DU QUATRIÈME VOLUME
Dix années se sont écoulées entre le troisième volume de cet ouvrage et le quatrième et dernier.
Je dois aux lecteurs qui ont bien voulu témoigner quelque impatience de ce retard une courte explication.
Quand j'ai commencé à mettre la main à ce volume 5 la révolution de 1848 venait d'élever à la dignité de maximes d'Etat les plus dangereuses des doctrines du dix-huitième siècle. En remettant en honneur les erreurs de cette époque, elle avait ravivé les préventions contre ses écrivains.
Partisan très fervent des maximes opposées, si j'avais eu l'imprudence de juger ces écrivains dans le vif de ce retour de faveur et de disgrâce, j'aurais fait de la polémique au lieu de faire de l'histoire. Vainement me v«5erais-je efforcé de ne regarder leurs