‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 153 sur 504 · ILid., art · texte numérisé non relu

ILid., art

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les unrs aux auties,. la tirent tour à tour à leur parti, et l'cnjployani à combiittre contre elle-iTiènie, mettent l'àme au plus (léplorabli; état ([u'elle puisse être... // est vrai (]u'il y a fort peu irhonmics xi foibli'n et irrésohdi qu'ils ne veulent rien que ce que leur passion leur diite. La plupart ont des ju^jenients déterminés suivant les(juels ils règlent une partie de leurs actions ; et, bien que souvent leurs jugements soient faux, et même fondés sur quelques passions par lesquelles la volonté s'est auparavant laissé vaincre et séduire, toutel'ois... on peut... penser que les âmes sont plus fortes nu plus faibles à raison de ce (|u'eiles pnuvent plus un moins s'uivre ces jugements, et résister aux passions présentes qui leur sont contraires. Mais il y a |)Ourtant grande ditlerencc entre les résolutions qui procèdent de qnehpie fausse opinion et celles qui ne sont appuyées que sur la connaissance de la vérité : d'autant que, si on suit ces dernières, on est assuré de n'en avoir jamais de regret ni de repentir, au lieu qu'on en a toujours d'avoir suivi les premières lorsqu'on en découvre l'erreur '. » Un un mot, « la volonté est tellement libre qu'elle ne peut jamais être contrainte...; et ceux même qui ont les plus faibles âmes pourraient acquérir un empire très absolu sur leurs passions, si l'on employait assez (l'industrie à les dresser et à les conduire ».

Tout le monde reconnaît ici la psychologie de Corneille : sur ces deux questions capitales, théorie de l'amour, théorie de la volonté, le philosophe souscrit aux aftlrmations du poète, et no fait pour ainsi dire (jue donner la formule de l'héroïsme cornélien. C'est que tous les deux sont de la même génération, et leur pensée travaille sur des impressions identiques que la même réalité leur a fournies.

La guerre civile avait durci les âmes, tendu les énergies; nous l'avons constaté déjà à propos de Du Vair : on allait naturellement au stoïcisme. I-a génération qui s'est élevée entre les souvenirs du terrible passé, et les secousses d'un présent encore troublé, ces hommes des conspirations contre Hichelieu et de la guerre de Trente Ans, sont de fortes, môme de rudes natures, peu disposées à s'amuser aux enfantillages de la vie sentimentale, capables et avides d'action : Richelieu, Retz sont les formes supérieures du type. Les passions sont plus brutales que délicates : mais l'intelligence est prompte, souple, infatigable. Ces gens-là n'ont rien, ab>fdument rien de féminin : ils se gouvernent par raison et par volonté. Leur galanterie est activité d'es|)rit, plus que sensibilité. L(ur fantastique amour se réduit au fond au cijjte^de la perfection, conception inteilect»ielle et non .sentLinentale. I^enr liei-oîsme roma-

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