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En l()2r» ' plusieurs écrivains et amateurs de lettres se réunissaient souvent chez Valenlin Conrart. liomme très considéré, protestant, érudit, bel esprit, et riche : (ionibauld, «'lOdean, Mallevillc, les deux Habert, d'autres encore. Le bruit de ces doctes entretiens se répandit; en 1029, Hichelieu fit offrir à la société de lui donner sa protection et une existence officielle. On hésita, mais comme, en refusant, on n'aurait pu dire la raison du refus, on accepta. La nouvelle compagnie compta 27 membres, auxquels furent adjoints bientôt sept autres, dont Balzac, Voiture et Vaugelas. Elle songea ;'i se nommer Académie des beaux caprita, ou Académie de Vcloqitencc, ou Académie éminente, et finit ()ar s'appeler du meilleur et du plus simple nom : Académie française. I-a première séance fut celle du 13 mars 103? : lè~T^-Tmîent7"inquiet et jalou.x de la constitution diin nouveau corps, dont il ne concevait pas nettement les attributions, refusa pendant longtemps d'enregistrçr les lettres patentes qui établissaient l'Académie; il ne céda qu'au bout de trois ans, le 10 juillet 1037. Lusage des harangues de réception fut inauguré en 1040 par Patru. Dt's le début, te nSlïîbre des académiciens avaiï élé ■j/crrfèrnr'Ti ;ï 40, où il est encon? aujourd'hui fixé. Si l'on paicourt la liste des quar.inte membres qm composèrent laC-ompagnie à l'origine, on verra aisément que tous ne sont pas des écrivains, et que la primitive Académie rst peul-ôtre moins une institution destinée àhonorerle iriérile litté-
1. A consulter : Pellisson et d'Olivcl, Histoire ilc l' Acad/'miv français'', édil. r.h. Livet, 2 vol. in-8, Paris, Didier, ISriS; n. Korvilt.'r. lit Rrctnqnc à l'Académie riincnise au XVII' siècle, in-8, Paris. 1879. I^s Heijistrcs de l'Acadihnie française ir,7-M79?.). Pnris. nifinl, 3 v. in-8, 189r>.
Ciirv, (iranier