‹ Histoire de la littérature française (volume 5)Chapitre 4 sur 71 · DE LA TROISIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA TROISIÈME ÉDITION

Dans des jugements bienveillants sur le quatrième volume, la critique a renouvelé ses premières objections au plan de cet ouvrage. Dire que ce plan a été longuement médité , en un temps où méditer est difficile et peu encouragé, que j'y ai pensé vingt ans, que j'en ai vu quelques bons effets, ce serait mal le défendre. Il faut être Descartes pour avoir le droit de parler du temps qu'un livre a coûté et pour dire à ses critiques « qu'on ne sait pas en un jour ce qu'un autre a pensé en vingt années. » La meilleure défense de mon plan, c'est que le public l'a adopté.

Je n'y fais donc aucun changement dans la présente édition. On trouvera, même , au premier volume, des raisons et des faits nouveaux qui le justifient. Non que j'aie cherché des motifs de m'y opiniâtrer ; je n'ai voulu que me mettre en paix sur les scrupules que d'habiles juges m'avaient don-

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