III. — Diffusion et influence des romans
Comme nos chansons de geste, nos romans ont fait le • tour de FEurope, et ont déterminé, dans tous les pays, des imitations. Nous avons déjà nommé Parsifal ; il faut citer encore les versions de Tristan en Norvège et en Angleterre. Le Chevalier au Lion, de Chrétien, a été traduit en allemand ; de Lanceloî, on trouve des adaptations néerlandaises et allemandes. En 1270, on fit en Italie (3),
(1) Lire, dans Récits extraits des poètes et prosateurs du moyen âge, de Gaston Paris, p. 73, une très intéressante citation de Jean de Paris. — Sur ces romans du moyen âge, voir G. Paris, Littérature française au moyen a^e, §§ 50, 51, 52, et-65 à 71.
(2) Lire une citation cVAucassin dans la Chrestomathie de G. Paris.
(3) Rusticien de Pise,
LA LITTÉRATURE COURTOISE
de tous ces romans, uu abrégé, qui contribua à les^ popularise" dans ce pays. On s'étonnera moins de voir l'Arioste S à ses imitations de Chansons de geste celle des romans de la Table ronde et des romans d'aventures En Espagne, môme diffusion de notre littérature narrative ; là on aboutit au célèbre Amadis de Gaule et aux romans nni en sont la suite : Esplandian, Florisel, etc., ouvrages TA Jorment, chez Cervantes, la bibliothèque de Don Quichotte Les Amadis nous revinrent en France au seizième siècle par la célèbre traduction d'Herberay des Essarts vol in-folio, lb40-1556), qui donna à celte littérature ïhevaleJesque un regain de popularité. Jusque dans ?c GmÏÏ S- de Mlle de Sudéryetdans la C/eop«?re de La Slprenède, on sent l'influence des Amadis, melee a celle dS romans travestis de l'antiquité, dont nous allons par-
Le roman a donc toujours existé en France. A tous les âiS et dans toutes les sociétés, à travers les événements Siaues les plus graves, il s'est trouvé d'innombrables FecSs de ce^s fictions ; et, sans doute, comme aujourd'hui les femmes surtout y cherchaient une diversion aux réam'és deTvie et un aliment pour leur inlassable curio-
sité.
BIBLIOGRAPHIE
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J. BÉDiER, Tris/an eJ FseuH, 1900.