CHAPITRE PREMIER
S I. De la Renaissance et de la Réforme, et de leur première influence sur l'esprit français. — jj II. Quels auteurs en ont été touchés les premiers. — g III. Marguerite de Valois. — L' Heptaméron, ou Histoire des amants fortunés. — S IV. Clément Marot.
DE LA RENAISSANCE ET DE LA RÉFORME. ET DE LEUR PREMIÈRE INFLUENCE SUR L'ESPRIT FRANÇAIS.
L'époque dite de la Renaissance se caractérise assez par son nom. Ce nom est plus qu'une définition ; il exprime un sentiment. N'y substituons pas une dénomination nouvelle. Noos sommes trop heureux que la postérité ait pris soin elle-même de distinguer, par un mot si expressif, cette époque des précédentes. Pour moi. de même que je m'en tit-Ds religieusement aux noms des écrivains qui sul/sistent, bornant mon étude à en peser la valeur consacrée, de même j'accepte les termes généraux qui ont servi à caractériser certaines époques, et je me contente de savoir ce qu'ils signifient.
La Renaissance a donc paru à nos pères une sorte de résurrection de L'esprit français. La reconnaissance a imaginé ce mot ; c'est pour cela qu'il
est à la fois respectable et quelque peu exagéré. En effet, il n'y a pas eu proprement résurrection. L'esprit français n'était pas resté inactif; il prenait tous les jours de l'étendue et de la vigueur ; il avait déjà des pensées égales aux pensées de l'antiquité, une langue capable d'exprimer celles qui étaient le plus à sa portée. Mais ses progrès avaient été si contrariés et si lents, sa marche si incertaine, que le jour où il lui vint un guide pour le prendre par la main et le pousser en avant, telle fut sa gratitude, qu'il ne songea plus à distinguer sa part dans l'immense progrès qui s'opéra tout à coup. Il en rapporta tout l'honneur à son guide , et déclara qu'il n'avait pas vécu jusque-là, qu'il naissait à la véritable vie. L'esprit français s'attachant ainsi à l'esprit ancien, c'est Dante conduit par Virgile, son doux maître, dans les cercles mystérieux de la Divine Comédie.
Pendant un certain temps, toute l'ardeur propre à l'esprit français se tourna vers l'étude des langues anciennes. Sa force créatrice fut employée à apprendre. Les hommes supérieurs de ce temps-là sont des grammairiens et des érudits. Ils étaient si enfoncés dans l'étude du passé, qu'ils pensaient, sentaient, aimaient, haïssaient dans les langues mortes. Des hommes qui s'étaient fait une célébrité dans le cercle des connaissances et des professions de leur époque, recommençaient leurs études sur la fin de leur vie, et allaient en cheveux blancs aux écoles où l'on enseignait la langue d'Homère et
celle de Cicéron. Les vieillards faisaient mentir l'admirable portrait du vieillard d'Horace, qni ne trouve à louer que le temps où il a été jeune. Ceux-là préféraient le temps qui allait leur échapper à celui (pu les avait vus jeunes, pleins d'espérance, ou en possession de tous les avantages de la vie ; et tandis que d'ordinaire les ])ms attachés au présent sont les jeunes gens, c'étaient alors les vieillards qu'emportait l'ardeur pour les nouveautés. Quelques esprits supérieurs s'employaient eux-mêmes à répandre par l'impression les chefs-d'œuvre du passé. Erasme, Budé, Henri Estienne, écrivaient d'une main et imprimaient de l'autre.
Dans la société civile et politique, le même enthousiasme se manifestait par l'imitation des choses antiques. François Ier voulait faire renaître la légion romaine. Déjà les piques de la phalange macédonienne avaient joué un rôle dans 1rs batailles. On s'habillait à la mode des Grecs et des Romains ; on leur empruntait les usages de la vie ; et . chose plus étonnante, on les imitait jusque dans Vacte le plus involontaire, jusque dans la mort. Des érudits de trente ans, comme la Boëtie, mouraient à la fa'-on des héros de Plutarqne, en prononçant de graves discours, qu'ils semblaient réciter de mémoire, comme une leçon apprise aux écoles.
L'impulsion première vint de l'Italie. Elle mit à cette conquête de l'antiquité une ardeur qui donne à ses premiers érudits des proportions héroïques. Les
princes rivalisaient de curiosité avec les éruclits. Le Grec Marc Mesuras, qui enseignait la langue grecque au jeune prince de Carpi, dont il était le précepteur, raconte que, même en voyage, tantôt sur les
routes, en chevauchant côte à côte avec son maître, tantôt dans les hôtelleries, l'élève prenait sa leçon \ Les Italiens nous méprisaient ; ils ne songeaient guère à nous faire participer à ces biens de l'esprit dont ils jouissaient tout seuls, ni à nous passer ce flambeau delà vie, dont parle Lucrèce. Il fallut aller dans leur pays le leur arracher des mains. C'est ce que firent nos rois, en ne croyant que conquérir des héritages douteux et reculer les frontières de la- France. Les téméraires chevauchées de Charles VIII. de Louis XII et de François Ier ne nous valurent pas un pouce de terre ; mais elles élargirent la voie par où entrèrent en France les livres grecs et latins, et nous mirent à notre tour en possession de ce trésor des lettres antiques, au partage duquel nous allions bientôt appeler toute l'Europe occidentale, dans la langue la plus communicative du monde moderne.
La Réforme vint ensuite ; et, de même que la Renaissance nous rendait l'antiquité païenne, les luttes de la Réforme allaient nous rendre l'intell)-
i La lettre qui contient ce détail a été trouvée et publiée pour la première fois par Arnbroise Firmin-Didot dans son savant et intéressant ouvrage sur Aide Manuce et V Hellénisme à Venise. Aide Manuce, dans une épître dédicatoire à Marc Musurus (1502), parle des visites que lui faisait le jeune prince avec son précepteur.
geace de l'antiquité chrétienne. Deux causes nous en dérobaient depuis longtemps la vue : l'ignorance qui cachait à nos pères le sens de ses monument:-. et la Bcolastiqne qui obstruait de sa fausse science
la source même de ia vraie, les livres où elle a été beillie. La Réforme dissipa l'ignorance, dégagea la religion de la philosophie, chassa la scolastique uïe de leur confusion, et l'antiquité chrétienne apparut dans toute sa beauté '.
La Réforme a donc eu, avant la philosophie, l'honneur de ruiner la scolastique ; Calvin l'avait bannie de la théologie avant que Descartes la fit disparaître de la philosophie. En ramenant les esprits aux sources de la religion et en émancipant la théologie . elle rendit le catholicisme capable de vaincre le protestantisme, et de demeurer en France la religion nationale. En attaquant le clergé catholique par la science, elle le força de devenir savant; en critiquant ses mœurs, elle les épura. Ce fut même une preuve glorieuse de l'excellence de l'esprit catholique, de sa conformité avec l'esprit français, que ce généreux effort du clergé pour redevenir digne de sa croyance, et ce triomphe qu'il remporta sur sa paresse et sur ses vices. Pareils à
1 Cette destruction de la scolastique par la Eéforme n'a pas échappé à Marot. Dans une pièce où il raconte qu'il est allé, un jour de carême, aux champs, près de Paris , entendre un pasteur qui, du haut d'un tertre, parlait de foi et de charité à eon petit troupeau
tappi à terre en l'umbre,
ces Juifs dont parle Pascal, qui gardaient d'autant plus fidèlement le dépôt des divines promesse- . qu'ils en comprenaient moins le sens, les catholiques, du fond de leur ignorance, avaient défendu la tradition sans la comprendre, par les vaines arguties de la scolastique et par la violence. La Réforme, en leur prouvant qu'elle savait mieux lire qu'euxmêmes dans leurs propres livres, les força d'y regarder; et, la science s'ajoutant à l'autorité de la possession et à l'habitude, ils furent désormais invincibles.
Cette union des deux antiquités a donné l'impulsion à tout le seizième siècle, et a formé au dixseptième la perfection de l'esprit français. La Renaissance et la Réforme ne furent d'abord qu'une seule et même cause, ayant pour ennemis tous ceux qu'offusquait cette double lumière. Deux noms, au commencement du seizième siècle, personni-
il oppose au sermon qu'il lui prête les subtilités de la prédication scolastique :
Hz nourrissoient leurs grans troupeaux de songes D'ergo, d'utrum, de quare, de mensonges....
Ilz ont laissé le pain qui ne perist.
Pour cestuy-là qui à l'instant pourrist ; Ilz ont laissé la vraye olive, et franche, Pour s'appuyer sur une morte branche.
Ilz ont receu vaine philosophye.
Qui tellement les hommes magnifye.
Que tout l'honneur de Dieu est obscurcy... En mesprisant celle qui, tout en somme. Donne louange à Dieu, et non à l'homme.
{Sermon du bon Pasteur et du mauvais. )
tient les deux partis : Érasme et Béda. L"uu représente la Renaissance unie à la Réforme ; l'autre, le vieil esprit de paresse et d'ignorance intolérante, qui t'ait la guerre à ces grandes nouveautés. Par l'inégalité dernière de deux noms presque aussi retentissants l'un que l'autre à cette époque, mesurez la justice des deux causes. De combien Tune est-elle meilleure que l'autre? De la distance qu'il y a d'Érasme à Béda '.
Sous cette influence féconde des deux antiquités . les idées générales entrent à flots dans l'esprit français, et en étendent au loin les limites. Toute la matière de la pensée est renouvelée. Les hommes de génie naissent à propos, pour cultiver toutes les parties de ce domaine conquis sur la barbarie. Même les hommes secondaires ont leur part dans cette création universelle. Et de même que. dans un voyage de découvertes, parmi les pionniers qui frayent le chemin, le pi us obscur a son prix ; de même, dans ce grand travail de défrichement du seizième siècle, le moindre écrivain ajoute aux conpuêtes de l'esprit et de la langue. Les traducteurs v sont des hommes de génie, qui égalent parfois la langue française aux langues anciennes. L'ère de la littérature française commence le jour où nos
1 Béda (Noël) , théologien français, né dans le diocèse d'Avranches, mort le 8 janvier 1536, un des docteurs de son temps qui eut le plus de crédit et d'autorité dans la Faciùté de théologie, persécuta avec acharnement Robert Estienne. Parmi ses ouvrages sont : In Eratmi parajyhrases, 1526. in-folio.
livres expriment des vérités générales dans un
langage définitif.
QUELS AUTEURS OHT SENTI LES PREMIERS L'INFLUENCE DE LA RENAISSANCE ET DE LA RÉFORME ?
Ce grand renouvellement ne s'opéra pas en un jour, et la Réforme et la Renaissance ne se répandirent pas tout à coup et à la fois dans la littérature française. Ce fut d'abord comme une infiltration insensible. On commença par recevoir les idées antiques de seconde main, et par des intermédiaires. L'antiquité païenne s'introduisit par les auteurs italiens : l'antiquité chrétienne, par les livres d'Erasme. Il en résulta tout d'abord un certain adoucissement des mœurs, et un sensible degré de politesse dans les écrits. Les premières idées modifiées par cette influence se rapportent à la vie ordinaire, à l'esprit de société, plutôt qu'à la haute spéculation.
Deux auteurs charmants ont été touchés par ce premier effet de la Renaissance et de la Réforme, et en ont reçu un caractère qui a fait durer leurs écrits : c'est Marguerite de Valois et Marot. Marguerite et Marot ne sont pas des écrivains de génie ; ils perfectionnent l'esprit français dans le cercle un peu étroit où il est resté enfermé pendant le inoven âge, plutôt qu'ils n'ajoutent à ses idées et n'agran-
dissent sou horizon. Ils ne pénètrent pus dans la vie humaine au delà de ce que peut atteindre une vue ordinaire. Les vérités qu'ils expriment sont le plus souvent de celles que l'art néglige, tant elles nous sont familières et présentes. Un grand nombre, à notre insu, nous plaisent par l'époque de la langue et par la pensée qu'elles ont été en leur temps des uouveautés fécondes. Mais il a suffi de ce progrès de l'esprit français, débarrassé enfin des langes du moyen âge, pour assurer à Marguerite de Valois et à Marot une place durable dans ce seizième siècle si original et si puissant, dont l'aurore s'annonce en quelque sorte par l'éclat doux et aimable de leurs écrits.
§ III
MARGUERITE de Valois. — l' Reptamtron , OU Histoire des amants fortunés.
Marguerite de Valois était sœur de François Ier, et son aînée de quelques années. Mariée d'abord au duc d'Alençon, à l'âge de dix-sept ans, puis, en secondes noces, à Henri d'Albret, roi de Navarre. après une vie tout entière subordonnée à celle de son royal frère, elle mourut à cinquante-huit ans. dans un commencement de vieillesse pieuse et triste. Elle lisait Érasme dans l'original ; elle savait assez de grec pour entendre Sophocle , et elle prenait des leçons d'hébreu de Paul Paradis, qu'elle fit nommer professeur au Collège de France, récem-
ment fondé par François ïer. Quand Marguerite ap.» prenait le grec, cet axiome, Grœcum est, non legitur, avait cours dans les écoles l. Les moines disaient dans leurs sermons : « On a trouvé depuis peu une nouvelle langue qu'on appelle grecque. Il faut s'en garder avec soin : cette langue enfante toutes les hérésies 2. » Un évêque de Mayence interdisait, sous peine d'amende, toute traduction en langue vulgaire d'une partie quelconque des livres sacrés.
Telle était l'ardeur de Marguerite pour la science, qu'en 1524 l'évêque de Meaux, Briçonnet, lui écrivait : « Madame, s'il y avoit au bout du royaume img docteur qui par un seul verbe abrégé, peust apprendre toute la grammaire autant qu'il est possible d'en sçavoir, et ung autre de la rhétorique, et ang aultre de la philosophie, et aussy des sept arts libéraux, chacun d'eux par un verbe abrégé, vous y courriez comme au feu. » Elle voulait tout savoir, et savoir vite.
Aussi tous les lettrés de l'époque furent-ils ses amis. La Renaissance trouva toujours faveur auprès d'elle ; la Réforme y trouva souvent abri. Quoique Marguerite s'en soit tenue au catholicisme réservé d'Érasme, le lettré couvrit toujours à ses yeux le partisan de la Réforme. Mais cette protec-
t C'est au célèbre jurisconsulte Accurse que remonce ce dicton. Tl le répétait, dit-on, chaque fois qu'il rencontrait dans Justinien une citation grecque. Il ne la lisait pas. parce qu'il n'entendait pas lcgrec.
2 Conrad Heresbach, De laudibus grcecarum litterarum. 1551.
tion ne sentit jamais l'opposition. Marguerite put jouer le noble rôle de protectrice des lettres , sans donner d'ombrage à son frère. Elle n'excitait pas la résistance, elle aidait ou consolait la fuite. Elle trouva dans sa bonté ingénieuse et éclairée le moyen de rester le plus fidèle sujet de François Ier, tout en favorisant ce qu'il suspectait, et en protégeant ce qu'il opprimait '.
Marguerite a été comme le bon génie de François Ier, et ce prince lui doit peut-être les plus solides de ses titres. Grâce à l'amitié qu'il garda constamment à sa sœur, on lui fit honneur des actions les plus personnelles de Marguerite, et on put croire qu'il approuvait tout ce qu'il ne désavouait pas. La postérité a conservé cette illusion ; il en faut laisser le bénéfice à François Ier ; c'est du respect bien entendu pour la mémoire de Marguerite. Mais il est très vrai que ce prince avait assez peu de lumières. Malgré le vernis d'une éducation tardive, et quelques vers heureux qui rappellent ceux de son aïeul, Charles d'Orléans, il aimait mieux les arts que les lettres et, comme on disait au dix-septième siècle, les bâtiments que les écrits. S'il faisait vc-
i Marguerite se chargeait d'interpréter et d'excuser les hardiesses des écrivains : elle était leur médiatrice entre François Ier et les censeurs de la Sorbonne. C'est, dit ilarot, épître II,
La dame de cueur Mieulx excusant les esprits et le sens Des escribvains, tant soient-ils innocents, Et qui plutost leurs mise cas déboute.
nir d'Italie le Priniatice, il laissait mourir en exil Marot.
Tout le secours que reçurent de la royauté les choses de l'esprit leur vint de la douce médiation de Marguerite. Les lettres ne lui furent pas ingrates. Marguerite est le nom d'une fleur ; les poètes firent de la marguerite la reine des fleurs, et ce qui serait le plus souvent une fadeur de la flatterie fut alors une image de sentiment. Le doux esprit de cette princesse, ce parfum de délicatesse et de bonté, dans des écrits plus aimables qu'éclatants , ces couleurs agréablement mélangées plutôt que vives, ces charmantes perfections dans un second rang, n'estce pas le genre de beauté de la marguerite ? Les plus savants se souvinrent aussi de l'origine latine de ce nom, et firent une perle de celle dont les poètes faisaient une fleur. L'image ne sied pas moins à Marguerite de Valois : c'est encore la douceur et la pureté sans vifs reflets.
Pour ne rien exagérer , il y eut là une influence bienfaisante plutôt qu'un écrivain supérieur. Mais ne fût-il resté de Marguerite de Valois que le souvenir de cette influence, elle aurait droit à une place dans l'histoire de la littérature française. Les lettrés trouvaient à la fois dans cette aimable princesse appui et exemple. Elle les réunissait autour d'elle, et, soit pour l'érudition solide dans l'antiquité sacrée ou profane, soit pour le tour d'esprit du temps, à la fois sensé, galant et enjoué, il est douteux qu'elle reçût d'eux plus qu'elle ne leur don-
nait Dans l'art d'écrire le français de la société polie au commencement du seizième siècle, l'auteur de YHeptaméron n'avait rien à apprendre de une.
Ce livre en est un modèle charmant et durable. Les poésies de Marguerite sont médiocres ; la théologie y domine, et, pour le tour et l'expression, Marguerite n'est pas la première de son temps. Des pensées plus hardies que poétiques sur la tolérance religieuse lui attirèrent les censures de la Sorbonne, et le fameux Béda y déféra son Miroir de V âme pécheresse. La seule chose qu'on y pût censurer, c'était un trop grand nombre de vers enibars et obscurs, et de la théologie en style marotique. Guillaume Petit, évêque de Senlis, eut le bon goût de plaider pour le petit livre, qui fut acquitté.
Il faut donc chercher les qualités de Marguerite dans YHeptaméron, ou l'Histoire des amants fort a- BCî. Le titre et l'idée de cet ouvrage sont empruntés au Décaméron de Boccace ; mais l'exécution en a fait un ouvrage original.
Ce n'était pas, d'ailleurs, le premier emprunt que nos Français eussent fait aux conteurs italiens . en échange de ce que ceux-ci avaient puisé dans fabliaux. Déjà, vers le milieu du quinzième siècle, à la petite cour de Genappe , en Flandre . où le duc de Bourgogne avait recueilli le dauphin de France, depuis Louis XI, eu guerre avec son père, des - gneurs de son commerce le plus familier et des serviteurs du duc de Bourgogne avaient égayé l'exil