‹ Histoire de la littérature française (volume 2)Chapitre 27 sur 281 · L-empereur Vespasien a un tUs que sa -^^^^^^^^^J · texte numérisé non relu

L-empereur Vespasien a un tUs que sa -^^^^^^^^^J

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(1) Sur Floire el Blanchefteur, cf. Chveslomathie Ae M. Clédat, p, 56. - Sur les Sept Sages, même ouvrage, p. 21J.

Arrivé à Burgos, il lait une entrée éblouissante, ciiariiie le roi d'Espagne et toute sa cour, finit par se nommer, par rappeler les engagements pris avec son père ; et il épouse Finfante (1).

Il faut mettre à part un petit roman écrit mi-partie en prose, mi-partie en vers, une chante- fable, Aucassin et Nicolette (seconde moitié du xii^ siècle.)

Nicolette est une jeune captive sarrazine, reconnue au dénouement pour la fille du roi de Carthage ; elle est aimée d' Aucassin, fils du comte Garin de Beaucaire. Celui-ci contrarie leurs amours ; il fait enfermer son fils et Nicolette dans des cachots ; mais la jeune fille s'échappe et se réfugie dans la forêt voisine. Là, elle rencontre des bergers, à qui elle demande de prévenir Aucassin. Le comte, après la disparition de Nico- . lette, fait sortir son fils de prison ; Aucassin monte à cheval, se dirige vers la forêt, y trouve les bergers qui lui parlent de Nicolette, et la cherche de tous côtés. C'est alors qu'il rencontre un pauvre serf, hideux, pleurant un bœuf qu'il a perdu : il y a là un dialogue d'un simple et admirable réalisme, qui forme contraste avec la gentillesse des autres épisodes, — comme la scène du Pauvre, dans le Don Juan de Molièj:(^: Enfin, Aucassin et Nicolette se rejoignent et, après quelques aventures, peuvent se marier. — Cette délicieuse chantefable, seul spécimen d'un genre qui dut être très goûté au moyen âge, est sans doute d'origine orientale, et nous serait venue par les Arabes d'Espagne (2).

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