MONTAIGNE
Michel Eyquem de Montai-
gne est né, le 29 février 1533,
Sa vie. au château de Montaigne en Périgord. Son père, homme à
système, le fit élever à la
campagne afin de le « rallier avec le peuple et cette condition d'hommes qui a besoin de notre aide ». Plus tard, ii lui fit apprendre le latin sous ses yeux, mais à la façon d’une langue vivante, par l’usage quotidien. Toute la maison dut écorcher les quelques mots de latin nécessaires pour entretenir l'enfant ; en sorte que celui-ci, qui, d’autre part, eut pour précepteurs d'excellents latinistes, n’enteñdait à six ans « non plus de français ou de périgourdin que d’arabesque ». Cette éducation fut empreinte d’une grande mollesse, si, comme le dit Montaigne, le père poussa la complaisance jusqu’à faire éveiller l'enfant au son des instruments, pour lui épargner la
brusquerie de la transition. Par là s'explique un côté du caractère de Montaigne : cet épicurisme qui lui fera répudier l'effort pour lui-même et la contrainte pour les auires. Mis ensuite au collège de Guyenne, il en subit
ù à contre-cœur la disci-
pline et y prit l'horreur de ces collèges qu'il qualifie de «geôles de jeunesse captive », et de jeurs classes « jonchées de tronçons d’osier sanglant ». 11 en sortit pour faire ses études de droit, et fut nommé en 1556 conseiller à la Cour des aides de Périgueux qui, ‘année suivante, était réunie au Parlement de Guyenne à Bordeaux.
C’est ‘Ià qu'il connut Etienne de La Boétie.
Parce que La Boétie est uort jeune et parce que Montaigne lui a tant
Visage nerveux, méfiant,moqueur, servi auprès de la posregard sans illusions, bouche fine et térité. nous nous sompincée, il ne manque à cette phy- “e : ”