ALEXANDRE EN SON « TONNEL
(d’après une miniature du Roman d’Aleæandre, XVe $.). Alexandre explore le fond de la mer dans une cloche de verre.
11 y découvre une faune sous-marine et une espèce d’hommes monstrueux apparentés aux Sirènes et aux Hippocampes.
de Paris. Il est en vers de douze syllabes. De là est venu à cette espèce de vers (dont on trouve d'ailleurs des exemples antérieurs) le nom d’alexandrin.
Ce qui à fait le succès de ce poème, c’est l'esprit qui l'anime et qui n'a d'ailleurs rien d’antique. Alexandre nous est présenté comme le modèle de la perfection chevaleresque : l'épopée louche au poème didactique.
Et le dernier mot de l’œuvre est pour nous prouver le
néant de la gloire humaine : Alexandre est parvenu au
dernier terme où peut s'élever l'humanité, et pourtant il n’est rien.
Les autres romans épuisent
la matière épique léguée par
Autres romans antiques. l'antiquité. Benoit de Sainte-
More (en Touraine) écrit vers
: 1160, pour Eléonore de
Poitiers, femme de Henri HI Plantagenet, ‘son
Roman de Troie, Ce n’est pas d'Homère qu'il s'inspire :
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LE PALAIS DE TROIE (d’après une miniature du Roman de Troie, xv° s.). La ville de Troie telle qu’on se la figure au moyen âge. Priam, suivi de ses gardes, porte le scéptre fleurdelysé et Le collet d'hermine de Louis XII ; Hélène a le hennin et la jupe fourrée d’Agnès Sorel ; et le galant Paris porte des chausses et des
souliers à la poulaine.
le moyen âge ne lit Homère que dans un abrégé latia qu'H attribue à Pindare, poète thébain ! TT préfère à l'{liate les compilations de Dictys de Crète et de Darè: