire doit son succès auprès des contemporains aux allusions et aux idées, point du tout à des qualités épiques; de là, pour nous, Tinsignifiance et la fadeur de ce poème d'actualité historique et philosophique (p. 596).
Dix-neuvième siècle. — Le romantisme nous rend la notion de la véritable épopée; mais, alors, on sent qu'elle est devenue impossible, dans une société où l'esprit critique n'est pas moins développé que l'imagination. Cependant Chateaubriand écrit une épopée en prose, les Martiirs ; autant les parties romanesque et historique en sont intéressantes, autant la partie épique et merveilleuse sent l'artifice et ennuie (p. 727). Il faut arriver jusqu'à la Légende des siècles de Hugo et aux Poèmes barbares de Leconte de Liste, pour retrouver sinon l'épopée complète, au moins le ton épique.Maïs il convient de ne classer dans l'épopée que les pièces impersonnelles : ainsi V Aigle du casque, le Petit roi de Galice, Eviradnus, Aymerillot, etc..
Si l'on cherche des exemples du genre organisé et complet, la France ne possède comme épopées que les Chansons de geste,